Il faudrait expliquer aux têtes pensantes du PS qu’il ne s’agit pas de « donner le plus à ceux qui ont le moins » comme l’indique ce titre :
– « le don » est une belle vertu morale alors que pour l’éducation prioritaire il s’agit de droit à l’éducation.
– « ceux qui ont le moins » est une vision dépréciative d’une catégorie, alors que, justement, pour l’éducation prioritaire, il s’agit de considérer tous les élèves comme susceptibles d’apprendre, qui ont donc autant que les autres.
Ce fameux projet en préparation pourrait utilement choisir les moyens d’assurer ce droit à l’éducation à ceux qui, pour le moment, n’y accèdent pas suffisamment et sans que, comme ici, on en rejette la responsabilité sur les parents.
Ce texte est bien faible, décevant et, pour quelques points, choquant : espérons qu’il ne présage pas ce qui sera écrit dans le « projet 2012 » du PS.
Heureusement, ce n’est qu’une contribution à l’un des nombreux groupes de travail préparatoires. Mais je comprends que le Quotidien des ZEP le publie puisqu’on ne sait rien de ce qui se prépare.
Merci pour un commentaire qui réconforte devant le magnifique échec de mon bouquin (Bon... On ne peut pas dire que j’ai consacré beaucoup de forces à sa promotion...). J’envisage de récidiver dans les travaux de plume, juste pour le plaisir d’écrire, pour le besoin de ne pas se taire.
Les archives sont disponibles sur le site à ce lien
Cette fiche de poste de secrétaire de RAR ne décrit ni fonction de secrétariat ni fonction de coordination, vers l’extérieur en tous cas. Les dimensions partenariale et territoriale en sont complètement exclues de même que la dimension animation/innovation pédagogique.
La confusion entre réseau d’aide aux élèves en difficulté et réseau ambition réussite est affichée dès le titre (option E ou F de préférence). Après les "préfets des études", encore une raison d’inquiétude concernant la lisibilité des taches et la reconnaissance des formations, des parcours professionnels ...
Cette mesure est le summum de l’iniquité et du cynisme, elle frapperait le plus durement les plus pauvres, les plus fragiles d’entre toutes les familles, c’est à dire les familles nombreuses monoparentales où, (dans la majorité des cas) une mère, qui parfois, suivant les âges des enfants, n’est même pas en mesure de travailler à cause des frais de garde des plus jeunes, et dont les allocations familiales sont la principale, voire quasiment la seule ressource, en serait brutalement privée car l’ainé(e) de la fratrie serait allérgique à l’école, est pour moi une ignominie.
Que cette mesure, remise au goût du jour par le Président de la République, ne suscite pas plus d’indignation m’attriste, et que Ségolène Royale y adhère, sous réserve que ces allocations soient versées à l’établissement d’où le coupable s’absente avec perséverance, et, cerise sur le gâteau "à son profit", me consterne.
Le discrédit de la classe politique dans ce pays n’est peut être pas le fait du hasard.
Sur les engagements de Jacques Chaminade, président du parti "Solidarité et Progrès", voir la fiche de Wikipedia
Dans le débat actuel autour de la violence en banlieue, lors de la campagne pour la Présidentielle de 2007 Jacques Cheminade avait donné quelques pistes de réflexion autour déun vrai projet de désenclavement de la banlieue, le Plan Jaures :
- arrêter toute mesure provocatrice du type de celles proposées par MM. Sarkozy, Villepin et de Villiers, comme expulser les étrangers en situation régulière arrêtés lors des émeutes ou orienter des jeunes de 14 ans vers l’apprentissage, en cassant toute perspective de promotion sociale réelle ;
– redéployer réellement une police de proximité, rétablissant l’ordre et rendant l’espace public aux jeunes, et tisser un réseau de médiateurs sociaux grâce à des emplois jeunes, pour éviter d’avoir recours à des CRS ou à des brigades de gendarmerie inexpérimentées ;
– redonner, bien au-delà de ce que prétend faire M. de Villepin, de réels moyens aux associations (par exemple, les crédits du Fonds d’intervention pour la ville et ses subventions aux associations ont diminué de 40 % entre 2004 et 2005) et aux boursiers ;
– multiplier les cours d’alphabétisation et de soutien scolaire, au besoin par la mobilisation de retraités bénévoles et prévoir le suivi cas par cas de chaque élève par une équipe pédagogique, avec des classes de quinze à vingt-cinq élèves maximum ;
– prévoir dans chaque collège une assistante maternelle et sociale aidant et motivant les enfants et leurs parents. Les soins de dentisterie et de lunetterie doivent être enfin remboursés : il ne s’agit pas ici de rentabilité financière, mais de simple dignité humaine ;
– la mise en place systématique d’écoles de la deuxième chance, fournissant à la fois une formation générale et une formation professionnelle. Or il n’y en a que huit aujourd’hui et l’Etat ne les finance pas ; il faut le faire sans délai, en les multipliant ;
– créer dans chaque quartier une « maison du citoyen » regroupant dans des conditions de proximité tous les services administratifs aujourd’hui trop dispersés ou installés en dehors de la cité (CAF, services judiciaires, services de police, services d’accueil et de renseignement, interprétariat, cours pour adultes, activités d’animation) ;
– stopper une politique d’imposition et de contributions sociales qui favorise les riches au détriment des pauvres et des classes moyennes ;
– interdire les jeux de hasard destructeurs, de type Rapido, Point-courses et vidéopokers dans les bars, et réglementer plus sévèrement les jeux vidéo violents ;
– assurer un service d’eau potable à bas prix (le prix de l’eau a augmenté de 38 % en dix ans !), en rétablissant les régies communales et inter-communales ;
– donner à tous un logement digne de ce nom, pas une cage à lapins, et imposer aux communes (241 communes, Neuilly en tête) qui ne respectent pas les 20 % social des amendes de 1000 euros (et non 150) par logement manquant, affectés à la construction de logements sociaux ;
– offrir un avenir chez eux aux travailleurs africains. Notre première tâche doit être de faire de l’Afrique un nouvel Eldorado. Notre premier devoir est d’arrêter le pillage d’une caste dirigeante maintenue au pouvoir par les colonisateurs financiers. Alors l’émigration pourra devenir un choix, et non une fatalité sociale. Les terribles images de Ceuta et de Melilla ont contribué à enflammer nos banlieues ; la seule solution pour empêcher qu’elles se reproduisent est de développer l’Afrique ;
lire la suite : http://david.cabas.over-blog.fr/article-faire-face-a-la-violence-sociale-48982827.html
Le blog de David C.
david.cabas.over-blog.fr
"responsable de la vie scolaire et du suivi personnalisé des élèves ", ce n’est pas déjà mon métier ça ?? Ah si mais moi effectivement j’ai tous les niveaux, alors le super CPE on le met où ? Au dessus ? En dessous ? Dans le flou ? Et moi je vais où ? Merci pour une nouvelle reconnaissance de notre métier, ça rassure de savoir qu’on a enfin inventé un boulot pour s’occuper du suivi des élèves...
Cristina, CPE, enfin il paraît !
Conseiller Principal d’Education...CPE... cela ne dit vraiment rien à personne ???
Pour rappel, le CPE d’un collège ou d’un lycée est responsable du service de vie scolaire de l’établissement. Il gère le suivi des absences et des retards, travaille en collaboration avec les enseignants afin de suivre au mieux l’élève, écoute ces mêmes élèves pour permettre à ces derniers d’être le mieux possible dans leur tête et ainsi réussir leurs études...
Bref il est un interlocuteur essentiel de la réussite des élèves.
Alors pourquoi créer des préfet des études pour faire le même travail ???
Pourquoi ne pas nommer de nouveaux CPE de manière à avoir un CPE par niveau ???
Nous n’avons, hélas, pas de version papier de ce document. Peut-être poser la question au CAREP d’Amiens ?
Je suis Principal d’un Collège RAR à Lyon, et je confirme que les 2 volets présentés sont bien les deux axes privilégiés pour faire face à l’évitement. J’ajouterai cependant un 3ème volet, celui de la parentalité.
– L’offre d’enseignement : nous avons pu proposer des modules pour les élèves en réussite, et cette modalité a permis de retenir des familles qui avaient l’intention de mettre leur enfant ailleurs. Davantage de mixité dans les résultats dans une classe, et on a clairement une amélioration du climat scolaire, qui influe sur le 2ème volet :
– l’image de l’établissement : développement et formalisation des relations partenariales avec les centres sociaux du quartier, avec la MJC, avec la ville de Lyon (à travers le PRE), avec des structures culturelles et des associations sportives. Mais aussi travail sur un nouveau visuel (logo décliné sur tous les documents, conçu par un professionnel de la communication), et enfin forte présence de l’équipe de direction dans les écoles du réseau et dans les instances associatives du quartier.
– Enfin, 3ème volet : le dispositif "Ouvrir l’Ecole aux parents" nous a permis de recréer du lien et d’aider les parents à réinvestir la scolarité de leur enfant.
Résultat : depuis 3 ans, dans un contexte d’assouplissement de la carte scolaire, le Collège est passé de 360 à 385 élèves.
j’etais intéressée par ce tableau de bord mais il n’est plus disponible à l’adresse indiquée. avez vous le moyen de nous communiquer un autre adresse ; j’ai fait des recherches sur le site de l’academie d’amiens, sans succès
merci
Les faits ont commencé lors d’un banal cours de gym au collège, mon fils a prêté un jeu à son meilleur ami de l’époque, et du coup un autre l’a vu et lui a demandé s’il pouvait lui en prêter aussi , ce qu’il a fait, après lui en a redemander un, et mon fils lui a réclamé le 1er, il lui a répondu que quand il lui en apportera un autre il le lui rendra, ce qu’il n’a jamais fait, puis cela a été l’escalade, au bout du 3ème jeu non rendu, mon fils m’en a parlé, je suis allé voir le jeune homme, qui m’a dit ne plu les avoir, et les avait envoyé à son cousin en guadeloupe, donc je lui ai demandé de me rembourser une partie il m’a rigolé au nez. J’ai demandé à voir ses parents eux m’ont claqué la porte au nez. De ce fait j’ai été avec mon fils au bureau de police déposé plainte. Et là a commencé l’enfer, du harcèlement jour et nuit, et quand mon fils rentré de l’école, c’était l’horreur. Nous avons déposé 12 plaintes en 5 mois, il m’a brûlé mon paillasson, fait explosé ma boîte aux lettres, et puis un jour mon fils a craqué et a demandé de parler à la police, et là nous a raconté que ce jeune homme, venait au domicile en mon absence quand je travaillais et le menaçait d’un couteau, car après il devait lui donner des films etc....Jusqu’au jour où il a fait irruption avec plusieurs de ses copains ils ont mis des cagoules ont attendu dans l’immeuble que mon fils rentre de l’école, l’ont enfermé dans le débarras bloqué la prte avec des balais, et on profité de vider sa chambre et pris tout ce qu’ils ont pu dans l’appartement, mon fils appelé au secours des voisins ont entendu ont appelé la police, et m’ont appelé au travail, quand j’ai rappelé la police car quand je suis arrivée chez moi ils n’étaient pas venu, ils m’ont répondu qu’ils ne pouvaient pas toujours se déplacer quand ce voyou vient sonner à ma porte.....!!!!!!! Mon fils menaçait de se jeter du 5ème étage et là j’ai appelé police secours, mais le temps qu’ils arrivent ils sont revenus et frappés comme des fous à ma porte pour chercher le reste comme ils disaient. DE ces faits ,j’ai du quitter mon appartement en pleine nuit ils ont mis sous scellés l’appartement et avec escorte de la police, on a changé mon fils d’école etc....J’avais ordre de ne pas dévoiler ma nouvelle adresse, et j’ai eu droit de déménager une fois qu’un 1er procés à eu lieu, mais quand ils sont mineurs les lois ne sont pas les mêmes. J’ai du faire une déclaration à l’assurance de tout ce qui avait été volé, et voilà 10 ans de passé je n’ai toujours rien eu en indemnisation, car étant donné que le raketteur et sa bande ne sont pas solvable on ne peut rien faire, je reçois tous les ans une lettre du juge qui me dit que l’affaire rest ouverte à moins que je ne décide de tou arrêter. Je ne sais plu quoi faire et aujourd’hui quand j’entends tout ces faits je ne cesse de penser à mon histoire. Si seulement on pouvait aller plu loin nous les victimes et nos enfants qui subissent à vie des problèmes psychologique à cause de ces voyous qui eux vivent tranquillement au frais de la société ne paie pas d’impôts etc......Cela me révolte.
bonjour, il est bon de prendre un peu de recul effectivement sur ces questions d’école et nation. Avec un colloque ? La mission intégratrice de l’école va certainement mieux s’en porter ! Dans le même temps, les DHG baissent dans des collèges, la carte scolaire assouplie renforce les effets ghettos, des pères sans papier se font arrêter devant leurs enfants (c’est l’éducation à la citoyenneté ?). Un peu de recul oui, ce serait bien. Sur les sources aussi (ici, le café pédagogique aurait pu signaler que son rédacteur travaille à l’Inrp). Et moins d’hypocrisie !