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Maternelles. L’AGEEM (interviewée par "Tout Educ") : les moins de trois ans doivent se sentir en sécurité affective

22 octobre 2012 Version imprimable de cet article Version imprimable

ToutEduc : Autre annonce gouvernementale, revenir progressivement au taux d’accueil des "moins de 3 ans" d’avant 2008. Ne serait-ce pas l’occasion de repenser cet accueil ? Ne faudrait-il pas impliquer d’autres professionnels de la petite enfance, des EJE par exemple ?

Isabelle Racoffier
[présidente de l’AGEEM) : Au fil de son histoire, l’AGEEM a défendu l’idée d’une école maternelle avec des enseignants, refusant tous les projets qui auraient pu avoir la tentation de remplacer les enseignants par des éducateurs de jeunes enfants. Nous sommes favorables aux classes passerelles, où les deux professions cohabitent, mais nous souhaitons que l’école maternelle reste une école, qu’elle ne devienne pas une "grande crèche". Tout cela est à moduler bien sûr. Dans certains cas la complémentarité d’un autre professionnel pourrait favoriser l’accueil des jeunes enfants à l’école maternelle.

Il faut de toute façon que nous travaillions aussi avec les personnels de l’accueil périscolaire. Un enfant que ses parents déposent à l’école le matin à 7h et qui viennent le rechercher à 18h30 aura passé au moins autant de temps avec ces personnels qu’avec nous... dans ces différents temps, garderie et restaurant scolaire.
L’accueil des tout petits doit être pensé en terme de sécurisation affective. Cela suppose des adultes formés à la relation, des espaces aménagés et une organisation du temps pour permettre un développement de leur corps, de leur sensibilité. C’est ensemble que nous pouvons les faire entrer dans un processus d’autonomisation heureuse. Les enfants, et les garçons plus que les filles, sont souvent dans une relation fusionnelle avec leur mère, et l’école maternelle, "paternelle" faudrait-il peut-être dire, vient modifier cette relation. Un enfant ne peut pas rentrer dans les apprentissages s’il ne se sent pas sécurisé hors du regard de sa mère. La prévention de l’échec scolaire et du décrochage, qui touchent plus les garçons que les filles, se joue, au moins pour partie, à ce moment-là.

Extrait de touteduc.fr du 19.10.12 : Refondation de l’Ecole : l’AGEEM évoque les évolutions de l’école maternelle (interview exclusive)

 

RAPPEL Le mercredi 24 octobre 2012 à Paris, Rencontre OZP : "L’école maternelle en éducation prioritaire", avec Viviane Bouysse (IGEN)

 

Pour une fois l’école maternelle était première. Lors des négociations avec les syndicats le 15 octobre, Vincent Peillon a abordé en premier lieu la réforme de la maternelle. Une priorité qui ne peut que plaire aux enseignants du préélémentaire. Enfin reconnus ?

Le 15 octobre, V.Peillon a posé quelques objectifs à l’école maternelle. Il lui demande de redevenir une école particulière avec ses propres méthodes et des enseignants formés à ses spécificités. De nouveaux textes devraient affirmer cette réorientation en 2014. Mais dès la rentrée 2013, V Peillon souhaite scolariser davantage d’enfants de moins de trois ans dans les zones prioritaires. Cette nouvelle politique est-elle justifiée ?

Extrait de cafepedagogique.net du 22.10.12 : Maternelle : Le changement c’est maintenant ?

 

Rédigé en octobre 2011, le rapport de l’Inspection générale dirigé par Viviane Bouysse, Philippe Claus et Christine Szymankiewicz, n’a été rendu public qu’en mai 2012. On comprend vite pourquoi...

Ce sont « les enfants les plus défavorisés, les plus vulnérables, qui ont le plus à pâtir d’exigences prématurées ».

Extrait de cafepedagogique.net du 22.10.12 : Maternelle : L’Inspection générale appelle à inverser les priorités

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