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Les inégalités scolaires : y a-t-il une fatalité ? (sur les blogs de deux IEN) - Faire disparaître les inégalités : une chimère (Causeur)

5 novembre Version imprimable de cet article Version imprimable

La question des inégalités scolaires : y a-t-il une fatalité ?
Intervention de Paul Devin, inspecteur de l’Éducation nationale, secrétaire général du SNPI-FSU,
Rencontres de l’Éducation, CIDEFE, 23-24 octobre 2018
(9 pages)

Y’a-t-il une fatalité qui inscrive les inégalités scolaires comme une réalité indépassable ?
La promesse de l’égalité scolaire s’est inscrite, dès les projets révolutionnaires de 1789, dans la volonté d’une transformation radicale de la société.
Il ne s’agissait pas seulement de permettre, par l’école, que toutes et tous puissent accéder aux savoirs puisque cette égalité annonçait le fondement même d’une nouvelle société que le discours révolutionnaire décrivait comme libre, éclairée, sage et heureuse1. La généreuse promesse n’était-elle qu’utopie pour que, plus de deux cents ans plus tard, il n’existe guère de rapports décrivant l’école sans en fustiger les résultats inégalitaires et sans que tout le monde convienne que la réussite scolaire reste dans l’étroite dépendance de l’appartenance sociale ?
Pis encore, voilà que désormais le constat d’une persistance de l’inégalité offre à chaque ministre la justification d’une légitimité à engager une nouvelle réforme dont on constate, irrémédiablement, qu’elle ne parvient guère plus que la précédente à rompre avec les mécanismes inégalitaires qu’elle prétendait corriger. Un tel constat alimente bien sûr les affirmations fatalistes d’une impossible égalité.

[…] Quelles seraient alors les conditions d’une école plus égalitaire ?
La condition essentielle est celle d’un choix politique global, celui d’engager une politique déterminée qui sans s’obséder de la volonté de réduire les coûts de l’action publique déciderait, au contraire, de penser la dépense scolaire comme un investissement. […]

Extrait de pauldevin.files.wordpress.com du 23.10.18 : La question des inégalités scolaires : y a-t-il une fatalité ?

 

Site : Les carnets de l’inspecteur
notations d’un inspecteur de l’éducation nationale du premier degré
Mieux connaître les difficultés sociales pour lutter contre les déterminismes
En relisant ce matin un document de l’académie de Grenoble relatif au programme de formation Apprenance, lequel évoque la douloureuse question du déterminisme social sur les résultats scolaires, en me souvenant également du rapport sur la grande pauvreté (mai 2015) de Jean-Paul Delahaye (Inspecteur général), je m’interrogeais sur les leviers à notre disposition pour favoriser une meilleure connaissance des élèves concernés par les déterminismes sociaux afin de mieux les aider à les surmonter.

Extrait de vincentbreton.net/les-carnets-de-l-inspecteur du 02.10.18 : La question des inégalités scolaires : y a-t-il une fatalité ?

 

Non, l’école française n’est pas la pire du monde
QI, handicap culturel, fossé social : l’institution scolaire ne peut corriger toutes les inégalités de départ. Pourtant, certains lui demandent l’impossible. Mise au point.

[…] L’objectif d’une disparition de ces inégalités est donc une chimère. Elle est de surcroît une chimère pernicieuse pour deux raisons : d’une part, parce qu’en insinuant qu’il serait possible de les annihiler, on véhicule aussi l’idée que le système est biaisé en faveur des possédants, ce qui nourrit les ressentiments qu’on constate tous les jours . D’autre part, parce qu’inférer de la seule constatation des inégalités d’arrivée la preuve d’une discrimination c’est inciter à des politiques alternatives non seulement coûteuses mais inefficaces voire néfastes : Les méthodes idéovisuelles d’apprentissage de la lecture, les expérimentations et les innovations incontrôlées ont souvent pour premières victimes les enfants des milieux défavorisés.

Extrait de causeur.fr du 02.11.18 : Non, l’école française n’est pas la pire du monde

 

Note du QZ : Regrouper des articles repérés sur Twitter dans une mini revue de presse thématique ne signifie pas que nous partageons chacun des points de vue émis.

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