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Plusieurs "think tanks" planchent sur l’emploi des jeunes et préconisent une attention aux compétences plutôt qu’aux diplômes

27 novembre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Plusieurs "think tanks" planchent sur l’emploi des jeunes et préconisent une attention aux compétences plutôt qu’aux diplômes

Ce ne sont pas moins de onze personnalités pour autant de think tanks dont Attac, le Cercle des économistes, l’institut Montaigne, l’OFCE, Terra Nova ou la Fondation Jean-Jaurès pour les plus connus qui ont planché lundi 23 novembre dans les locaux du Monde sur le thème de l’emploi des jeunes.

Partant des résultats décevants des différents contrats (de "l’unique d’insertion" à "génération") égrenés par la juriste Dominique de La Garanderie, faut-il un "contrat progressif assorti de garanties pour le logement" ? se demande Jean-Hervé Lorenzi du Cercle des économistes. Il remarque surtout que notre "système de formation initiale et continue (est) en décalage avec les besoins du XXIè siècle", un constat partagé par les institutions de réflexion présentes qui évoquent les 2 millions de NEETS (ni en emploi, ni à l’école, ni en formation) de 15 à 29 ans difficiles à réinsérer et "une fracture entre 2 jeunesses" selon l’expression de Marc Ferracci (Cercle des économistes). Denis Ferrand (Ceo-Rexecode) note d’ailleurs, à propos de la "Garantie Jeunes" que les jeunes Français mettent "un an plutôt que 4 mois avant de frapper à la porte d’une mission locale".

Les écoles de la 2ème chance en difficulté

"Abonder par des fonds Education nationale des Ecoles de la 2e chance" figure parmi les solutions de Mathilde Lemoine de Terra Nova. Ces écoles sont mises en difficulté à cause de la réforme de la taxe d’apprentissage alors que "la formation à partir d’un projet personnalisé ne dépasse pas le prix d’un lycéen".

Pour Natacha Valla (CEPII) " la réforme majeure à mener sur le marché de l’emploi c’est la formation initiale et professionnelle (…) Le système allemand, avec ses forces et ses faiblesses, assure quand même le plein emploi à ceux qui en sortent sans empêcher les apprentis de retourner à l’université par la suite s’ils le souhaitent. Cette mobilité est impossible chez nous." Quant aux entreprises, elles devraient avoir un rôle central dans la formation, "elles ont une responsabilité sociale à cet égard" ajoute-t-elle. Mais, prévient Xavier Ragot, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), elles doivent aussi fournir un effort constant de neutralité à l’embauche" sur les questions de religion, "notamment pour les musulmans".

L’existence indéniable d’effets d’aubaine pour certains types de contrats met à l’ordre du jour un dialogue social "qui a besoin d’acteurs prêts à aborder les enjeux stratégiques de l’entreprise" pour Jean Grosset de la Fondation Jean-Jaurès. Il constate que les relations de confiance se sont distendues et demande "une grande prudence sur le droit du travail". Michel Rousseau de la Fondation Concorde n’en propose pas moins pour les jeunes un "smic moins fort et une allocation logement".

Globalement, les intervenants se situent dans une perspective conjoncturelle avec comme enjeux la cohésion sociétale et une obligation de résultats dans l’emploi des jeunes : l’amélioration du niveau moyen de qualification passe "par une attention portée aux compétences et qualifications acquises plutôt qu’aux types de diplômes", estime ainsi Mathilde Lemoine (Terra Nova).

Extrait de touteduc.fr du 25 ;11.15 : Plusieurs "think tanks" planchent sur l’emploi des jeunes et préconisent une attention aux compétences plutôt qu’aux diplômes

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