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B* Sensibiliser, par des EPI et en lien avec l’ENS de Lyon, les collégiens des quartiers à l’agriculture et au commerce de proximité : collège REP+ Elsa Triolet de Vénissieux

4 février 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Sensibiliser les collégiens à l’agriculture, l’alimentation et la justice sociale. Vers le nouveau collège

Collège [REP+] Elsa Triolet
3 AVENUE DIVISION LECLERC , 69694 VENISSIEUX
Site de Graines d’explorateurs
Auteur : LAVAL Myriam
Mél : myriam.laval@ac-lyon.fr

Les ressources agricoles sont désormais inscrites à l’agenda de nos métropoles, mais l’accès des populations y reste très inégal, favorisant des situations d’injustice alimentaire et des écarts croissants dans la relation à l’environnement.
En réponse, dans le contexte de la réforme du collège, le projet vise à créer des EPI, mobilisables en particulier en contexte de zone d’éducation prioritaire pour ancrer les enjeux agricoles (nourriciers, socio-économiques, environnementaux) dans l’éducation au développement durable et comprendre le rôle de la sensibilisation des collégiens à l’agriculture de proximité sur leurs comportements alimentaires et à co-construire des territoires urbains plus justes et plus durables.

Plus-value de l’action
En 2015, avec l’aide de SOLVAY et de sa démarche projet, les enfants ont réfléchi à une action qui pourrait favoriser la justice alimentaire dans leur territoire, en lien avec l’agriculture locale. Ils ont proposé que des agriculteurs locaux fassent un don pour l’épicerie solidaire "En Faim" des Minguettes.
Après une recherche documentaire, ils ont donc cherché des agriculteurs intéressés, ils les ont appelés, leur ont demandé de faire un don. D’autres enfants ont contacté la Mairie pour l’informer de cette action et voir de quelle façon elle pouvait les appuyer. Elle a proposé de valoriser leur action dans le cadre d’une exposition. Les enfants ont accueilli au collège les dirigeants de l’Epicerie solidaire "En Faim" et un représentant de la Mairie de Vénissieux afin de leur présenter leur projet et l’action annuelle dans lequel il s’inscrivait. Ce moment a aussi permis aux enfants de poser leurs questions. Les journalistes locaux étaient présents.

Puis, les enseignants sont allés chercher les produits chez les agriculteurs. Les enfants les ont apportés à l’Epicerie solidaire et ont pu visiter les locaux et rencontrer des consommateurs qui étaient contents de disposer de fruits et légumes frais (blettes, pommes, épinards, carottes…), souvent absents des étals des structures d’aide alimentaire.
A l’automne, les enfants ont été invités à la semaine du goût à la Mairie de Vénissieux pour laquelle ils avaient réalisé des affiches.

Nombre d’élèves et niveau(x) concernés
Jusqu’à présent : une classe de 5e (23 élèves) (Elsa Triolet) (depuis 2013 soit 3 classes). Une classe de 5ème à Buxerolles (Vienne, 2014) et Poitiers (2015). Amorce : 2 classes de 6ème (Paul Eluard)

A l’origine
Le projet s’inscrit dans le cadre d’une réflexion pour analyser et comprendre les processus de déconnexion et de reconnexion entre des espaces caractérisés par la précarité économique et leurs espaces agricoles de proximité. Au-delà du débat sur les bienfaits ou méfaits du « manger local », nous voulons avant tout affirmer la nécessité de prendre en compte l’alimentation des plus pauvres dans l’examen des rapports entre l’agriculture et les consommateurs, en faveur d’une plus grande justice sociale des systèmes alimentaires. En effet, alors que l’on n’a jamais autant parlé d’agriculture urbaine et périurbaine, les quartiers défavorisés restent souvent à l’écart des nouveaux modes d’approvisionnement tels les circuits courts.

C’est le cas des Minguettes, à Vénissieux, un quartier de grands ensembles, cible de longue date de la politique de la ville, marqué par une forte précarité économique et sociale. L’offre alimentaire commerciale y est pauvre et l’on peut qualifier le quartier de « désert de circuit court », au sens où il n’y a pas d’accès aux produits issus de l’agriculture locale, de quelque façon que ce soit, ni par les commerces conventionnels, ni par les structures de restauration collective, ni par l’aide alimentaire. Vénissieux apparaît mise à l’écart des projets visant à développer une offre alimentaire locale, un fait paradoxal au regard du contexte agricole. Ces constats mettent en évidence des situations d’injustice alimentaire où la répartition et l’accès équitable aux ressources alimentaires (production, commercialisation, distribution) ne sont pas assurés dans les territoires.

En parallèle, on constate des dysfonctionnements dans les pratiques et l’équilibre alimentaires des adolescents de ces espaces défavorisés. Au collège Elsa Triolet, l’un des deux collèges du Plateau des Minguettes, en l’absence de cantine et face à un maillage commercial local limité, les enfants sont aussi poussés à fréquenter surtout des snacks. Les problèmes de santé engendrés préoccupent l’équipe enseignante et la direction de l’établissement. Comme les problèmes d’insécurité alimentaire dans les quartiers en difficulté affectent notamment les enfants et les jeunes, ces derniers sont devenus des cibles prioritaires des programmes de santé et d’alimentation.

Cependant, après une analyse du contenu des projets éducatifs existants et de la place qu’y tient, ou que pourrait y tenir, l’agriculture de proximité, une limite apparaît. Alors que l’agriculture constitue notre relation quotidienne, par l’alimentation, à la « nature », la thématique agricole reste très minoritaire dans l’EDD et dans l’éducation à l’alimentation (plutôt orientée vers la nutrition et les pratiques nutritionnelles). Au total, les productions ne sont envisagées la plupart du temps que du côté de l’assiette et non du côté du champ. Ces éléments viennent finalement renforcer la méconnaissance que les enfants et les adolescents, ont de leur agriculture et des métiers et espaces qui lui sont liés. Nous faisons l’hypothèse que la méconnaissance que les enfants ont de l’agriculture et du monde agricole et des systèmes alimentaires a une influence sur leurs comportements alimentaires. En particulier dans les espaces défavorisés, cette méconnaissance vient renforcer les situations d’injustice alimentaire.

Objectifs poursuivis
L’année 2015 marque la mise en œuvre de la réforme du collège qui, dès la rentrée 2016, intègrera aux programmes des « enseignements pratiques interdisciplinaires » (EPI) dans lesquels s’inscriront l’éducation au développement durable. Il apparaît donc fondamental de se doter de nouveaux outils pour la formation des élèves et des enseignants et plus spécifiquement, de bien redéfinir la place de l’agriculture et de ses acteurs au sein des préoccupations et des formations au sujet de / pour et par l’environnement et l’alimentation. En ce sens, le projet propose la mise en œuvre d’EPI intégrant l’agriculture et l’alimentation à destination des collégiens adolescents, en particulier pour ceux qui vivent dans des espaces défavorisés.

Il poursuit trois objectifs spécifiques :
• Créer les outils pédagogiques de sensibilisation à l’agriculture et à l’alimentation, destiné à améliorer le comportement alimentaire des adolescents et à insuffler, par les rencontres suscitées, une dynamique de territoire de projet au sein de la commune de l’établissement sur les thématiques agriculture / alimentation / justice sociale.
• Créer les outils de formation associés.
• Créer les outils de collecte de données, qui permettent, pour le volet recherche du projet, d’éclairer la relation entre le comportement alimentaire des adolescents en situation de précarité ou issus d’espaces défavorisés et leurs représentations de l’agriculture locale.
La mise en place de ces EPI s’inscrit dans la lignée d’un projet mis en place depuis 2013 (voir infra). Le dispositif, au format numérique, est assez souple pour être pris en main quel que soit l’enseignant qui se l’approprie et le contexte (qu’il soit urbain, de banlieue, périurbain ou rural / zone prioritaire ou non).

Description
Depuis 2013, nous avons imaginé un dispositif au collège pour à la fois connaître les représentations qu’ont les enfants de leur agriculture de proximité et les sensibiliser à cette agriculture, aux systèmes alimentaires et la justice sociale. La réforme du collège donne l’opportunité de formaliser ce dispositif et de le diffuser. L’enjeu désormais est de créer un, deux ou trois EPI inspirés de ce dispositif afin d’intégrer au sein des thèmes « Corps, santé et bien-être », « Transition écologique et DD » et « Sciences, technologie et société », les enjeux de l’agriculture de proximité, d’alimentation et de justice sociale.

Modalité de mise en œuvre
Dans le cadre de l’éducation au développement durable, nous disposons d’une heure de projet hebdomadaire co-animée (en histoire-géographie et en SVT) et nous avons monté un protocole autour de quatre thématiques associées à l’agriculture de proximité : la production ; la transformation et la commercialisation des produits agricoles ; la nutrition ; la justice et solidarité alimentaire.
Ces modules alternent moments théoriques (définitions, cadrage avec l’EDD, lecture de textes, recherche documentaire) et ludiques (jeux autour des saisons, jeu de rôle sur les circuits courts / circuits longs), rencontre avec des acteurs locaux du monde agricole et alimentaire (producteurs, épicerie solidaire, infirmière scolaire), et pratique d’une agriculture de proximité (mise en place d’un potager).
Les modules s’inscrivent systématiquement dans le travail d’acquisition de compétences scolaires de niveau cinquième et intègrent des éléments de collecte de données de recherche (voir infra). Des temps sont réservés à la valorisation au sein de l’établissement, du quartier et de la commune (invitation de journalistes et personnes de la mairie, participation à la semaine du goût) dans le double but de mettre en valeur le travail des élèves et de diffuser l’information acquise.

Trois ressources ou points d’appui
• Partenariat avec l’IFE, par le site Graine d’explorateur pour la formalisation du projet. • Démarche DMAIC de Solvay pour gagner en rigueur méthodologique et faire émerger les problématiques du vécu et des connaissances des élèves.
• Ville de Vénissieux pour une meilleure visibilité du projet.

Difficultés rencontrées
• Une programmation fluctuante du fait de l’ambition, de la densité des séances.
• Financement des intervenants et du matériel nécessaire. Incertitude de financement de la suite du projet.
• Une difficulté d’ancrage du projet dans l’agriculture locale (contacts et déplacements difficiles des producteurs).

Moyens mobilisés
• L’équipe EVS : Coordination : 1MC, équipe : 2MC, 1Chargé de Recherche. L’équipe • Ifé-ENS de Lyon : 1 Chargé d’études, 1 mi-temps DGESCO, 3 professeurs associés, 1 stagiaire ENS (4ème année de normalien) sous convention d’accueil ACCES. • 1heure de projet hebdomadaire accordée à la classe de 5ème du collège Triolet
• Ressources financières : 5000€ inclus dans le projet « MARGUERITE » Métropoles et Alimentation : quels Réseaux et quelle Gouvernance Urbaine pour Expérimenter une gestion des Ressources Innovante dans les Territoires ? (fonds recherche ENS de Lyon) / Subvention de 800 € de Solvay (construction d’une serre et achat de matériel de sécurité pour le jardinage)

Partenariat et contenu du partenariat
Le projet s’appuie sur un collectif comprenant des enseignants, des chercheurs, des praticiens et des institutionnels. Il s’agit de rassembler différents points de vue sur les questions d’agriculture et d’alimentation, et d’éducation à la jeunesse.
Les enseignants d’Elsa Triolet (SVT Histoire Geo) se sont rapprochés cette année du Collège Paul Eluard, afin de bénéficier de son expérience du fait de sa labellisation E3D (enseignants en histoire-géographie, SVT, mathématiques, anglais) et de mener des actions conjointes sur un même territoire.
Le rapprochement avec le Lycée professionnel Hélène Boucher permet de sensibiliser les enfants aux métiers de l’alimentation.
Les chercheurs (géographie, sciences de la vie, pédagogie) sont issus de l’Ecole normale supérieure de Lyon et de l’UMR Environnement Ville Société et de l’Institut français de l’Education (IFE). L’ENS de Lyon constitue un support pour déployer une recherche d’excellence tournée vers la formation et souhaitant rayonner sur le territoire rhône-alpin. L’UMR EVS, expert dans les modalités par lesquelles nos sociétés fortement urbanisées constituent et instituent leurs environnements, offre un cadre scientifique pour réfléchir à la place des ressources agricoles dans notre société et aux questions d’éducation au développement durable et à l’environnement. L’équipe d’accueil ACCES de l’IFE est spécialisée dans l’ingénierie pédagogique, dont la conception de ressources numériques innovantes (dans le cadre de ce projet : média-croisés, publication sur site PLONE, etc) et de formations à destination des acteurs du système éducatif (Atelier dans le Plan Académique de Formation de Lyon « Le jardin, un projet au cœur de l’EDD », 28 avril 2016, Formation hybride sur plateforme M@gistère en discussion).

La Mairie de Vénissieux est également impliquée dans le projet et a permis de valoriser l’action avec le journal local, et la participation des élèves à la Semaine du goût.
Des associations locales sont également mobilisées : l’épicerie solidaire EnFaim pour laquelle les enfants ont collecté des produits frais, l’Association VRAC qui s’occupe de la distribution en gros de produits de qualité dans les quartiers.
Enfin, l’entreprise SOLVAY, qui a signé une convention avec le Collège, est un partenaire important pour réfléchir à la mise en place d’une démarche de projet standardisée permettant davantage d’implication des enfants dans la définition de leurs objectifs et de leurs actions.
Pluridisciplinaire, l’équipe réfléchit dans un cadre de sciences sociales, sciences du vivant et sciences de l’éducation. Ses membres sont unis par leur volonté d’encourager les échanges d’expériences sur les enjeux autour de l’agriculture, de l’alimentation, de la santé et des injustices sociales. A travers l’exemple de Vénissieux et de la ZUS des Minguettes, puis des territoires des établissements pilotes, il s’agit de réfléchir aux éléments théoriques et pratiques susceptibles d’améliorer l’alimentation des adolescents en situation de précarité.

Liens éventuels avec la Recherche
Le projet émane d’une rencontre entre chercheurs en géographie de l’ENS de Lyon, et du souhait d’intégrer une action de recherche au sein d’un projet portant sur le maintien des espaces agricoles de proximité et les enjeux de justice alimentaire et justice sociale. Dès de la prise de poste en 2013 de Mme Myriam Laval, coordinatrice du projet au Collège Elsa Triolet et professeur associé à l’Ifé depuis 2014, s’est implantée l’action de sensibilisation d’une classe de 5ème dans le cadre de l’EDD au sein du projet MARGUERITE, financé par le fonds de recherche de l’ENS de Lyon (20k€).

D’une part, il s’agit d’observer les représentations qu’ont les enfants issus d’un espace défavorisé de l’agriculture et de leur alimentation de proximité. D’autre part, il s’agit de voir comment l’action fait évoluer ces représentations et leurs comportements alimentaires.
Depuis 2015, l’appui de l’équipe ACCES de l’IFE et la perspective de la réforme du collège ajoute une dimension de recherche en ingénierie pédagogique : il s’agit de réfléchir aux méthodes les plus à même de toucher les élèves, et surtout de diffuser ce type d’action à d’autres établissements (en zone prioritaire ou non) dans le cadre d’un EPI afin d’en accroître l’impact.
Le programme des séances est co-construit entre les enseignants du collège et deux chercheurs en géographie de l’ENS de Lyon / UMR Environnement Ville Société, accompagnés d’étudiants de Master (2013, 2016) ou de Licence 3 (2015). Les séances servent à la collecte de données via l’observation participante et des questionnaires réguliers proposés aux élèves.

Ces données font l’objet de traitements utilisés ensuite dans le cadre de communications et de publications. Nikolli A., Le Gall J., Laval M., 2015. « Les marges sociales urbaines et les franges agricoles de proximité se tournent-elles le dos ? Une analyse des paysages alimentaires », Projet de paysage, 13 / 9. [à paraître] Le Gall J., Hochedez C., 2015. “Pourquoi tous les rats des villes n’invitent-ils pas les rats des champs ? La justice alimentaire, un concept opératoire pour penser les liens renouvelés ou l’absence de liens entre les urbains et l’agriculture », Colloque international Nature des villes, Nature des champs, synergies et controverses, Valenciennes, 24-26 septembre. Le Gall J., Hochedez C., “Food security and multidimensional linkage between poor urban consumers and nearby agriculture : towards a new definition of food justice”, Second international Conference on Agriculture in an Urbanizing Society, Rome, 14-17 septembre. Hochedez C., Le Gall J., 2015. « Quel accès des urbains issus des « Suds du Nord » à la campagne ? L’éducation aux ressources agricoles, un instrument pour connecter les marges urbaines défavorisées aux espaces productifs proches et aller vers davantage de justice alimentaire », Colloque international Villes et campagnes en relations. Regards croisés Nords-Suds, Paris, 9-11 juin. Nikolli A., Le Gall J., 2014. L’éducation au développement durable pour connecter les marges urbaines aux franges agricoles. Une expérience aux Minguettes (Lyon-Vénissieux), Colloque international Paysages des franges urbaines, décrire, habiter, gouverner, Narbonne, 5-7 novembre 2014.

Evaluation
Des questionnaires élèves et professeurs permettent régulièrement d’évaluer le projet et de réajuster la progression. Une autoévaluation des élèves sur leurs acquis, les compétences et savoirs abordés est envisagée ainsi qu’une évaluation de la gestion raisonnée du potager par les élèves. Les traces seront des enregistrements vidéos, des carnets de terrain, des cahiers d’élèves. Sont envisagées des participations à des colloques, journées d’étude et temps de formation ainsi que des temps de valorisation des projets comme la semaine du goût de Vénissieux et les Rendez-vous au jardin 2016 à l’ENS de Lyon.

Modalités du suivi et de l’évaluation de l’action
Questionnaires réguliers avec les élèves. Autoévaluation des élèves sur leurs acquis, les compétences et savoirs abordés. Evaluation sur une gestion raisonnée du potager par les élèves. Enregistrements vidéos, carnets de terrain, cahiers d’élèves. Participations à des colloques et journées d’étude. Participation à la semaine du goût de Vénissieux.

Effets constatés
- Sur les acquis des élèves : évolution positive de leur représentation du monde agricole. Acquis disciplinaires (certaines problématiques des programmes traitées dans le projet). Acquis méthodologiques, organisationnels, comportementaux (autonomie, prise d’initiative, gestion du matériel, sensibilité, estime de soi, ouverture au monde professionnel –métiers de l’alimentation, de la recherche-). Gain de concentration et gestion de la prise de parole.
- Sur les pratiques des enseignants : La co-animation permet une disponibilité renforcée des enseignants auprès des élèves. L’approche transdisciplinaire d’une thématique commue, avec une complémentarité des regards. Être inscrit dans une démarche de recherche, qui bénéficie à une plus grande ouverture vers des problématiques plus complexes.
- Sur le leadership et les relations professionnelles : Soutient le développement d’une démarche EDD clairement identifiée dans l’établissement. Renforce le travail entre différentes équipes disciplinaires. Assure un lien enrichissant avec le monde de la recherche. Développement de contacts avec le monde professionnel et les lieux de formation professionnelle.
- Sur l’école / l’établissement : Création d’un potager et d’une serre gérés par les élèves. Projet de labélisation E3D du collège. Valorisation de l’image d’un collège de zone prioritaire (partenariat avec une grande école, visibilité lors de conférences, etc.)
- Plus généralement, sur l’environnement : potager bio sensibilisation aux questions environnementales et de Développement durable.

Extrait du site Expérithèque : Sensibiliser les collégiens à l’agriculture, l’alimentation et la justice sociale. Vers le nouveau collège 2016 A

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