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Sur France Inter le 02.11.16 : Zep, Rep+... l’éducation prioritaire serait-elle à la peine ?, avec J.-M. Blanquer, ancien Dgesco, et Charlotte Magri, ancienne enseignante dans les quartiers Nord de Marseille (émission Grand bien vous fasse)

2 novembre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

La politique d’éducation prioritaire a-t-elle fait son temps ?

« L’éducation est la première priorité nationale »... c’est le tout début du code de l’éducation article L 111-1...

Le code de l’éducation se sont des milliers de pages pour dire à quoi doit ressembler l’école, sa philosophie, ses principes, mais aussi des choses plus formelles comme les modalités d’examens ou le rôle des parents élus...des milliers de pages pour dire comment fonctionne l’école... en théorie.

En théorie donc l’éducation est la première priorité nationale. La pratique raconte une autre histoire. Des enseignants sans boussoles, des réformes incohérentes, et même des élèves qui ne seraient plus adaptés à l’école, et si c’était l’école qui ne savait plus s’adapter aux élèves ?

Priorité des priorités, les réseaux d ’éducation prioritaire, là où vraiment c’est compliqué d’enseigner, viennent d’être épinglé par un rapport...les résultats ne sont pas là, pire, ces réseaux creusent les inégalités... au pays de l’égalité ça la fout mal, surtout quand les élèves voient écrit ce mot, tous les matins, sur le fronton de l’école, juste en dessous du drapeau bleu blanc rouge.

Si la priorité des priorités ne fonctionne pas alors que dire de l’école ?

Pourtant, chaque année, des enseignants sont là, vent debout, pas défaitistes, qui inventent, cherchent de nouvelles approches, de nouvelles pédagogies, obtiennent des résultats, et font finalement leur métier, transmettre un savoir, et contribuent à faire des futurs adultes, avec ce qu’il y a sûrement de plus précieux, le libre arbitre.

Comment faire de l’école une priorité, comment réussir le pari de l’éducation prioritaire voilà notre sujet de ce matin et nous avons jusqu’à 11h... autant dire que le devoir ne sera pas terminé à temps.

avec

Jean-Michel Blanquer, ancien recteur, ancien directeur général de l’enseignement scolaire à l’Education Nationale (DGESCO), actuel directeur de l’Essec, auteur de L’école de demain chez Odile Jacob

Charlotte Magri, ancienne enseignante ZEP, auteure de Lettre ouverte au ministre de l’éducation, éd. Stock, septembre 2016

Reportage Thomas Chauvineau : il y a aussi celles et ceux qui continuent, qui gardent espoir, qui enseignent, qui parlent pédagogie, je me suis rendu dans une Rep + en Seine Saint Denis, une de ces écoles où il est possible de faire des choses, où les enseignants restent d’une année sur l’autre... ce qui est un signe, j’y ai rencontré la directrice, une enseignante, et des élèves parce que c’était la récré...

Extrait de franceinter.fr du 02.11.16 : l’éducation prioritire serai-elle à la peine ? https://www.franceinter.fr/emission...

 

Note du QZ : Cette intéressante émission, sans dissimuler les difficultés du métier - "On n’y arrive pas", dit une auditrice - a insisté sur la nécessité d’une équipe pédagogique soudée et pérenne et sur la relation avec les parents. Des auditeurs enseignants ont témoigné de leur satisfaction de travailler en ZEP.
Sur le plan institutionnel, Jean-Marie Blanquer a plaidé pour une autonomie accrue des établissements et des équipes.
Charlotte Magri, ex-enseignante de primaire dans les quartiers nord à Marseille, a déploré l’insuffisance des moyens accordés aux Rased.
Les deux intervenants ont souligné la priorité à accorder au primaire (maternelle et élémentaire), pas seulement en postes mais aussi en moyens matériels, actuellement à la charge des communes.

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