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"L’école maternelle que nous voulons" : un an après le forum, une brochure rappelle les demandes et les inquiétudes d’organisations syndicales et mouvements pédagogiques (le Café et ToutEduc)

29 novembre Version imprimable de cet article Version imprimable

L’école maternelle que nous voulons

Proposée par un collectif regroupant des syndicats (Se Unsa, Snuipp Fsu, Sgen Cfdt), des mouvements pédagogiques (Afef, Ageem, Cemea, Crap, Gfen, Icem Freinet) et les parents de la Fcpe, cette brochure vient alimenter le débat sur la maternelle au moment où le ministère veut la reprendre en main. Elle "synthétise nos prises de positions face à l’actualité de l’école maternelle... pour que ces idées infusent et diffusent dans les collectifs de travail intermétier". La brochure revient sur les "bonnes pratiques" prescrites par le ministère en faisant appel à la recherche. " Le Collectif du Forum Maternelle affirme que les adultes qui travaillent dans l’école maternelle sont capables de concevoir, mettre en oeuvre, transmettre, créer dans l’exercice de leurs métiers. Parce que le monde est complexe et qu’il ne sert à rien de stigmatiser les travailleurs, « soigner le travail » et le penser collectivement sont une urgente nécessité pour leur re-donner du pouvoir d’agir. Pour ne pas conclure définitivement car « mettre le métier sur le métier » est un chantier toujours ouvert, et pour malgré tout clore cette brochure, laissons la parole finale à Yves Clot, psychologue du travail : « Ce qu’on partage est moins intéressant que ce qu’on ne partage pas car c’est aux limites de ce qu’on sait faire ou de ce qu’on sait dire ensemble, qu’on rencontre le réel pour de bon. C’est là aussi qu’on peut « prendre » le travail à coeur. »."

La brochure

Extrait de cafepedagogique.net du 29.11.19

 

Maternelle : les acteurs de terrain s’inquiètent des projets ministériels

Les personnels, les parents et les associations étaient les "grands absents" des assises ministérielles consacrées en mars 2018 à l’école maternelle, et au cours desquelles E. Macron a annoncé l’abaissement à 3 ans de l’obligation d’instruction. Ils ont donc organisé quelques mois plus tard un "Forum de l’école maternelle par celles et ceux qui la font vivre" (voir ToutEduc ici). "Depuis, le groupe continue de travailler sur les problématiques et les enjeux de l’école maternelle." Les organisations syndicales FSU, UNSA et SGEN-CFDT (enseignants et territoriaux) participantes, les mouvements pédagogiques (AFEF, CEMEA, Cahiers pédagogiques, GFEN, ICEM), les organisations professionnelles (AGEEM, ANCP&AF, collectif ATSEM de France, Collectif éducation 94) affirment en effet "qu’il faut repenser collectivement les métiers et redonner aux professionnels et aux parents leur place d’experts" (que leur conteste le ministre, ndlr).

S’agissant de l’abaissement à 3 ans de l’âge de l’obligation d’assiduité, ils considèrent qu’ "appliquée de manière rigide", elle "peut avoir un impact négatif sur la réussite de la première scolarisation alors que la maternelle se caractérise jusqu’à aujourd’hui par ses capacités d’adaptation aux besoins et aux rythmes du jeune élève".

Ils contestent également la pertinence des "recommandations pédagogiques" du ministre. Celui-ci définit l’école maternelle comme "l’école du langage" et préconise le travail sur "des mots nouveaux" dans "un but strict d’enrichissement du vocabulaire", ce qui "réduit l’apprentissage du langage à l’accumulation de mots hors de contextes ayant du sens pour les élèves". Il s’agit aussi pour les enfants, selon le ministère, de "se préparer à apprendre à lire et à écrire", ce qui induit que le pilotage par l’aval "est de règle pour les apprentissages" et que l’école maternelle devient "le lieu ’propédeutique’ à l’enseignement de la lecture au CP (...). La phonologie est présentée comme une composante de l’activité langagière au même titre que l’oral et le vocabulaire, alors qu’elle ne joue qu’un rôle secondaire dans l’apprentissage du langage".

Les signataires ne cachent pas leurs inquiétudes "quand il y a des centaines de suppressions de postes pour compenser le financement insuffisant des dédoublements en éducation prioritaire, quand des fusions d’écoles aboutissent à l’absorption d’écoles maternelles, quand la formation est en déshérence et surtout quand le pilotage institutionnel fait de la grande section une classe préparatoire au CP".

Le "8 pages" est téléchargeable sur le site du CRAP-Cahiers pédagogiques

Extrait de touteduc ;fr du 28.11.19->http://www.touteduc.fr/fr/abonnes/article/id-16806-maternelle-les-acteurs-de-terrain-s-inquietent-des-projets-ministeriels]

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