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C’est dans les quartiers populaires et les REP+ que la réticence à retourner à l’école est la plus forte (sondage Ipsos)

12 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Déconfinement : le défi de la lutte contre le décrochage scolaire
A la veille de la réouverture progressive des écoles, la communauté enseignante s’interroge sur sa capacité réelle à « aller chercher » les enfants les plus en difficulté – ceux-là mêmes qui sont « prioritaires » pour le retour en classe.

[...] de l’avis des enseignants, élus et associations de parents d’élèves ayant mené des recensions dans les écoles et des enquêtes locales, le choix de renvoyer les enfants en classe est fortement corrélé à l’origine sociale des familles. C’est dans les quartiers populaires de la ville et les réseaux REP + que les parents sont les plus réticents. Selon le dernier baromètre Datacovid avec l’institut Ipsos, 49 % des parents d’élèves envisagent de renvoyer leurs enfants à l’école élémentaire. Mais si 43 % des parents seulement l’envisagent pour l’école maternelle, ils sont 52 % parmi les CSP +.

« Malheureusement, c’est dans les quartiers populaires que les théories du complot circulent le plus, déplore Damien Berthilier, adjoint chargé de l’éducation à la mairie de Villeurbanne (Rhône). On a aussi constaté que certaines familles allophones avaient mal compris les règles du confinement. Ils pensaient qu’ils n’avaient pas le droit de sortir du tout et ont gardé les enfants à l’intérieur en permanence. Dans ces familles, la crainte de retourner en classe est forte. »

Extrait de lemonde.fr du 11.05.20

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