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23.12.06 - Les suites du drame du RAR de Meaux

23 décembre 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable
  Sommaire  

Extraits de « Libération » du 22.12.06 : Le SOS d’un établissement « ambition réussite »

Les professeurs d’Albert-Camus situé en ZEP réclamaient des moyens supplémentaires.

Les enseignants du collège Albert-Camus situé en ZEP (zone d’éducation prioritaire) alertaient « depuis deux mois » leur hiérarchie à propos des problèmes de violence et du manque de personnels dans l’établissement, selon une représentante du Snes-FSU, majoritaire dans le second degré.

« Le 18 octobre, les professeurs ont rédigé une lettre en commun pour demander des moyens supplémentaires », a-t-elle ajouté, assurant qu’ils étaient « déçus » de n’avoir pas obtenu les moyens promis dans le cadre du classement de l’établissement en « ambition réussite ». « Ils n’ont eu que quatre assistants pédagogiques sur les douze promis à la rentrée. »

Mi-novembre, « les enseignants ont rédigé un préavis de grève, mais ne l’ont pas déposé parce que la principale leur a donné des temps de réunion pour trouver des solutions en interne », a précisé cette source. Lundi, a-t-elle poursuivi, « un enseignant a été bousculé, un autre a reçu des coups de pied et de poing en séparant une bagarre, une surveillante a été arrosée d’eau de Javel, et une élève, hospitalisée après avoir été battue à la sortie ».

Les enseignants de ce collège de 602 élèves étaient donc en train de rédiger une procédure de « droit d’alerte », première étape avant le droit de retrait. Ce collège « tourne bien en dépit des difficultés » pour le cabinet du recteur de Créteil. « A Meaux, c’est un établissement qui a la réputation d’être difficile, tout comme le collège Beaumarchais qui est situé à proximité. Il y a déjà eu des soucis, comme des altercations devant le collège », affirme un habitant du quartier Beauval, où est situé le collège.

Beauval se situe dans une vaste zone d’habitat social composée de deux quartiers classés en zone urbaine sensible (ZUS), Beauval et la Pierre-Collinet, qui comptent au total 10 780 logements dont une majorité de HLM pour 27 000 habitants. Les deux quartiers font l’objet d’un programme de requalification urbaine. Une convention pour leur rénovation a été signée par l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), le 26 octobre 2004. Un budget de 125 millions d’euros est engagé, dont 68 millions de l’Anru. Le programme prévoit la démolition de 1 107 logements, la réhabilitation lourde de 3 264 logements et la construction de 1 365 logements neufs mélangeant des HLM et des programmes d’accession à la propriété dans un objectif de mixité sociale.

Jacky Durand et Tonino Serafini

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Extraits du « Monde » du 23.12.06 : Un établissement en attente des moyens promis

Notre collège devait être la vitrine de l’éducation prioritaire, une vitrine que le gouvernement est en train de démolir, faute d’avoir donné les moyens promis", déplore Catherine Roustan, déléguée départementale du SNES de Seine-et-Marne.

Situé à proximité de deux quartiers classés en zone urbaine sensible (ZUS), Beauval et la Pierre-Collinet, le collège Albert Camus de Meaux avait été sélectionné pour faire partie des 249 établissements classés "Ambition réussite" et donc les mieux dotés de l’éducation prioritaire.

Annoncé par Gilles de Robien, ministre de l’éducation nationale, le 13 décembre 2005, à la suite de la crise des banlieues, le plan de relance de l’éducation prioritaire prévoyait de donner à ces établissements jugés les plus difficiles des moyens supplémentaires.

Leurs équipes éducatives devaient être renforcées dès la rentrée de septembre par quelque 1 000 enseignants "référents" de plus, 3 000 assistants pédagogiques, un principal adjoint, une infirmière scolaire à plein temps.

Dans ce cadre-là, le collège de Meaux a obtenu 4 enseignants référents et 4 assistants pédagogiques. " Il ne suffit pas de donner les moyens, il faut aussi former les personnels supplémentaires", dénonce Mme Roustan. " Nos professeurs référents ne savaient pas à la rentrée ce qu’ils étaient censés faire. Quant aux assistants pédagogiques, nous en avions quatre en début d’année, au bout de quelques semaines, l’un d’entre eux a démissionné. Il n’a pas été remplacé. Il nous en aurait fallu 12. mais à raison de vingt heures par semaine pour un demi-smic, ces postes ne suscitent pas beaucoup de vocation", analyse la syndicaliste.

Au ministère de l’éducation nationale, Pierre Polivka, délégué à l’éducation prioritaire, assure que les promesses ont été tenues. " les 1 000 postes de professeurs référents ont été pourvus. 75 % de ses enseignants sont des professeurs chevronnés et 25 % sont des professeurs des écoles affectés au collège mais qui exercent dans le primaire". La moyenne d’âge de ses enseignants est de 37 ans. Les deux tiers sont issus de l’éducation prioritaire et la moitié d’entre eux exerçaient déjà dans les établissements où ils sont référents.

M. Polivka reconnaît que le recrutement des assistants pédagogiques a été plus difficile. " Nous en avons bien recrutés 3 000 mais selon les académies leur profil est plus diversifié", explique Pierre Polivska. Idéalement le profil de ses jeunes était celui de l’étudiant se destinant au métier de l’enseignement.

Catherine Rollot

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Extraits du « Figaro », le 23.12.06 : Meaux : un collégien meurt après une bagarre

Le garçon de 12 ans a été pris à partie à la fin d’un cours de gym. Deux enfants de 11 ans étaient toujours retenus par la police vendredi matin.

La stupeur s’est abattue hier sur le collège Albert-Camus de Meaux (Seine-et-Marne). En fin de matinée, Karl, un élève de sixième âgé de 12 ans, a été grièvement blessé par plusieurs de ses camarades. Pris en charge par les pompiers, l’enfant est mort des suites d’un arrêt cardiaque, peu après 14 h 15.

L’incident, dont l’origine reste à déterminer, s’est déroulé peu avant 12 h 30 dans le gymnase de l’établissement, à l’issue d’un match de handball qui, selon certains témoins, aurait été marqué par des tensions entre élèves. « Les enfants d’une classe de sixième étaient en train de ranger leur matériel lorsqu’une dispute a éclaté », explique une source proche de l’enquête. De son côté, une fillette présente dans le gymnase expliquait hier soir : « Le professeur était à l’autre bout de la salle, en train de remplir les évaluations, lorsque Karl s’est approché d’une camarade pour s’adresser au garçon avec qui elle jouait. Celui-ci s’est alors brutalement énervé. »

Selon les premiers éléments de l’enquête, cet élève de 11 ans aurait frappé Karl d’un coup de poing au visage, le faisant chuter au sol. S’en serait suivie une mêlée confuse dans laquelle certains élèves ont peut être tenté de lui porter secours, tandis que d’autres lui donnaient des coups. Ensuite, seulement, l’enseignant a pu intervenir, découvrant le jeune garçon, inanimé.

Saisies en tout début d’après midi, la brigade criminelle de Versailles et la Sûreté départementale se sont déplacées sur les lieux de l’agression où plusieurs enfants ont aussitôt été entendus. Deux d’entre eux, âgés de 11 ans et donc trop jeunes pour être placés en garde à vue, étaient hier soir « retenus » par les enquêteurs pour une durée théorique et renouvelable de douze heures. Au même moment, une autopsie débutait afin d’établir les causes précises du décès.

Si les cours se sont poursuivis hier après-midi, une cellule psychologique a été mise en place dans cet établissement de 602 élèves, où travaille et réside le père de Karl, employé à l’entretien de l’établissement. « Nous souhaitons éviter que la panique et les rumeurs infondées ne déstabilisent les élèves, déjà soumis à certaines difficultés en temps normal », commentait hier soir l’inspecteur d’académie, Éric Marchal.
« Un collège sensible »

Situé dans le quartier sensible de Beauval, le collège Albert-Camus se trouve classé en zone d’éducation prioritaire et bénéficie, depuis la rentrée, du label « ambition réussite ». L’an dernier, il a connu cinq incidents graves selon le recensement national des violences scolaires récemment dévoilé par l’hebdomadaire Le Point - ce qui ne le classe pas parmi les collèges les plus sensibles de la région parisienne.

Hier, le recteur de l’académie de Créteil a toutefois reconnu : « C’est un collège sensible où les élèves connaissent des difficultés et où des signalements récents faisaient apparaître des tensions. » De son côté, le Snes-FSU assure que les enseignants alertaient leur hiérarchie « depuis deux mois » sur des problèmes de violence récurrents. « Le 18 octobre, les professeurs ont rédigé une lettre pour demander des moyens supplémentaires, confie ainsi un représentant du syndicat. Lundi, un enseignant a été bousculé, un autre a reçu des coups de pied et de poings en séparant une bagarre, une surveillante a été arrosée d’eau de Javel et une élève hospitalisée après avoir été battue à la sortie. »

Au printemps 2001, Albert-Camus avait en outre été secoué par plusieurs semaines de tensions après la grave agression dont un collégien de 15 ans avait été victime. Le 27 mars, Karim avait reçu sept coups de couteau au visage, victime d’un camarade du même âge furieux qu’il ait tardé à lui rendre son baladeur. L’inspection d’académie avait temporairement fermé l’établissement.

Hier, sitôt le drame rendu public, le ministre de l’Éducation nationale Gilles de Robien s’est déclaré « très choqué » avant d’exprimer sa « compassion à la famille et à la communauté éducative ». « Bouleversé », le maire de Meaux, Jean- François Copé, doit pour sa part se rendre ce matin dans le collège.

En début de soirée, le Parti socialiste s’est déclaré « horrifié » par le décès du collégien, déplorant une « montée endémique de la violence ». De son côté, le président de la FCPE, principale fédération de parents d’élèves, a estimé que la mort de Karl « témoigne d’un gros problème de vigilance et d’encadrement ».

Cyrille Louis et jean-Marc Philibert (à Meaux)

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Extraits du site « VousNousIls », le 21.12.06 : Mort du collégien de Meaux : de Robien dénonce une "récupération politique"

Le ministre de l’Education Gilles de Robien s’est dit vendredi soir "indigné de la récupération politique" dont fait l’objet, selon lui, le décès d’un collégien de Meaux, mort jeudi après avoir été frappé par des camarades, et alors qu’il souffrait d’une maladie cardiaque.

Gilles de Robien estime dans un communiqué "qu’il est indécent, simpliste et démagogique de réduire la tragédie de Meaux à un prétendu manque de moyens. Ces réactions sont particulièrement peu respectueuses de la douleur d’une famille. Ce drame s’est déroulé dans un collège où il y a adulte pour encadrer six élèves, alors que la moyenne d’encadrement dans les collèges est d’un adulte pour dix-huit élèves".

"La question de la violence en milieu scolaire renvoie principalement à un problème beaucoup plus profond auquel est confrontée notre société", poursuit le ministre.
Plusieurs syndicats et la fédération de parents FCPE ont dénoncé un encadrement insuffisant dû à un manque de moyen, après le décès de Carl, 12 ans, élève au collège Albert-Camus de Meaux.

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Philippe de Villiers : le drame de Meaux montre "l’échec des politiques scolaires"

Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a estimé vendredi que la mort d’un jeune collégien à Meaux après une bagarre montrait "l’échec des politiques éducatives et scolaires des 30 dernières années".

Dans un communiqué, M. de Villiers en appelle à un "changement radical des valeurs" et préconise, outre des "moyens supplémentaires" pour l’éducation, "l’abrogation de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs délinquants", la "suppression des allocations familiales pour les familles laxistes", et la création de "pensions éducatives pour suppléer les familles dépassées".

Carl, âgé de 12 ans, est mort jeudi dans son collège de Meaux après une bagarre. Il souffrait d’une malformation cardiaque rare, et a succombé en raison du choc émotionnel consécutif aux coups de ses deux jeunes agresseurs.

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La Fidl appelle à une minute de silence samedi à la mémoire de Carl

Le syndicat lycéen Fidl appelle l’ensemble des établissements scolaires ouverts samedi 23 à faire respecter une minute de silence en hommage à Carl, le collégien de 12 ans mort jeudi à la suite d’une bagarre à Meaux (Seine-et-Marne).

"Pour témoigner de l’émotion que nous ressentons tous face à ce drame, indique un communiqué de la Fidl, nous appelons l’ensemble des établissements scolaires ouverts le samedi 23 décembre à faire respecter une minute de silence en hommage à Carl".

"Ce drame se place dans la lignée d’une série d’actes violents au sein même de nos écoles ces derniers mois, poursuit le communiqué. Il est grand temps que nous sortions d’une société et d’une école de la violence, mais cela ne peut se faire sans moyens financiers, humains ou matériels. C’est pourquoi les pouvoirs publics doivent enfin prendre leurs responsabilités pour prendre des mesures rapides afin d’enrayer la montée de la violence".

Vendredi, le procureur de la République de Meaux, René Pech, a affirmé que le jeune collégien souffrait d’"une malformation cardiaque rare" et que sa mort était due à "un stress émotionnel qui a entraîné un arrêt cardiaque subit".

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Le rectorat :
Collégien mort à Meaux : moyens suffisants pour un "fonctionnement normal"

Le collège Albert-Camus de Meaux (Seine-et-Marne), où un élève est mort jeudi, dispose de moyens suffisants pour "permettre un fonctionnement normal, où la violence n’a pas sa place", a affirmé vendredi le recteur de l’académie de Créteil, Bernard Saint-Girons.

L’équipe de ce collège "Ambition réussite", où sont scolarisés un peu plus de 600 élèves, compte, hors personnel non-enseignant, "une soixantaine" de personnes, soit "un adulte pour dix élèves", contre un adulte pour 18 élèves dans les établissements classiques, a souligné M. Saint-Girons lors d’une conférence de presse.

Il s’agit donc d’un "établissement dont les moyens permettent et doivent permettre un fonctionnement normal, où la violence n’a pas sa place", a ajouté le recteur de l’académie de Créteil (Val-de-Marne, Seine-saint-Denis et Seine-et-Marne). Aussi bien les parents d’élèves que les enseignants du collège ont dénoncé vendredi un manque d’effectifs et une atmosphère de violence dans l’établissement.

Le recteur a précisé que "10 signalements avaient été effectués depuis la rentrée" en septembre, concernant des "incidents liés à des intrusions", des "incidents consécutifs à des bagarres à l’extérieur" ou des "injures graves, voire des menaces" visant les personnels de l’établissement, qui pour autant "n’est pas à feu et à sang", a-t-il affirmé.

Un projet portant sur l’organisation de la vie scolaire, déjà en cours d’élaboration avant le drame, devrait être finalisé dans les jours qui viennent pour entrer en application à la rentrée de janvier, a dit M. Saint-Girons. Il a souligné qu’il "s’emploierait à dégager les moyens" pour sa réalisation, tout en observant : "il n’est pas vrai qu’il suffit d’ajouter des moyens aux moyens pour régler des problèmes".

Ce projet vise à modifier la circulation des élèves dans le collège de façon qu’un adulte soit présent "tous les 7 ou 8 mètres", permettant ainsi "d’identifier les comportements qui méritent d’être sanctionnés", a-t-il expliqué. Mais "cet effort n’a de sens que si l’école n’est pas seule à agir", a ajouté le recteur, en nommant, "au premier rang, les parents".

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Le PCF :
Drame de Meaux : le gouvernement doit donner plus de moyens aux écoles

Le PCF a appelé vendredi le gouvernement à donner "des moyens" aux écoles, plutôt que "culpabiliser les enseignants" ou d’"accuser la malchance", après la mort d’un collégien jeudi à Meaux (Seine-et-Marne) suite à une bagarre.

Le Parti communiste français "appelle le gouvernement à, plutôt que de culpabiliser les enseignants et les parents ou encore accuser la malchance, donner tous les moyens aux écoles et aux enseignants afin que tous les enfants puissent vivre leur scolarité dans les meilleures conditions", indique le PCF dans un communiqué.

Selon le Parti de Marie-George Buffet, la "responsabilité du gouvernement est de tout mettre en oeuvre pour que l’école soit en situation d’assumer l’ensemble de ses missions, depuis l’enseignement" jusqu’à "l’encadrement et l’accompagnement".

"Ce dont l’école a besoin aujourd’hui, c’est de médecins scolaires, de surveillants, de psychologues ou encore d’enseignants", affirme le PCF, qui dénonce les propos du porte-parole du gouvernement et maire de Meaux Jean-François Copé selon lequel il faut éviter "l’amalgame entre les moyens et la tragédie qui s’est passée" à Meaux.

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Les personnels d’Albert-Camus à Meaux "se battront" pour des moyens

Les personnels du collège Albert-Camus de Meaux (Seine-et-Marne), où un élève de 12 ans est mort jeudi au cours d’une bagarre, ont affirmé vendredi qu’ils allaient "se battre" pour obtenir des moyens, quitte à ne pas reprendre les cours à la rentrée.

"Nous nous battrons pour obtenir les moyens nécessaires pour que le collège redevienne un lieu permettant aux enfants d’apprendre dans un climat sûr auquel tout le monde aspire", ont expliqué dans un communiqué les représentants CFTC, FO, Snes-FSU, Snep-FSU des enseignants, les membres du conseil d’administration, les personnels et les parents d’élèves.

"Les cours de la rentrée ne reprendront pas tant que ces besoins en moyens personnels et matériels n’auront pas été satisfaits (assistants pédagogiques en nombre suffisant et heures pour la gestion des classes)", ont-ils assuré.
Se disant "profondément choqués" par l’événement et apportant leur soutien à la famille de la victime, ainsi qu’à l’enseignant qui n’a pas eu le temps d’intervenir, les personnels et parents ont rappelé avoir alerté leur hiérarchie de la multiplication des actes de violence et d’incivilité dans leur établissement.

Ils ont cité "une lettre adressée au recteur il y a quelques mois faisant état du manque de moyens pour assurer la sécurité des élèves et des personnels" et "restée sans réponse". "Depuis quelques semaines", ont-ils ajouté, "les agressions entre élèves et envers les personnels du collège n’ont pas cessé d’augmenter". Jeudi, "un droit d’alerte préalable à la mise en place d’un droit de retrait était sur le point d’être déposé", ont-ils rappelé.

Le ministère de l’Education nationale a assuré qu’avec 100 adultes équivalents temps plein pour 602 élèves, ce collège classé "ambition réussite", avait "un taux d’encadrement supérieur à la moyenne nationale".

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Drame de Meaux : François Bayrou pour un renforcement de la présence adulte à l’école

Le président de l’UDF François Bayrou a estimé vendredi "impératif" de renforcer la présence adulte dans les établissements scolaires, après la mort d’un collégien jeudi à Meaux (Seine-et-Marne) suite à une bagarre.
"Les résultats de l’autopsie disent une chose encore plus terrible que si c’était la violence seule qui était responsable de la mort de ce jeune garçon", a déclaré M. Bayrou à l’AFP, car "en fait il est mort de peur, sous les coups qui le frappaient".

"C’est un chagrin pour tout le monde, et aussi une honte puisque des avertissements nombreux avaient signalé la montée des incidents dans cet établissement", a-t-il ajouté.

"L’impératif, tout le monde le connaît, on a besoin de rétablir le calme et la paix dans les cours de récréation et dans les classes et pour cela, il faut une présence adulte renforcée et sérieuse", a estimé M. Bayrou.

"Le service civique pourrait par exemple apporter une réponse efficace à cette attente", a ajouté le candidat centriste à la présidentielle.

Le collégien mort jeudi à Meaux dans une bagarre souffrait d’une malformation cardiaque rare, et a succombé en raison du choc émotionnel consécutif aux coups de ses deux jeunes agresseurs, mis en examen vendredi pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner

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