Merci de ces réponses. En fait, je connaissais ce texte et les indicateurs retenus ici sont majoritairement ceux qu’on utilise au moins depuis 7 ans sur notre ZEP pour évaluer (ou justifier ?). Mais je n’arrive pas à faire le lien avec l’aspect financier et budgétaire ? En quoi celà modifie t’il notre rapport à l’argent des projets d’action ?
A vous lire.
Oui : la LOI n° 2003-710 du 1er août 2003 a pour titre "Loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine"
Est -ce que ce ne sont pas les mêmes indicateurs que ceux qui figurent dans la loi sur la politique de la ville ?
Bonjour.
Nous avons reproduit dans notre revue de presse une information : il y aurait un recrutement d’assistants pédagogiques à la rentrée scolaire prochaine. Nous avons cité la source. Mais rien n’est certain : il s’agit d’un communiqué de presse, ce n’est pas une circulaire officielle du ministère de l’Education nationale.
Il est souhaitable que vous reveniez de temps à autres sur notre site : si nous avons une information dans ce domaine nous la mettrons immédiatement en ligne. Si un recrutement se fait, il le sera probablement au niveau des rectorats qui, à ce jour, n’ont ouvert aucune liste de candidatures. Espérons que cela va se faire.
Vous pouvez rester en contact direct avec le secrétariat de l’OZP, si vous le voulez : ozp.ass@wanadoo.fr
Amicalement.
Nous avions, à l’époque, attiré l’attention des lecteurs du site OZP sur la loi du 1er août 2003. Le travail du coordonnateur et du responsable de ZEP ou REP y est clairement indiqué. Voici un extrait :
Objectifs et indicateurs de la politique de la ville
(…)
5. Améliorer la réussite scolaire
La qualité de l’offre scolaire et éducative est un vecteur essentiel de requalification des territoires urbains en raison de son incidence directe sur les stratégies résidentielles des ménages et de son impact sur la ségrégation territoriale. Elle a une incidence très forte sur la réussite des enfants et des jeunes qui habitent dans ces quartiers.
Les efforts de discrimination positive accomplis depuis plus de vingt ans dans le cadre de l’éducation prioritaire, s’ils ont été importants, n’ont cependant pas permis de réduire notablement les écarts de réussite scolaire entre les établissements situés en ZUS et l’ensemble du territoire national. Si les difficultés scolaires ne sont pas spécifiques aux jeunes résidant en ZUS, elles revêtent un caractère particulièrement aigu dans ces quartiers et plus particulièrement dans les familles qui cumulent des difficultés économiques et sociales.
5.1. Les objectifs
Pour réduire les écarts de niveau entre certains élèves et les autres élèves scolarisés en ZUS et leur garantir une formation adaptée, le système éducatif poursuivra son adaptation et sa coopération avec les collectivités territoriales et autres acteurs locaux. Une démarche de veille éducative, permettant de prévenir les interruptions des parcours éducatifs, sera systématiquement mise en oeuvre au plan local.
L’objectif à atteindre d’ici à cinq ans est une augmentation significative de la réussite scolaire dans les établissements des réseaux d’éducation prioritaire et des ZUS pour rapprocher leurs résultats de ceux des autres établissements scolaires.
5.1.1. Poursuivre les efforts en faveur de l’éducation prioritaire.
Il revient aux acteurs locaux de se donner des objectifs précis dans le cadre d’une relance des contrats de réussite et d’élaborer des tableaux de bord avec des indicateurs de moyens et de performances. C’est sur la base du contrat de réussite que seront définis les engagements des autorités académiques. Au sein des réseaux d’éducation prioritaire, la lettre de mission des responsables et des coordonnateurs les mandatera pour assurer l’articulation entre le réseau d’éducation prioritaire et la ville.
5.1.2. Clarifier et simplifier les politiques éducatives.
La multiplicité des cadres de contractualisation, des dispositifs, des échelles d’intervention et des opérateurs n’assure ni la lisibilité ni la cohérence des actions éducatives sur un territoire. Les procédures et cadres contractuels seront simplifiés dès 2004. Ils seront organisés dans un cadre fédérateur regroupant tous les dispositifs existants dans et hors l’école, associant l’ensemble des partenaires concernés qui en détermineront localement les modalités. Ce cadre déterminera les enjeux stratégiques, les objectifs prioritaires et les moyens mobilisés.
5.2. Les indicateurs
5.2.1. Indicateurs nationaux de moyens dans les établissements en ZUS :
– nombre d’enseignants pour cent élèves dans les écoles ;
– nombre moyen d’élèves par structure pédagogique au collège ;
– dotation totale horaire dans les collèges ;
– proportion d’enseignants en poste depuis deux ans ou moins dans le même collège ;
– proportion d’enseignants de moins de trente ans dans les écoles ;
– proportion d’enseignants de moins de trente ans dans les collèges ;
– nombre de classes d’enseignement général de lycées ;
– nombre d’établissements d’enseignement supérieur.
5.2.2. Indicateurs de résultats :
– résultats aux évaluations nationales (considérés dans tous les cas à partir de l’écart aux moyennes nationales) ;
– proportion d’élèves en retard au début du cycle 3 ;
– proportion d’élèves en retard à la fin du cycle 3 ;
– proportion d’élèves en retard de deux ans ou plus en 6e ;
– proportion d’élèves en retard de deux ans ou plus en 3e générale, sauf 3e d’insertion ;
– taux d’accès de 6e en 3e ;
– devenir des élèves de 3e en fin de seconde générale et technologique ;
– devenir des élèves de 3e en fin de seconde professionnelle ;
– résultats au diplôme national du brevet des collèges ;
– taux de réussite aux baccalauréats général, technologique et professionnel ;
– proportion d’élèves boursiers reçus au brevet des collèges ;
– proportion d’élèves boursiers reçus au baccalauréat.
Chaque fois que possible, on retiendra le taux d’évitement à l’entrée en 6e.
Monsieur,
Je suis interressé pour poser ma candidature pour être Assistant pédagogique. Veuillez m’indiquer à qui je dois m"adresser pour poser ma candidature. D"avance merci.
dossier complet certe ... mais indigeste. Existe t’il quelqu’un qui a compris ce qui est réellement du ressort des coordo dans l’application de cette loi organique et où est cette "liste d’indicateurs précis pour évaluer les ZEP" ?
Un article très interessant, qui fait un bilan objectif du chantier à mettre en place pour que la scolarisation continue à garantir les fondements d’une société démocratique.
Merci,
cordialement,
Generosa Di Filippo
Excellente initiative.
Pouvez vous me faire savoir dans quelle mesure il est possible de verser la taxe d’apprentissage à une ZEP
Bonjour,
Merci pour les précisions apportées : en effet, un organisme tel qu’un CASNAV n’a pas la possibilité de créer un REP, c’est aux lieux de décisions de l’Education nationale (IA - rectorat - ministère) qu’une telle création peut être décidée. Le CASNAV, lui, va accompagner ce REP voyageurs. Votre précision était utile et nous n’aurions pas dû présenter ainsi cette création.
Sur le second point, la réponse est simple : nous avons appris la création de ce REP grâce à "L’encyclopédagogie" et non pas par l’inspection académique de Meuthe-et-Moselle. Si celle-ci avait publié un communiqué de presse pour l’annoncer, nous l’aurions bien volontiers reproduit dans notre revue de presse. "L’Encyclopédagogie" nous a averti de cette création : nous avons donc dit que c’était par elle que nous avions reçu l’information, ce qui est une règle de fonctionnement continue de notre revue de presse. Il n’y a rien d’étrange à cela.
Vous nous indiquez le lien direct : merci. Cela est évidemment plus simple et l’information peut être ainsi trouvée à la source plutôt que de manière détournée.
Nous reproduisons volontiers les informations reçues, dès lors qu’elles concernent directement l’éducation prioritaire. Nous continuerons à reproduire les communiqués du CAREP-CASNAV de l’académie de Nancy-Metz dont le travail a été mis en valeur sur ce site (compte rendu de la Rencontre du 17 janvier 2001)
Amicalement,
AB
Bonjour,
Dans votre rubrique actualités, vous faites mention de la création du Réseau d’éducation prioritaire Enfants du voyage de Meurthe-et-Moselle ( 17/04 - Un REP voyageurs en Meurthe-et-Moselle ) et je vous en remercie.
Je voudrais juste corriger un élément de la présentation. Vous indiquez que ce REP est une création de l’IA de Meurthe-et-Moselle et du CASNAV-CAREP de Nancy-Metz, ce qui est une erreur. En effet, le CASNAV n’est impliqué dans la constitution du REP que de façon indirecte, les CASNAV n’ayant pas (encore !) vocation à « créer » des réseaux d’éducation prioritaire. Il existe cependant un lien entre les deux entités dans la mesure où la coordonnatrice du REP est également formatrice au CASNAV.
Votre présentation se termine par un lien renvoyant au site « L’ Encyclopédagogie » qui intégre dans ses pages le site du REP. Etrange ? N’aurait-il pas été plus judicieux d’indiquer le lien qui mène directement à ce site : http://www3.ac-nancy-metz.fr/Enfants-du-Voyage/
Cordialement,
Daniel Giuliani
CASNAV-CAREP de Nancy-Metz (et accessoirement, l’un des auteurs du site du REP)
Cela donne t’il un caractère d’urgence à formaliser le texte d’orientation de l’OZP ? Il me semble que oui. Puisque l’OZP est intimement persuadée du besoin de concentrer des moyens (projets, personnels, finances) sur des zones particulièrement sinistrées alors servons nous de cette brèche, à priori désastreuse pour l’éducation prioritaire, pour tenter d’en tirer quelques profits pour les collègues, les jeunes, les quartiers qui souffrent le plus.
Que les ZEP vivent et que les SUPE naissent !
Bon courage au micro-bureau pour la rédaction attendue.
Vous pouvez me joindre sur mon mail : kaderaoun@hotmail.com
tout est question de définition (voir "Education et formations" n°61 de 2001) cliquer ici : en termes de moyens (essentiellement des postes d’enseignants et d’heures supplémentaires), les ZEP ont environ 10% de moyens supplémentaires.
Ce que l’ont sait de l’aide des collectivités locales ne fait pas apparaître de priorité globale aux ZEP (sauf exception locale) mais aux écoles et collèges ruraux. On peut noter que la disparition des aides éducateurs est un coup dur pour les ZEP.
Comment le Ministre arrive-t-il à 15% ? Probablement en ajoutant les primes qui augmentent d’environ 5% le coût des enseignants de ZEP. Mais là, on passe à une autre notion, on passe des moyens aux coûts.
Le rapport TOULEMONDE qui avait évalué les coûts montrait aux contraire que les grands lycées et plus généralement les établissements de centre ville coûtaient plus cher à cause des agrégés et des professeurs en fin de carrière.
FRG
Cette enquête confirme les résultats d’enquêtes plus anciennes : il n’y a pas d’écart important , malgré les apparences entre les enseignants de ZEP et les autres. Certes la répétition de questions où ils sont un peu plus nombreux à avoir des opinions négatives peut créer une impression différente. Mais l’écart pour ces opinions négatives est faible, de l’ordre de 5%.
On retrouve aussi une trace des résultats anciens : les enseignants de ZEP sont un peu plus polarisés aux extrêmes, un peu plus nombreux à être très investis et un peu plus nombreux à être découragés ( la comparaison se fait avec les enseignants de collège, puisqu’ils sont seuls à être nombreux en ZEP).