Merci pour votre lettre n°245 toujours bien informée.
Vous présentez l’organisation des assises ZEP 2013. On n’y voit pas de présence de chercheurs ? Est-ce parce que cette présence est évidente ?
Il y a une quinzaine d’années, les assises académiques ZEP avaient été préparées dans chaque ZEP par un questionnaire et un apport de chercheurs en sciences de l’éducation sous forme de 3 petits livrets, lisibles par tous et bien utiles : ça faisait réfléchir à notre travail.
Est-on dans un processus semblable ? La recherche pédagogique a avancé, ce serait bien de savoir où elle en est en ce qui concerne les ZEP : tous les enseignants de ZEP ne sont pas de fervents lecteurs de votre lettre et ne savent pas, par exemple, que le bouquin de Jacques Bernardin leur serait probablement utile.
bravo william
biz
Bonjour Monsieur,
Les Français sont à la recherche de la transparence et je suis une de ceux-là aussi votre article m’intéresse-t-il beaucoup car il pointe une situation à laquelle je n’avais pas encore ni pensé et donc pas encore pu réfléchir. Ayant des petits enfants c’est pour eux que je m’adresse à vous. Retraitée et ayant le temps d’étudier les promesses des candidats qui seront proposées aux élections municipales, je souhaiterais donc approfondir ces passages pour une compréhension dans ce domaine du numérique que je découvre et ne maîtrise en rien.
1°) "différencier leurs pratiques"
2°) "elles doivent prendre la parole sur un domaine sur lequel la loi de décentralisation ne leur a pas donné autorité : l’enseignement lui-même.
Dans cet extrait suivant :
On sait qu’en matière de numérique les inégalités territoriales sont encore très importantes. On sait aussi que l’autre inégalité est culturelle et concerne les usages du numérique. Or pour que les collectivités puissent agir, il faut qu’elles puissent différencier leurs pratiques sans se retrouver en contradiction avec les directives nationales portées par les acteurs de l’éducation nationale. Pour ce faire elles doivent prendre la parole sur un domaine sur lequel la loi de décentralisation ne leur a pas donné autorité : l’enseignement lui-même.
Comment sortir alors de cette sorte de litige ?
Merci d’avance pour votre assistance réellement attendue !
Salutations
Bonjour, Lire ces déclarations me rajeunit...je me retrouve enseignante en 68...chef d’établissement en 82...et pourtant nous sommes en 2013...L’action ne peur se faire que sur le terrain...l’action collective dans un établissement ,si elle est intelligente, efficace et surtout efficiente, ne peut que s’imposer.Demander l’aval du ministère..???Le Projet d’Etablissement nous a donné ce pouvoir local, il faut le remettre en action , en le liant aux écoles qui vivent d’autres expériences avec la semaine de 4,5 jours par l’intervention des mouvements éducatifs et autres associations dont l’Ecole doit être partenaire, et avec les familles à plein ! Cela ne peut que se construire localement , aucune décision venue "d’en haut" peut modifier l’atmosphère localement.
Même si "pour balayer un escalier, il faut commencer par en haut", pour construire il vaut mieux y aller pierre après pierre en s’assurant des divers éléments qui constituent les fondations. Françoise
depuis qq années j’aborde bcp les notions de mathématiques en cours d’EPS afin de montrer aux élèves comment les statistiques sportives peuvent donner des informations pertinentes sur des réalisations motrices, actions sportives, individuelles ou collectives. En sport co, je parle souvent du nbre de tirs cadrés/nombre de possessions de balle pour rendre compte de la capacité pour une équipe à conserver le ballon, l’amener jusqu’en zone de tir... et j’en profite dc toujours pr dire "on se dde tjrs à quoi servent les maths à votre âge, pensez dc à tous les sportifs de haut niveau (footballeurs pro, tennis) qui s’appuient sur des statistiques pour définir un programme d’entraînement. Souvent je fais des tirades car le sujet me passionne. En utilisant encore plus les stat’ aujourd’hui : "sur 15 passes tentées combien avez vs réussi ?" en 20secondes combien de passes chaque groupe a t-il réussi à faire ?", je me suis appuyé sur les résultats donnés par les élèves pr les interroger sur les différences, et ils ont formulé des hypothèses "si ce groupe a réussi 20 passes (le +) c’est parce que la trajectoires est tendue, la vitesse de passe est supérieure... Des élèves de 3ème ont trouvé du sens à leur pratique car motivé par ces chiffres ils se sont empressés de multiplier les tentatives de records et ils ont aussi trouvé que les maths "parlaient".
C’est pourquoi ce soir j’ai voulu voir les travaux déjà existants sur ce lien eps et maths.
Merci pr votre expérience transmise, cela me conforte ds mon idée ! j’ai tjrs été passionnée par les liens entre les disciplines, ce depuis nos belles études STAPS !
Très bonne initiative pédagogique, leur permettant de redécouvrir leur environnement et peut-être d’apprendre quelque chose à leurs parents !
Virginie, spécialiste en Escabeaux Roulants
"Enfin,une question récurrente ne peut demeurer sans réponse:celle d’un nouveau temps professionnel, le temps de la concertation,de l’élaboration de moments d’enseignement en commun, du suivi et de l’évaluation des projets et des dispositifs dans une temporalité courte(afin de pouvoir améliorer, réorienter, supprimer,au vue des effets sur les
résultats ponctuels des élèves),du traitement des difficultés individuelles des élèves...Le temps de travail d’un enseignant d’un établissement favorisé n’est de fait pas le même que celui d’un enseignant en éducation prioritaire. Le temps collectif, hors enseignement face au groupe classe,hors préparation individuelle d’un cours et hors correction individuelle des copies, est nécessairement
plus important, nécessairement parce que la réussite des élèves est à ce prix"
Cette citation est extraite du second bilan de Mme Armand sur l’éducation prioritaire intitulé "Des RAR aux ECLAIR, comment répondre au défi de l’égalité de réussite scolaire", publié sur le site de l’OZP. Ce n’en est pas une incidente, mais rien moins que le paragraphe final de sa conclusion.
Mme Armand a, de toute évidence, contribué de façon déterminante à ce "rapport dignostic". Ce rapport se réfère à celui de 97, de Mme Moisan et M.Simon, où la même recommandation était mise en avant.
Dans "les moyens pour les leviers d’actions efficaces" présentés dans ce rapport diagnostic, comme dans les réponses du Secrétaire Général aux députés, où sont les réponses à "cette question récurrente qui ne peut demeurer sans réponse" ? Nulle part. Rien de ce temps de concertation quant à l’insoluble turn-over et manque d’attractivité ; rien de ce "nouveau temps professionnel" comme moyen de mieux coopérer, de permettre aux enseignants d’enrichir leur pratique au contact de chercheurs dans "une temporalité courte", "un temps collectif".
Cette omission n’est pas décevante ; elle est inquiétante. Sans parler des pirouettes sur la réduction de la taille des classes, et du tour de passe passe sur la question du périmètre de l’éducation prioritaire, comme si le poids des facteurs sociaux exogènes sur l’école ne s’était pas accru depuis les années 80.
Ne me connectant à votre site qu’une fois par semaine, le lundi (il y beaucoup de choses à faire dans ce métier), je ne lis votre réponse qu’aujourd’hui.
Pour les exemples d’articles « attendus », je me rends compte qu’il s’agissait pour moi d’articles antérieurs à 2000, vous n’êtes donc pas pris en défaut : acceptez mes excuses.
Je pensais aux articles de Jean-Pierre Pourtois et Huguette Desmet, ou ceux de Gérard et Eliane Chauveau, ou encore un article de Dominique Glasman... Ces chercheurs, parmi bien d’autres, nous ont permis de mieux comprendre ce que nous vivions.
Une fois pourtant, un article nous a fourvoyés : on se demande comment Denis Meuret a eu accès à cette revue pour écrire sur les ZEP en faisant tant de mal au dispositif, à ses profs et à ses élèves, sans bases scientifiques (1994).
Mais c’est une exception. La recherche est libre, heureusement.
On trouve aussi des opinions d’auteurs n’ont rien compris aux ZEP, par exemple Jean-Louis Derouet qui y écrit que « la création des ZEP et les lois de décentralisation délèguent le souci de la justice sociale au local » ! Mais vous allez croire que je veux régler des comptes.
Ces exemples ne sont que ponctuels : la RFP nous a beaucoup aidés et continue à le faire aujourd’hui, ses chercheurs sont tous utiles. Votre recensement est passionnant.
Plusieurs points de réflexion, en réponse à ce constat de M. le Premier ministre.
Le premier, c’est qu’en effet, la difficulté scolaire liée à des troubles (ASH entre autres) est plutôt connue - il existe d’ailleurs une assez importante littérature sur le sujet.
En revanche, ce qui relève de la difficulté "ordinaire", celle que tout le monde rencontre face à une nouveauté, n’est quasiment jamais traitée. Il est normal, dans le processus des apprentissages, de rencontrer des difficultés. Lorsque celles-ci sont levées, on peut dire schématiquement qu’il y a eu apprentissage et que la connaissance ou la compétence est procéduralisée. Or, on attend bien souvent que l’élève soit non pas en difficulté, mais en décrochage pour mettre en oeuvre un "soutien", stigmatisant par essence, malgré toute la bonne volonté des maîtres...
L’innovation, ainsi, tiendrait plus en ce qui relève de l’estime des élèves, de la vision de ce qu’est la "réussite" et d’un véritable changement de paradigme au niveau du monde enseignant, qui aurait peut-être à gagner en considérant l’enfant non seulement comme un élève (avec les grilles de compétences, etc.) mais aussi comme un être en formation, inscrit dans un parcours scolaire et de vie.
Les leviers de la motivation au travail des élèves, il ne faut pas les chercher loin : au-delà du jeu (méfiance ! Si parfois, on peut s’amuser en apprenant, l’école n’est pas un espace ludique), il y a tout ce qui concerne la curiosité des élèves (en quoi les intéresse-t-on, au collège, en particulier ?) et l’appétence aux interactions qu’ils peuvent avoir...
De quoi innover, je pense, dans les pratiques enseignantes...
Dans un second lieu, il faut reconnaître que les expérimentations visant à promouvoir l’innovation ont souvent laissé un goût amer à ceux qui s’y sont lancés... Réseaux Ambition Réussite : des enseignants référents, motivés et le plus souvent passionnés... au début !
Et la "machine" reprend ses droits : les chefs d’établissement changent, les façons de piloter aussi, les perspectives à l’issue du dispositif sont nébuleuses...
ECLAIR ? Il en va de même... j’y ai surtout vu un changement de nom, pour appeler différemment les RAR...
Dans les uns et les autres, de belles choses ont eu lieu - mais elles n’ont pas essaimé !
Pourquoi ?
Il faut de la motivation et de l’énergie aux équipes enseignantes pour inviter, parfois (souvent ?), leur hiérarchie de proximité, leurs collègues aussi, et même les élèves (qu’ils sont conservateurs, nos jeunes !) à "voir différemment"... à comprendre que l’école n’est pas un "travail" au sens étymologique du terme (tripallium : le triple pal - ça laisse songeur !) mais un réel lieu d’élévation et de plaisir.
J’ai lu avec énormément de plaisir (justement !) la circulaire de rentrée, d’avril dernier, où les termes de "soin" (au sens du "care" anglo-saxon) et de "bien-être" apparaissaient de façon récurrente...
C’est peut-être là, que se situe l’innovation : faire de l’école un lieu où l’on se sente bien, où se trouvent des enseignants experts et reconnus comme tels, capables d’apporter aux élèves un savoir à la fois spécialisé, mais également ouvert sur un monde qui change.
Voilà pour ce commentaire sans doute trop long - c’est peut-être l’atmosphère de la pré-rentrée qui me gagne !
Amicalement,
D.
(ancien professeur référent en RAR)
Merci pour vos encouragements et vos remarques.
Nous n’avons pas prévu pour l’instant de remonter au-delà de 1981, date de la création des ZEP.
La définition du champ de l’éducation prioritaire est en effet une question récurrente.
S’agissant des articles de la RFP, nous avons étendu notre sélection à la thématique beaucoup plus large des "inégalités scolaires", indépendamment de tout critère territorial. Par ailleurs, comme sur tout le site de l’OZP, nous n’avons pas retenu ce qui relève de l’enseignement spécialisé.
Vous précisez que certains "articles attendus" ne se trouvent pas dans notre sélection. Avez-vous quelques exemples ?
Merci
Cordialement
"Le Quotidien des ZEP"
Ce recensement est une bonne idée : j’avais entamé un tel travail quand j’étais coordonnateur, cela avait été utile, couplé aux articles de "X.Y.ZEP" du Centre Alain Savary. Pensez-vous remonter jusqu’à 1967 ? On verrait ainsi l’évolution de la recherche dans ce domaine, avec ses avancées et ses impasses.
Déjà, avec cette liste, on voit la difficulté de circonscrire le "domaine ZEP" car on peut se demander pourquoi certains articles y sont relevés et pourquoi d’autres, plus ou moins attendus, ne s’y trouvent pas. On retrouve les filtres habituels de l’OZP qui doivent être discutés dans votre Conseil d’administration. Le suivi d’X.Y.ZEP montre d’autres filtres. C’est la liberté propre à la recherche.
Merci à l’OZP pour ce travail.
Merci pour cette mention sur l’enseignement explicite dans votre site.
Pour les élèves des zones prioritaires, les pratiques explicites sont particulièrement recommandées pour leur efficacité. Une pédagogie structurée, allant du simple au complexe, favorise les apprentissages et consolide les acquisitions des élèves les plus fragiles. De multiples études récentes (dont vous trouverez les références sur notre site) l’attestent formellement.
Mais je me dois de vous signaler que le site Form@PEx est français (nous sommes dans le Gard), bien qu’il s’adresse à toute la communauté pédagogique francophone.
Cordialement.
http://www.formapex.com
Quelle actualité ! vaste et importante pour l’avenir. Merci à l’OZP pour cette nouvelle livraison... mais prenez-vous parfois des vacances ?
peut on payer largement moins cher pour ce qui vont au lp pasteur et en internat henin beaumont vers les 200 euros
Bonjour,
Merci ! Hier se tenait la journée Porte Ouverte ; et l’envie de dire à tous les parents, tous les enfants : yes !
... sauf que c’est le maire de ma fille qui a pris la parole pour lui aussi dire beaucoup de bien du collège...
... sauf que le maire de ma ville, comme tous les autres élus, n’ont pas leur enfant inscrit dans le collège de la cité !