La « délabellisation » des Réseaux n’est pas forcément une mauvaise chose, quand par ailleurs on en multiplie d’autres ( éclair, préfet, ers...) ce qui brouille souvent la compréhension de l’éducation prioritaire. Si c’est pour attribuer des moyens en fonction des publics accueillis, ce peut être une bonne idée. En effet, dans des territoires ruraux, les moyens de l’education prioritaire , quand ces derniers sont vraiment effectifs, ce qui reste parfois à démotrer- n’existent pas et pourtant les besoins sont criants en personnel d’encadrement, en accès à la culture et au sport. Et je partage tout à fait l’opinion de l’OZP d’une part de resserrer l’articulation entre écoles/collèges en réseaux et municipalités ayant une Politique de la Ville , d’autre part de renforcer le pilotage des réseux dans ces territoires.
Mais l’OZP insiste aussi – et, en tant que secrétaire de RRS, je les remercie grandement- sur un point largement oublié : l’existence de nouvelles professionnalités comme les coordonateurs et les professeurs référents. Métiers souvent inconnus, souvent invisibles mais qui devraient être développés dans tous les secteurs où des publics fragiles sont accueillis.
M. Louveau,
Je ne crois pas avoir vu les syndicats monter au créneau pour l’Education Prioritaire, sauf si elle s’était déjà mobilisée...
Cette absence est absolument criante pour les classes-relais...
Merci pour votre article.
La non réaction des syndicats concernant l’Education Prioritaire me laissait sans voix.
Je ne peux pas imaginer que cet abandon, proposé par cette synthèse, puisse être retenu par un gouvernement de gauche.
J-Luc Sérange Coordo
Bonjour,
Le document Eduscol suivant
http://eduscol.education.fr/cid59844/la-mallette-des-parents-cp.html
précise (à droite de la vidéo) que la mallette CP a été pré-expérimentée dans une cinquantaine d’écoles de plusieurs académies à partir du printemps 2012.
Cette limitation du nombre de sites explique sans doute pourquoi votre RRS n’a pas été prévenu de l’expérimentation.
Désormais, la mallette CP semble accessible à toutes les écoles, qu’elles soient ou non en EP.
Cordialement
L’OZP
Il faut croire que les RRS ne font plus partie de l’éducation prioritaire...
Coordinatrice d’un RRS, nous n’avons eu aucune info sur cette extension, ni même mon inspecteur à qui j’ai parlé de ce projet et qui, lui, n’en avait jamais entendu parler...
Bonjour,
Après lecture du décret concernant le prime ECLAIR, j’admets ne pas avoir compris les raisons pour lesquelles les assistants d’éducation n’ont pas droit à cette prime (tout comme la prime ZEP). Pourriez-vous, s’il vous plaît, me communiquer le document qui explicite cela.
Merci par avance,
Bien cordialement,
Maria P
Bonjour, à propos du Coup de Pouce Clé je voudrai signaler que :
– la méthode et les conclusions du volet quantitatif de l’étude (auteurs cités dans l’article) ont notamment été critiquées par Dominique Glasmann : voir : http://www.ozp.fr/spip.php?article12086 ; d’ailleurs ce rapport est encore "intermédiaire" au 14 sept2012 (et je n’arrive plus à le retrouver sur le web)
– qu’il existe aussi un 2e volet de l’étude du FEJ, (approche qualitative) menée et finalisée par Aures/reflex et nettement plus favorable > voir (page 157 ntt :
http://www.groupereflex.org/references/aures/groupe_reflex_Rapport_final_CPC_ACADIE_AURES_avril_2012.pdf
(les annexes sont aussi très intéressantes)
Nous ne l’avons pas indiqué pour ne pas mettre en difficulté les personnes concernées
Le Quotidien des ZEP
C’est quelle académie ?
Certains AP de RAR devraient pouvoir bénéficier des emplois d’avenir professeur.
Ce texte est certainement l’un des plus importants parmi les contributions. On devrait y revenir. Il y a là une vision d’ensemble que je ne retrouve pas dans les autres diffusés dans ce cadre.
Cela dit, je ne comprends pas pour Jean-Yves Rochex reprend à son compte la formule « donner plus à ceux qui ont le moins ». Déjà, selon le compte rendu de l’OZP, dans son intervention début juillet il l’avait fait. Peut-être est-ce pour lui utiliser une formule bien vue dans l’opinion publique. Mais ses propos habituels ne sont pas démagogiques et ce texte à nouveau montre qu’il n’est pas dans les facilités de langage.
Alors ? Pourquoi utiliser une formule qui parle de « donner » et, surtout, de donner à une catégorie définie par ses manques ? C’est contradictoire avec tout son discours et toutes ses positions.
D’abord, il ne s’agit pas de « donner ». Cet acte relève de la charité, hautement morale certes, mais en l’occurrence le débat se pose en termes de droit à l’éducation et non de morale. Pour parvenir à l’application de ce droit, une modulation dans l’organisation de l’éducation nationale est nécessaire. Il n’est pas question de dons.
Ensuite, tout le travail des enseignants de ZEP repose justement sur la considération des potentialités de leurs élèves et leur exploitation. Sur ce point, la meilleure démonstration du monde a été faite justement par… Jean-Yves Rochex. Comment comprendre ? Définir une catégorie d’élèves par un manque c’est retrouver le « handicap social » des années 70.
Il est bien entendu que ce message n’est pas une mise en cause de l’auteur : s’il y a quelqu’un qui a permis aux enseignants de ZEP d’être plus efficaces grâce à ses résultats de recherche, c’est bien lui et ce texte déposé dans le cadre de la concertation nationale montre à nouveau son attachement au droit à l’éducation pour tous et à la reconnaissance des potentialités de tous pour en profiter. Il ne s’agit donc que d’une interrogation sur l’utilisation d’une formule ambiguë, voire dangereuse. On le comprend de la part d’un journaliste mais difficilement de sa part.
FC
absolument d’accord ... une démarche a déjà été tentée en ce sens dans notre académie au bout des 3 premières années d’existence de ces postes, à partir du référentiel de compétences du PE. Courriers relayés par nos députés au ministre du moment ... sans suite bien évidemment.
Très juste ! Les assistants pédagogiques en RAR peuvent être un excellent "vivier". Le mot est amusant mais bien choisi. Leur faible nombre au regard de l’ensemble des enseignants est un avantage : il est possible de savoir pour chacun comment il a "fonctionné" et tous ceux qui ont "fait l’affaire" pourront être retenus pour la suite.
Intéressante lecture de vacances : il serait utile que ce texte soit diffusé lors des formations initiales et continues
Personne ne songe au vivier des assistants pédagogiques en RAR. Ils ont l’avantage d’avoir une expérience professionnelle, d’avoir été encadrés par des professeurs référents et de connaître les publics de l’éducation prioritaire. Ils étaient censés préparer les concours mais lorsqu’il ne sont pas dans une ville universitaire la préparation était difficile à cumuler avec leur charge de travail importante. Certes ils ne sont pas trés nombreux, mais un concours spécifique, mettant en valeur leur expérience professionnelle serait une mesure efficace.
F R GUILLAUME