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"L’idée de socle commun ne date pas d’hier", déclare l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, qui remonte à 50 ans en arrière

6 avril 2012 Version imprimable de cet article Version imprimable

Manque de communication, aucune formation, du travail supplémentaire et une incompréhension générale du dispositif... Le socle commun, objet de nombreuses critiques, était le thème du "premier colloque éducatif organisé par la FEP-CFDT, dont l’objectif est de nous positionner et repenser le système dans lequel nous travaillons" a déclaré Bruno Lamour, le secrétaire général du syndicat "Formation et enseignement privé".

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"Le vrai problème, c’est de donner une définition claire à ce socle commun, ou culture commune, ce que ne fait pas la loi d’orientation de 2005" intervient Claude Lelièvre, historien de l’éducation et invité au colloque. Mais le principe est bon, et l’idée ne date pas d’hier. "Avec cette loi, le collège est désormais prioritairement inclus dans la scolarité obligatoire."

Cette histoire commence il y a 50 ans avec l’ordonnance Berthoin qui prolonge la scolarité obligatoire à 16 ans. En 1963, la réforme Fouchet-Capelle crée le collège d’enseignement secondaire (CES), composé de 3 filières d’orientation. "Les CES sont des gares de triage qui permettent d’élargir le recrutement des élites." Valéry Giscard d’Estaing exprime sa volonté de donner un "savoir minimal qui exprime notre civilisation particulière. Il ne vise donc pas les élèves en difficultés mais tous les élèves". En 1984, à la demande de François Mitterrand, Pierre Bourdieu propose "un minimum culturel commun, composé des savoirs fondamentaux et des dispositions à acquérir des savoirs." En 1994, François Bayrou, affirme qu’il faut alléger les programmes des collèges et les rendre cohérents. A sa suite, Luc Ferry parle de "socle commun" pour les élèves moyens faibles. Claude Lelièvre ajoute que les tâtonnements sont toujours de mise lors de l’application d’une nouvelle loi. "C’est un processus long."

Extrait de touteduc.fr du 06.04.12 : La FEP-CFDT cherche à s’approprier le socle commun

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