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Les élus reçus à l’Elysée et à l’Anru : le PRE pourrait être élargi à d’autres communes. S’appuyer sur l’enseignement privé pour développer la mixité sociale dans les quartiers ?

30 janvier 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Depuis que le Premier ministre a lâché, le 22 janvier, qu’il fallait s’attaquer à la politique de peuplement de certains quartiers pour lutter contre les ghettos, terreau de la radicalisation islamique, les pistes s’ouvrent. Le président de la République a reçu jeudi 29 janvier plusieurs élus de banlieue pour leur demander de plancher sur la question. François Pupponi en avait évoqué quelques-unes lors de ses voeux à la presse, le matin même, en tant que président de l’Anru. Sylvia Pinel, lors du même exercice, a identifié quatre leviers en matière de politique du logement.

[...] Plus d’écoles privées, plus de mixité ?

La question éducative s’est également invitée au déjeuner de l’Elysée. Le lien entre le décrochage scolaire et la délinquance a été illustré par plusieurs maires.
Le programme de réussite éducative a été présenté comme un si "bon outil" que le président de la République aurait spontanément envisagé de l’élargir à d’autres communes.

Mais dans un cadre de politique de peuplement ambitieuse, qui ferait venir des classes moyennes, il ne suffit pas de réparer, comme le rappelle Damien Carême. "Pour des raisons que je peux entendre, les classes moyennes ne croient plus que le collège public est un endroit où leurs enfants ont un avenir", rapporte François Pupponi [président de l’ANRU).
"Et c’est vrai que souvent, ce sont ces enfants-là qui sont les premières victimes de rackets et d’agressions et comme les enseignants les considèrent plus privilégiés, ils leur accordent moins de temps qu’aux autres", poursuit-il (en connaissance de cause, ses propres enfants ayant été scolarisés dans un collège public de Sarcelles). Dès lors, il considère que pour favoriser la mixité scolaire dans les quartiers, il faut offrir aux classes moyennes la possibilité de mettre leur enfant dans une école qui les rassure.
De là à ce que l’Anru, un jour, finance la réalisation d’écoles privées dans les quartiers de renouvellement urbain…

Extrait de lacaltis.info du 28.01.15 : La politique de peuplement en question à l’Elysée, au ministère du Logement et à l’Anru

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