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Le théâtre, l’école et la cité : une réflexion sur l’action théâtrale en milieu populaire (article du dossier des Cahiers pédagogiques "A l’école du théâtre")

12 février 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

N° 519 - À l’école du théâtre

Le théâtre, l’école et la cité
Dominique Seghetchian

La pratique théâtrale est émancipatrice ? Pas si simple. L’auteure pointe les dérives, souligne les obstacles, donne des clés pour une pratique théâtrale véritablement formative, à travers des récits d’expériences et des portraits d’élèves.

Si l’éthique du théâtre populaire poursuit, avec ses moyens propres, les mêmes visées que l’éducation populaire [1], toute pratique théâtrale n’est pas émancipatrice.
Ainsi des élèves de Segpa, pour la plupart morts de peur, ont été amenés à se produire dans le hall du centre culturel local, devant quelques enseignants, quelques parents, quelques usagers du centre social et la représentante du préfet. Ils y ont lu les textes sur la thématique du travail qu’on leur avait fait écrire. En soi, cela pourrait être positif. Oui mais. Si les élèves sont bien présents simultanément sur le plateau, on n’assiste pas à une création collective, mais à une simple juxtaposition de prises de parole, orchestrée par l’adulte, au centre, qui distribue la parole et souffle éventuellement en cas de défaillance. Le pire du théâtre scolaire !

Encore pire quand on s’attache aux textes : « Je veux être ingénieur ou médecin, mais je n’aime pas les maths ni l’anglais ni le français ; à l’école, je n’aime que retrouver mes copains et l’EPS  » (rires dans la salle), « je ne veux pas qu’on me force à faire du français, mon rêve est d’être coiffeuse  », et juste après : « On ne me donne pas d’autre avenir que coiffeuse. » Ces jeunes ont donné d’eux l’image attendue de la part de «  zupiens  » et de Segpa. Certes, on ne peut faire comme s’ils n’étaient pas en délicatesse avec l’école et les apprentissages qu’elle promeut. Il est important que ces ressentis puissent se dire, être entendus. Il est important aussi que ces constats de désamour soient un point de départ et non un aboutissement ! En quoi leur connaissance du monde, de leurs propres potentialités et leur pouvoir d’agir ont-ils évolué ? De telles pratiques, certainement pétries de bonnes intentions, assignent ceux qu’elles prétendent assister et leur interdisent la sortie de la cité ghetto et de ses stéréotypes.

Pour une culture populaire exigeante et émancipatrice, voici des exemples de ce que la pratique théâtrale peut changer.

Sortir des ghettos [...]

Une limite : l’intégration des migrants [...]

Extrait de cahiers-pédagogiques.com : Le théâtre, l’école et la cité

 

N° 519, À l’école du théâtre
Coordonné par Nathalie et Yannick Bineau
février 2015

Qu’est-ce que les élèves apprennent avec le théâtre, de l’école à l’université, dans toutes les disciplines ? Sans se limiter au théâtre pour lui-même, ni aux liens étroits qu’il entretient avec la langue et la littérature, dans quel but et comment travailler avec le théâtre pour optimiser les apprentissages de tous les élèves ?

N° 519, À l’école du théâtre

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