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Dossier du Café pédagogique sur le CPE à l’occasion de la 3ème rencontre nationale du SNES, avec le témoignage d’une CPE en REP+ et celui d’un chercheur travaillant sur un collège parisien en éducation prioritaire

25 mai 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Rencontrée à la 3ème Rencontre nationale des CPE, Ambre Marsoni est conseillère principale d’éducation à Villeneuve Saint Georges (94) dans un collège Rep+. Elle explique ce qu’est le métier de CPE.

C’est quoi la mission d’un CPE aujourd’hui ?
Ma mission c’est effectuer le suivi des élèves en collaboration avec les enseignants, les familles et aussi les personnel sociaux et de santé. C’est à dire accompagner les élèves dans leur scolarité, les aider à traverser les difficultés quelque soient leur nature , sociale ou liée à l’adolescence. Assurer le lien entre les familles et l’établissement scolaire.

Qu’est ce qui a changé dans le métier de CPE ?
Peut-être les attentes sociales envers l’école et les mouvements d’éducation populaire qui ont fait évoluer le métier de CPE en l’amenant vers l’épanouissement de l’élève e lien avec des approches éducatives globales plus orientées vers le bien être. L’école aujourd’hui est vue comme un instrument de socialisation au sens large c’est à dire d’insertion sociale.

Vous voyez votre rôle comme gardien de l’ordre dans l’établissement, relais du chef d’établissement vers les surveillants ou accompagnatrice des élèves pour les éduquer ?
Si je dois choisir, je dirais que je suis une éducatrice qui s’efforce de faire le fil rouge du parcours scolaire d’un élève. Mais mon métier c’est aussi un métier de communicant qui explicite la règle sociale et la politique d’un établissement : sa couleur, ses projets. C’est aussi expliciter le lien entre l’institution scolaire et la société dans laquelle elle s’insère.

Extrait de cafepedagogique.net du 25.05.16 : Ambre Marsoni : CPE, éducatrice et communicante

 

« Pour obtenir de bonnes conditions de travail dans les classes, les professeurs ont quelquefois tendance à demander une sous-traitance des élèves difficiles par les professionnels de la Vie Scolaire ». Massamba MBaye est chercheur en sciences de l’éducation. Depuis trois ans il consacre ses travaux à un collège de Paris, accueillant environ 545 élèves.
L’établissement est classé en zone d’éducation prioritaire et offre de nombreux dispositifs de soutien scolaire. Les résultats au brevet sont d’environ 60% pour une moyenne académique de 83 %. Le taux d’orientation en seconde générale est de 50 %. Selon les critères du ministère, la part d’élèves défavorisés est de 49 % pour une moyenne académique de 19 %. La part d’élèves très favorisés est de 6 % pour un taux académique de 46 %.

Le CPE et les compétences sociales et civiques des collégiens

 

Dans le même dossier du 25 mai 2016 :

Jamais l’injonction de s’engager n’a autant pesé sur les lycéens et les collégiens. Alors que le ministère passe des Conseils de la vie lycéenne aux conseil de la vie collégienne, de l’EMC au Parcours citoyen ; la 3ème Rencontre nationale des CPE, organisée par le Snes le 24 mai, a invité deux sociologues, Anne Barrère et Valérie Becquet. Une confrontation qui a spontanément créé des échanges, de la réflexion tant la question prend à bras le corps les contradictions de l’Ecole.

Le CPE et l’engagement des jeunes

 

Particularité du système éducatif français, le conseiller principal d’éducation (CPE) connait une évolution remarquée avec la refondation de l’école. Deux textes importants, en 2013 et 2015, cadrent la fonction et justifient la publication d’une nouvelle édition de l’ouvrage classique de Jean-Paul Delahaye. Ancien directeur d e l’enseignement scolaire, JP Delahaye a fortement contribué à l’évolution récente de la fonction de CPE. Il revient ici sur les deux derniers textes qui ont accéléré le mouvement de transition du CPE du surveillant au conseiller. Il montre aussi les enjeux de l’application des textes.

Jean-Paul Delahaye : Le CPE "une chance pour notre pays"

 

« Certains professeurs rechignent à assumer des tâches qu’ils considèrent moins nobles que l’enseignement. Les Conseillers Principaux d’Éducation (CPE) ont parfois l’impression que leurs collègues veulent leur refiler le sale boulot. » Christine Focquenoy est doctorante à l’Université d’Artois-CREHS et à l’Université de Lille 3-CIREL. Elle exerce comme CPE au lycée Queneau de Villeneuve d’Ascq et comme formatrice à l’ÉSPÉ de Lille. Ses recherches en sciences de l’éducation portent sur l’évolution de la fonction du CPE

Comment est né le CPE

 

Le dossier sur l’Expresso du 25.05.16

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