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Atlas des risques sociaux d’échec scolaire : l’exemple du décrochage. France métropolitaine et DOM (DEPP, sept. 2016)

14 septembre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

L’Atlas des risques sociaux d’échec scolaire : l’exemple du décrochage, France métropolitaine et Dom
DEPP, septembre 2016

Quitter le système éducatif sans diplôme, c’est aujourd’hui être grandement exposé au chômage et au sous-emploi en début de vie active, et, avec la crise, bien au-delà de la période d’insertion. En privilégiant une approche territoriale, cet Atlas apporte un éclairage original sur le risque de décrochage scolaire, que l’on sait très inégal selon le milieu d’origine et les conditions de vie.
Ainsi, l’ouvrage décrit finement la situation de chaque académie en 2011 d’un double point de vue. D’une part, il analyse et cartographie, à l’échelon cantonal, les facteurs susceptibles d’accroître la difficulté scolaire et par voie de conséquence le risque d’abandon précoce d’études, c’est-à-dire avant d’avoir obtenu un diplôme. D’autre part, la fréquence de cet abandon d’études parmi les jeunes fait l’objet d’une représentation à la même échelle cantonale.

La première parution de l’Atlas en 2014 (données 2006) a suscité de nombreux échanges dans les académies et régions. La présente édition renouvelle l’analyse à l’aide de données plus récentes, essentiellement à partir du recensement de 2011, et en l’enrichissant de données inédites sur les départements d’outre-mer.

Sommaire
Introduction
Les zones à risques d’échec scolaire en 2011
La part des non diplômés parmi les 15-24 ans non scolarisés en 2011
Fiches académiques
Repères
Approfondissement

Auteurs : Gérard Boudesseul, Patrice Caro, Yvette Grelet, Laure Minassian, Céline Vivent (Centre associé du Céreq de Caen) et Olivier Monso (DEPP-A)

Extrait de education.gouv.fr du 13.09.16 : Atlas des risque sociaux d’échec scolaire : l’exemple du décrochage. France métropolitaine et DOM

 

De 2006 à 2011, qu’observe-t-on sur le terrain social et scolaire en France ? Pour répondre à cette question, rien de mieux que "L’atlas des risques sociaux d’échec scolaire", réalisé par la Depp, le service des études du ministère, et le Céreq. Un atlas qui descend au niveau des cantons pour décrire l’état social et scolaire de la France. C’est une autre vision des inégalités qui se dessine, celle des territoires. Une conclusion s’impose : sur ce terrain là, le quinquennat Sarkozy montre une aggravation des inégalités.

[...] De 2006 à 2011 ; on observe une apparente stabilité des territoires en grande fragilité. On reste aux alentours des 400 cantons entre ces deux dates. "Mais cette apparente stabilité cache une augmentation du nombre de personnes concernées", nous a dit G Bourdisseul. Ces cantons de très grande fragilité représentaient 15% de la population en 2006. C’est maintenant 20%.

Ces territoires cumulent le chômage, les familles monoparentales ou nombreuses, des revenus faibles. On les trouve dans le nord et l’est et maintenant au sud est. Cela concerne en priorité les académies d’Amiens et de Lille.

Dans les périphéries des grandes agglomérations on voit se développer un nouveau risque : la disparité des conditions de vie. Cela représente 328 cantons où c’est surtout les déséquilibres de la vie familiale qui génère le risque de décrochage plus que les conditions économiques.

C’est dans ces zones que l’on va trouver un fort taux de jeunes non diplômés. C’est le cas en Corse, en Picardie, dans le Nord, sur le pourtour est et sud de l’Ile de France, sur le littoral méditerranéen et dans le Bordelais.

De fortes inégalités entre les académies
Cela amène au deuxième enseignement, on observe de très fortes inégalités entre les académies en ce qui concerne la lutte contre le décrochage. On trouve des académies où le taux de scolarisation est faible et celui des non diplômés est fort. C’est le cas en Picardie ou en Corse par exemple. Cela vient souvent de loin. Mais on trouve aussi l’inverse : des académies où le taux de scolarisation est élevé mais celui de l’échec et de la sortie sans diplôme également. C’est le cas de Versailles ou de Créteil par exemple. Pour G Bourdesseul, dans ces académies on a amené à l’école de nombreux jeunes mais on n’a pas su les amener au bac.

Quand on observe finement les cartes académiques on voit des anomalies dan sun sens ou l’autre. Ainsi dans le l’académie de Lille, Bourbourg ou Bergues ont un taux de non diplomation assez faible par rapport à leurs voisines avec lesquelles elles partagent une situation économique très difficile.

Pourquoi ?
Les politiques éducative sont donc un rôle à jouer. "On ne fait pas de préconisations pour l’éducation nationale. On lui donne des outils pour qu’elle s’en saisisse", nous a dit G Bourdesseul. "Mais on voit, au delà des effets de la crise de 2008, des efforts locaux aboutir. Faire travailler les équipes locales sur les décalages que l’on observe sur les cartes entre les endroits où on arrive à lutter et les autres, peut être riche d’enseignements. C’est toujours lié au dynamisme d’équipe locales". Elles ont probablement encore du pain sur la planche...

Extrait de cafepedagogique.net du 14.09.16 : Décrochage : Un quinquennat pour rien ?

 

La part des non diplômés parmi les 15-24 ans était égale ou supérieure en 2011 à 30 % dans la plupart des cantons de Corse, de la côte méditerranéenne, dans de nombreux cantons du Pas-de-Calais et de la très grande périphérie parisienne, mais seulement dans deux cantons bretons. Leur est également très faible en Alsace, en Savoie..., pour ne considérer que la métropole. Toutefois, les cantons où se cumulent en milieu urbain les fragilités économiques, familiales et culturelles, et donc où le risque d’échec scolaire est le plus fort, se situent pour l’essentiel entre Paris et la frontière belge. C’est ce que montre la nouvelle édition de l’ "Atlas des risques sociaux d’échec scolaire : l’exemple du décrochage, France métropolitaine et Dom" publié par le CEREQ (avec l’appui de la DEPP), donc par le service statistique du ministère du Travail avec son homologue de l’Education nationale.

La déclinaison par académie montre également que les deux cartes, celle du risque de décrochage et celle du décrochage effectif ne se superposent pas exactement, même s’il est difficile de trouver, en dehors de la Corse, des exemples de cantons où l’emploi est garanti "à des niveaux de qualification variés" ou ceux où les enfants bénéficient de la sécurité économique et du soutien culturel, donc ceux où le risque d’échec pour des raisons sociales est le plus faible, mais qui comptent pourtant plus de 30 % de décrocheurs.

A noter que dans les cinq DOM, les échelles ne sont pas les mêmes, et les cantons où la part des non-diplômés non scolarisés parmi les 15-24 ans est la plus forte, ceux qui sont notés en marron foncé, sont à plus de 46 % à la Réunion, en Martinique et en Guadeloupe, à plus de 76 % à Mayotte et en Guyane.

Accéder à l’atlas

Extrait de touteduc.fr du 13.09.16 : Une nouvelle édition de l’atlas des risques sociaux d’échec scolaire et du décrochage

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