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Dans un contexte de troubles de l’apprentissage, une communication fréquente entre enseignants de maternelle et familles défavorisées diminue les difficultés (étude canadienne)

24 novembre 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

La collaboration école-famille peut-elle prévenir les problèmes de comportement des élèves ?

Les relations entre l’école et la famille peuvent-elles prévenir les problèmes de comportement d’un enfant en maternelle ? C’est l’objet de l’étude menée par des chercheurs de l’université de Sherbrooke (Québec), publiée dans le dernier numéro de la revue ANAE (Approche neuro-psychologique des apprentissages chez l’enfant), conduite auprès de 47 élèves.

Première observation, plus l’enseignant remarque de difficultés chez l’enfant, plus il communique avec les parents « probablement dans le but de l’informer, de collaborer avec lui, de lui apporter et de solliciter du soutien ». Ces résultats « suggèrent aussi qu’il y a peu de communication entre parents et enseignants si l’enfant présentent moins de comportements dérangeants », relèvent les chercheurs.

Parents : mieux comprendre le vécu de leur enfant
Autre constat, dans les familles défavorisées, plus cette communication est fréquente, moins l’enfant éprouve de difficultés. Selon l’étude, celle-ci permettrait aux parents de « mieux comprendre le vécu de leur enfant à l’école, d’être plus sensibles aux comportements intériorisés de leur enfant et de mieux le soutenir ».

Quant aux problèmes de comportement extériorisés, l’engagement des parents dans les activités de l’école semble produire un effet positif. Cette présence « démontre aux enfants l’importance accordée à l’éducation par leurs parents ».

Établir un climat de confiance dès la maternelle

En revanche, concernant l’implication parentale dans les apprentissages à la maison, aucun impact n’est observé sur l’attitude des enfants. Pourquoi ? L’étude présente deux hypothèses : les leçons et devoirs restent « minimes en maternelle » et cette dimension demeure « plus liée aux apprentissages qu’au comportement ».

Au final, les chercheurs recommandent des rencontres individuelles et des rendez-vous téléphoniques réguliers avec les parents, avec une communication portant sur des éléments positifs. « On suggère de saisir l’opportunité, dès la maternelle, d’établir un climat de confiance, lequel favorisera la collaboration future avec d’autres enseignants », précisent-ils. Ils préconisent aussi le recours à un langage simple, « de manière à susciter une relation réciproque ».

ANAE n° 143 - "Construire la collaboration école-famille dans le contexte de troubles des apprentissages"

Extrait de touteduc.fr du 22.11.16 : La collaboration école-familles peut-elle prévenir les problèmes de comportement des élèves ?

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