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Nicole Ferroni, chroniqueuse de France Inter, évoque ses souvenirs du collège REP Lou Gabarrou à Aubagne

30 janvier 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

Nicole Ferroni : « De l’école, j’ai beaucoup de souvenirs de récréation »

A entendre le débit de la chroniqueuse de France Inter, on peut aisément imaginer quelle enfant bavarde Nicole Ferroni a pu être à l’école. Retour sur ses souvenirs de l’école primaire la Pérussonne et du collège [REP] Lou Garlaban à Aubagne.

Un cours sur les rois de France m’a marqué. La maîtresse recopiait une liste interminable de rois au tableau. Et puis, elle s’est mise à effacer les deux premiers tableaux alors que je n’avais pas fini le premier… J’étais désespérée !
Me revient aussi un cours de dessin pendant lequel nous avions utilisé de la drawing gum, cette texture transparente, qui fait que la peinture ne marque pas à certains endroits. J’avais adoré ça.

[...]

Je me souviens aussi des fréquentes bagarres au collège Lou Garlaban – en ZEP (zone d’éducation prioritaire) à Aubagne – même si je n’ai jamais été impliquée directement. Enfin, je me souviens quand même d’un jour où on m’avait menacé de me « fracasser » à la sortie. J’ai dû prier toute la journée pour qu’il ne se passe rien. Et il ne s’est rien passé.

Je crois aussi que, même si j’étais contente de passer dans la cour des grands, l’année de sixième a été une année assez « sportive ». Comme j’aimais bien être au dernier rang au primaire, j’ai continué en sixième, sauf que je me suis retrouvée avec une faune qui n’était pas la même qu’à l’école. Je me souviens d’un cours de français avec deux gaillards poilus, qui devaient avoir 12 ans déjà, et qui m’ont sorti tout le vocabulaire sexuel que je ne connaissais pas pendant la séance. L’un d’eux m’a dit « Nicole, tu te doigtes un peu ? ». Je ne comprenais rien et je crois même avoir demandé à mes parents ce que ça voulait dire.
Qui sont les enseignants que vous n’avez pas oubliés ?

Madame Happe, ma maîtresse de CM2. A cet âge-là, on est un peu plus costaud avec les instit’. Elle restait très calme, sereine, énergique mais pas énervée. Et elle était très pédagogue aussi. La drawing gum, c’était elle. En plus, elle s’appelait Nicole !

Il y a aussi Monsieur Guéritaine, que je recroise de temps en temps à Aubagne. C’était mon prof’ de français en quatrième et troisième. Il était tout en sourire et fermeté. Un bon compromis pour apprivoiser la meute ! Et surtout, il était batteur dans un groupe du collège, très impliqué par ailleurs dans des projets en dehors des cours. Ce changement de statut par rapport à celui du prof’ lui permettait d’avoir des relations privilégiées avec ses élèves.

Enfin, je me souviens de Madame Morlet, prof’ d’allemand, assez sèche et autoritaire, à la fois douce et rigoureuse, gentille et dure, avec un gabarit de crevette. Elle faisait des photocopies à l’ancienne, qui sentaient bon, avec un appareil à alcool.

Extrait de vousnousils.fr du 30.01.18 : Nicole Ferroni : « De l’école, j’ai beaucoup de souvenirs de récréation »

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