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Mathématiques : les enseignants du primaire trop peu formés (Le Monde)

9 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Mathématiques : les enseignants du primaire trop peu formés
Le gouvernement a promis une réforme de la formation pour que les professeurs des écoles, issus à 80 % des filières littéraires, soient plus à l’aise avec les maths.

Comment parler de l’enseignement des mathématiques sans mettre les professeurs des écoles sur le gril ? En gardant en tête un chiffre, que soulignent tous les spécialistes de l’école : quelque 80 % des enseignants du primaire viennent des filières littéraires ou de sciences humaines de l’enseignement supérieur. Façon de rappeler que la très grande majorité d’entre eux a arrêté les mathématiques en fin de lycée, « au moins quatre à cinq ans avant de présenter le concours du professorat des écoles », aujourd’hui positionné en fin de première année de master, pointe le mathématicien Martin Andler.

A ce ratio, le médaillé Fields Cédric Villani et l’inspecteur général Charles Torossian, missionnés par le ministre de l’éducation pour relancer l’enseignement de la discipline, en ont adossé un autre : « Un tiers des professeurs des écoles déclare ne pas aimer enseigner les mathématiques », écrivent-ils en introduction du rapport remis à Jean-Michel Blanquer le 12 février 2018. Le sentiment de mal-être est d’autant plus fort que la pression sociale autour des maths, dans le monde économique et numérique d’aujourd’hui, s’est accrue : la discipline se voit assignée à un rôle de sélection, nourrissant, chez ceux qui n’ont pas « la bosse des maths », un sentiment d’autodépréciation.

Extrait de lemonde.fr du 05.04.19.

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