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04/04/06 - Retour sur le colloque sur l’avenir des ZEP (1)

4 avril 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

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Extrait du site de l’UNSA éducation, le 04.04.06 : Les propositions pour les ZEP

Colloque « Quel avenir pour les ZEP ? » du 22 mars 2006

1/ Pour améliorer la réussite de tous les élèves

• Développer dans de bonnes conditions la scolarisation des 2/3 ans (conditions d’encadrement, locaux et formation des personnels) sans que cela se fasse au détriment des moyens affectés à l’école primaire en général

• Réduire de manière conséquente les effectifs en cycle 2 : 20 élèves maximum par classe, développer les possibilités de travail en groupes restreints pour tous les niveaux de scolarité

• Organiser le temps de service des personnels en prenant en compte les nécessités de la concertation, du suivi individuel des élèves et du dialogue avec les familles. Pour les enseignants, 3 h hebdomadaires seront prises pour cela sur leur temps d’obligation de services. Offrir la possibilité d’inclure dans le temps de service des enseignants qui le souhaitent des interventions hors temps scolaire (aide aux devoirs, école ouverte, actions du dispositif de réussite éducative...)

• Favoriser la mobilité professionnelle des enseignants entre 1er et 2nd degré pour faciliter la continuité éducative école / collège

• Assurer la prise en charge continue des élèves dans l’établissement en complément des heures d’enseignement : le temps scolaire doit inclure l’aide au travail personnel, la remédiation, la construction du projet d’orientation...

• Développer de façon volontariste les projets d’éducation artistique et culturelle, l’éducation à la santé et à la citoyenneté

• Faciliter pour tous les élèves l’accès aux technologies de l’information et de la communication

• Organiser les regroupements des élèves en classes hétérogènes de façon à éviter toute constitution de filières ou classes de niveau et éviter le recours à une orientation-éviction précoce de la scolarité obligatoire commune

• Revoir les modalités d’évaluation des élèves dans l’optique d’une évaluation formative, valoriser leurs réussites pour améliorer l’estime de soi

2/ Pour permettre une dynamique collective autour de projets

• S’inscrire dans une démarche collective de projet, permettant aux écoles et établissements d’utiliser leurs marges d’autonomie pour atteindre les objectifs nationaux en tenant compte des réalités locales

• Attribuer aux écoles et aux établissements des moyens supplémentaires modulés suivant les difficultés des élèves

• Garantir la pérennité des projets par une contractualisation des moyens attribués pour une période minimale de 3 ans

• Valoriser l’image des établissements en créant des pôles d’excellence intégrés dans le projet d’établissement, des options attractives, tout en veillant à ce que cela n’entraîne pas la reconstitution de filières au sein de l’établissement

• Mettre en place une éducation à l’orientation et au choix dès le début du collège pour permettre aux élèves de construire leur projet de formation. Ouvrir des perspectives sans imposer un modèle unique de réussite en mettant en place des partenariats entre les lycées et les formations supérieures dans leur diversité, en favorisant l’accès aux classes préparatoires pour les meilleurs élèves de milieux défavorisés, en développant les relations avec le monde du travail

• Assurer dans chaque réseau d’éducation prioritaire la présence à temps plein d’un psychologue scolaire, d’une infirmière, d’une assistante sociale et un temps de présence suffisant du médecin

• Apporter un soutien aux projets pédagogiques et un accompagnement des enseignants grâce à un renforcement des équipes de circonscription

• Prévoir dans le cahier des charges des IUFM des contenus de formation permettant la prise en charge des élèves de l’éducation prioritaire et une articulation étroite entre les formateurs de terrain et les enseignements théoriques, assurer un véritable accompagnement à la prise de fonction, répondre aux besoins de formation continue de l’ensemble des personnels

• Renforcer la stabilité des équipes par des avantages de carrières pour toutes les catégories de personnel (en complément de l’amélioration des conditions de travail)

3/ Pour renforcer la dimension partenariale et territoriale

• Aménager la carte scolaire pour favoriser une plus grande mixité sociale

• Réduire la taille des établissements, améliorer la qualité des bâtiments, leur aménagement, leurs équipements, réhabiliter les locaux dégradés. Les écoles et collèges de ZEP doivent être des lieux où il fait bon vivre

• Développer une approche partenariale au niveau des territoires. A partir d’un diagnostic partagé, organiser des synergies éducatives entre l’Education nationale, les collectivités, les associations en respectant les responsabilités de chacun

• Doter chaque réseau d’éducation prioritaire d’un contrat éducatif local

• Articuler étroitement les dispositifs de réussite éducative du plan de cohésion sociale avec l’action des équipes éducatives en veillant à ne pas externaliser ce qui relève des apprentissages scolaires

• Reconnaître les parents comme des co-éducateurs, renforcer les liens avec les familles, faire connaître et valoriser les actions innovantes visant à rapprocher les familles de l’Ecole

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1 Message

  • > 04/04/06 - Retour sur le colloque sur l’avenir des ZEP (1)

    4 avril 2006 15:36, par Parent optimiste

    Excellentes propositions qui encouragent l’espoir et le dynamisme :-)

    Une petite remarque cependant ; ce ne sont pas les parents qui sont co-éducateurs, les parents sont les éducateurs principaux de 0 à 18 ans, et sont sanctionnables pénalement et socialement s’ils n’assument pas ce rôle. De plus les parents assument seuls l’éducation de leurs enfants dans des domaines non pris en charge par l’Education Nationale.

    Il me semble que l’Education Nationale doit veiller à soutenir les parents dans leur rôle éducatif, et empêcher qu’ils se sentent démissionnés. Ceci ne se fera pas en organisant des formations à l’aide à la parentalité, comme on l’entend parfois, mais plutôt de façon très simple, en ayant recours par exemple à la "pédagogie explicite" (expliquer ce qu’on fait et pourquoi) à destination des enfants et des parents. En effet face à un adolescent rebelle, un parent qui n’a aucun élément de la part de l’enseignant peut difficilement soutenir la position de l’école. Or de nombreux parents sont réellement et sincèrement demandeurs d’outils et de communication de la part des enseignants. :-)

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