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Les CP et CE1 « à douze élèves » vont-ils permettre de réduire les inégalités de l’école française ?, Le Monde (Les défis de l’école 5/5)

9 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Les CP et CE1 « à douze élèves » vont-ils permettre de réduire les inégalités de l’école française ?

Les défis de l’école 5/5 : la mesure phare de Macron arrive « à maturité », selon Jean-Michel Blanquer. Est-ce assez ?

Personne ne s’est étonné que le ministre de l’éducation réserve son déplacement de rentrée, lundi 2 septembre, à une école de l’éducation prioritaire pour visiter des classes de CP et de CE1 dédoublées. Ni même qu’il soit accompagné, pour l’occasion, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), par le chef du gouvernement. Il fallait au moins ça pour symboliser la place prise par les dédoublements de classe dans le paysage éducatif et politique.

En trois rentrées, les « classes à douze », promesse de campagne du candidat Macron, sont devenues la référence en matière de politique d’égalité des chances. La « mesure sociale » par excellence. Leur déploiement arrive « à maturité », selon la formule de Jean-Michel Blanquer : 300 000 élèves en bénéficient aujourd’hui, soit 20 % d’une classe d’âge. Quelque 10 800 classes de CP et de CE1 ont été créées, en deux années scolaires. La « montée en puissance » a été rapide, reconnaissent tous les observateurs de l’école.

Partout ? A quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau de l’école Toussaint-Louverture où a eu lieu le déplacement officiel, l’étape de la généralisation n’est pas tout à fait atteinte : il manque 10 % des classes à dédoubler en Seine-Saint-Denis, a reconnu Daniel Auverlot, le recteur de l’académie de Créteil, le 29 août, lors d’une conférence de presse. Cela concerne des classes de CE1 des réseaux d’éducation prioritaire (REP), et « uniquement des endroits où il n’y a pas de possibilités physiques de dédoubler », a précisé le recteur.

Du point de vue statistique, cela pèse peu. Mais, symboliquement, ça pose question : la Seine-Saint-Denis, avec ses quatre-vingts réseaux d’éducation prioritaire, est le cœur de cible du dispositif. Sa démographie scolaire est à la hausse. Les inégalités de traitement y sont dénoncées comme criantes. « Le moins bien doté des établissements parisiens est mieux doté que le plus doté des établissements de la Seine-Saint-Denis », peut-on lire dans le rapport parlementaire qui, en mai 2018, a offert une photographie des services publics dans ce département. Le ministère a beau avoir nuancé l’affirmation – en défendant un bilan positif en termes de création d’emplois –, la petite phrase a laissé des traces dans les salles des professeurs.

Extrait de lemonde.fr du 06.09.19

 
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