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Forte baisse des candidatures aux concours du second degré. Les réactions syndicales (le Café, ToutEduc)

28 novembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Inscriptions en forte chute aux concours du second degré

" La saignée est impressionnante, et générale. Pour l’ensemble des CAPES externes, la baisse est de 7,8 % entre 2020 et 2019, et de 15 % depuis 2016. Pour l’ensemble des CAPET externes, les baisses sont respectivement de 16,6 % et 19,7 %." Le Snes Fsu attire l’attention sur la baisse du nombre des inscrits aux différents concours du second degré. Un effondrement qui devrait amener la montée rapide des contractuels souhaitée par le gouvernement.

Vers une baisse du recrutement

Les statistiques parlent d’elles-mêmes avec un recul de près de 8% du nombre des inscrits au capes externe et de 5% à l’agrégation en un an. Ainsi le capes externe comptait 36613 candidats en 2016 , 36949 en 2017, 35852 en 2018, 33490 en 2019 et seulement 30883 pour la session 2020.

La chute est particulièrement importante dans certaines langues : allemand (-18%) en un an, portugais (-91% !) mais aussi en maths (-17%), SVT (-15%), Physique chimie (-10%) et SES (-23%). En lettres elle est de -7%.

Cette baisse des inscriptions devrait se traduire par une baisse des reçus aux concours. On ne connait pas encore le nombre de postes proposés aux différents concours 2020. Mais il est clair que cette évolution va aggraver le déficit de postes en allemand, maths et dans les disciplines scientifiques.

La réforme de la formation des enseignants en cause ?

" La baisse des inscrits confirme la faible attractivité de nos métiers. Nos ministres successifs n’ont rien fait pour enrayer la dévalorisation de nos conditions de travail et nos rémunérations. Ils n’ont rien fait de substantiel, non plus, pour assurer aux étudiant-e-s qui préparent les concours, les meilleures conditions de réussite", écrit le Snes Fsu. Sur ce terrain l’annonce d’une baisse des retraites , même accompagnée de promesses de revalorisation, n’est pas un bon signal. La dégradation des conditions de travail des enseignants s’est installée dans les médias.

Mais pour le Snes ces chiffres soulignent l’impasse dans laquelle s’engage le ministère avec la formation des enseignants en alternance. "Master en alternance, Emploi d’Avenir Professeur (EAP) puis Étudiant Apprenti Professeur (EAP2), et maintenant AED Préprofessionnalisation, tous ces dispositifs consistant à travailler comme précaire en amont du concours, ont bénéficié d’une large communication ministérielle, sans qu’un véritable bilan en soit tiré. Ils n’ont pour finir rien changé au problème : ils sont restés très marginaux, ont donné lieu à de nombreuses démissions, et les taux de réussite des étudiant-e-s qui en ont bénéficié a été très faibles", écrit le Snes. Cela amène le syndicat a demander le report de cette réforme applicable dès la prochaine rentrée.

F Jarraud

Données des inscriptions

Communiqué Snes fsu

Faut il revenir sur la masterisation ?

400 postes non pourvus en 2019

Extrait de cafepedagogique.net du 26.11.19

 

Recrutement des enseignants : la baisse du nombre de candidats et les maquettes du concours inquiètent les syndicats

Le SNALC réagit vivement à la présentation qui a été faite aux organisations syndicales des maquettes du futur CAPES et du futur CRPE. Le syndicat des lycées et collèges "condamne le fait que, dès 2022, les connaissances disciplinaires ne seraient plus évaluées qu’à travers une seule épreuve d’admissibilité", laquelle, pour le 1er degré, "concernerait en même temps le français et les mathématiques". La seconde épreuve d’admissibilité "serait didactique, avec ordinateur et connexion internet" tandis que "l’admission consisterait en un oral didactique et en un entretien où le candidat montrerait sa connaissance du système et du rôle de fonctionnaire". Pour le SNALC, ces maquettes témoignent d’une vision "hallucinante" des métiers de l’enseignement, puisqu’il considère que c’est "la maîtrise des savoirs disciplinaires" qui fonde l’autorité des professeurs. Il estime de plus que le CRPE et le CAPES pourraient devenir "des certificats de conformité par rapport à des dogmes pédagogiques" puisqu’il faudrait y "réciter la vulgate".

Pour sa part, le SNUEP signale qu’aucune maquette n’a été présentée pour le CAPLP. Le syndicat FSU des professeurs de lycée professionnel note que "les étudiant.es n’ont pas d’éléments pour préparer les épreuves" du concours : "Face à ce vide orchestré par le ministère, ils et elles vont avoir encore plus de mal à se projeter dans un continuum de formation vers le métier de PLP." Ce serait l’une des causes de la baisse du nombre de candidats au concours, 20 % pour le concours externe, les autres étant "les conditions de travail", "les conditions salariales indécentes" et "la réforme Blanquer" qui fait craindre "aux candidats potentiel un détournement du métier d’enseignant qui se réduit progressivement à un rôle de simple ’animateur’ de classe".

Le SE s’inquiète de même de la baisse du nombre des candidats : "Les déficits actuels de professeurs de mathématiques, physique-chimie, allemand, lettres classiques, de certaines disciplines en lycée professionnels et de professeurs des écoles dans les académies de Créteil, Versailles, Guyane et Amiens notamment vont encore s’aggraver." Pour le syndicat UNSA des professeurs des écoles, les causes de ce désintérêt pour le métier d’enseignant "sont multiples", "les étudiants sont découragés par le retour des diminutions des places aux concours" auxquelles "s’ajoutent les réformes successives de la formation des enseignants qui font perdre en confiance et en lisibilité" et, plus encore, "les difficultés vécues à l’entrée dans le métier, la complexification du quotidien, la faiblesse des rémunérations, en particulier sur la première moitié de carrière, et les problèmes chroniques de mobilité géographique".

Extrait de touteduc.fr du 26.11.18

 

Concours : suite des réactions syndicales (SGEN-CFDT et SNALC)

La présentation aux organisations syndicales des maquettes des concours (CAPES et CRPE) et la publication du nombre des candidats, en baisse sensible, continuent de provoquer les réactions des organisations.

Le SGEN-CFDT "demande le report d’un an de la mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants et des conseillers principaux d’éducation". Le contenu des épreuves "n’est pas clairement précisé" tandis qu’aucune annonce n’est faite pour les concours des conseillers principaux d’éducation, des professeurs d’éducation physique et sportive et des professeurs des voies technologiques et professionnelles. "De plus, l’alternance est en recul dans le futur master MEEF. Un stage rémunéré sera proposé mais uniquement en deuxième année et sans garantie pour tous les étudiants". Une mise en œuvre "précipitée" fragiliserait "encore un peu plus des équipes déjà fort éprouvées".

Pour sa part, le SNALC, "n’est pas surpris de voir la chute importante du nombre de candidats aux concours des métiers de l’enseignement", il renouvelle son appel "à une réaction rapide et de grande envergure" en termes de rémunération et de conditions de travail. Il demande de plus au ministère "de revenir sur les nouvelles maquettes des concours et sur le fait de le placer en fin de M2"

Extrait de touteduc.fr du 27.11.19

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