> AGENDA > Site OZP. Archives d’articles non indexés (2004-2008) > année 2004 > octobre > 15/10 - Un prof de la ZEP de Nouméa à Paris (Newspress)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

15/10 - Un prof de la ZEP de Nouméa à Paris (Newspress)

26 octobre 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « Newspress » du 15.10.04 : un prof de la ZEP de Nouméa à Paris

Mémoires d’outre-mer - Tables rondes du 11ème Salon du Livre de l’Outre-Mer les 16 et 17 octobre 2004. « Mémoires oubliées ? Mémoires en marge, mémoires des origines, mémoires orales » Dimanche 17 octobre 14h-16h.

Outre-mer, des groupes ont peine à faire entendre leurs voix, sans doute parce qu’elles sont jugées marginales, et qu’une hiérarchie des mémoires, volontaire ou inconsciente, s’est installée. Or, ces mémoires « aux marges » sont à découvrir, à réinscrire dans le récit commun des communautés outre-mer. Ces groupes aux mémoires oubliées inscrivent de nouvelles configurations et exigent des réaménagements des récits. Souvent la mémoire des groupes marginalisés s’est transmise oralement et par gestes, inscrivant dans le vécu la trace du passé. La mémoire orale et gestuelle est dépositaire d’histoires.

Nous serons à l’écoute des mémoires des noirs marrons de Guyane, des kanaks, des forçats de Nouvelle-Calédonie, des musulmans de La Réunion, des Indiens de Guadeloupe et de Martinique.... Une anthropologue décrira aussi comment la mémoire des gestes et des rituels se transmet oralement dans le vécu quotidien et le rôle des femmes dans cette transmission.

Intervenants : Louis-José Barbançon, Historien, Serge Bilé, Journaliste, Francis Dupuy, Universitaire, Romuald Fonkoua, Universitaire, Emmanuel Kasarhérou, Laurence Pourchez, Anthropologue et ethno-cinéaste. Modératrice : Michèle Rakotoson.

Louis-José Barbançon est né le 12 avril 1950 à Nouméa, descendant de familles issues de la colonisation libre du côté paternel et pénale du côté maternel. Ses petits-enfants représentent la septième génération en Nouvelle-Calédonie. Historien, il se consacre à l’étude du Bagne depuis plus de trente ans et il a fait autorité sur le sujet au sein de la population calédonienne. Docteur en histoire, il exerce comme professeur de collège en ZEP à la Rivière Salée, un quartier populaire de Nouméa et il continue de défendre l’idée d’une identité culturelle calédonienne, riche de ses emprunts au monde kanak et à l’interculturalité et forte de sa francophonie insulaire.

Répondre à cet article