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En remplacement de son université d’été, l’Afev publie une (visio-)conférence avec la sociologue Marie Duru-Bellat sur le thème "Idéologie méritocratique, inégalités et tensions démocratiques"

31 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Afev : (visio-)conférence avec la sociologue Marie Duru-Bellat

En remplacement de ses Universités d’été, qui devaient se tenir au début de l’été à Amiens, annulées en raison du Covid, l’Afev tenait à proposer à ses “troupes” des temps-forts en vidéo en compagnie de certains intervenants prévus au programme. Séance de clôture, le jeudi 2 juillet, avec la sociologue Marie Duru-Bellat, spécialiste notamment des inégalités éducatives, environnementales et sexuelles, ainsi que de l’enseignement supérieur. Maître de conférences à l’IEP Paris, elle fut l’autrice en 2017 de La Tyrannie du genre (Presses de Sciences Po), en 2015 avec François Dubet de 10 propositions pour changer l’école (Le Seuil), et prochainement, toujours avec ce dernier, d’un ouvrage intitulé L’école peut-elle sauver la démocratie ? L’occasion de revenir, en virtuel mais en nombre, sur les dernières évolutions de la sociologie scolaire et politique.

Qualifiée de « compagne de longue date de l’Afev » par Eunice Mangado-Lunetta, Directrice déléguée de l’Afev et modératrice des échanges, Marie Duru-Bellat a apporté son regard de sociologue sur la période récemment traversée, aussi bien en matière d’inégalités “générales” qu’au sein des sphères à proprement parler éducatives, en présence des « 240 salariés de l’Afev » réunis pour l’occasion.

Idéologie méritocratique, inégalités et tensions démocratiques
Son intervention était divisée en trois temps : d’abord, elle a porté sur les « effets probables de cette société sans école(s) sur les inégalités d’apprentissage » ; ensuite sur « la hiérarchie des professions, et le rôle que joue l’éducation pour répartir les familles d’emploi » ; enfin, sur les « effets des inégalités scolaires et sociales sur la démocratie. » Sur le premier point, Marie Duru-Bellat s’attend « comme tout le monde à une accentuation des inégalités d’apprentissage entre les enfants », notamment en raison des capacités très variables des familles à aider les enfants, dès l’école primaire, alors précisément qu’elles ont été très sollicitées pour le faire. « Si les parents sont tous plus ou moins désireux d’épauler leurs enfants, ils sont inégalement compétents pour le faire. » En temps normal, déjà, « les vacances accentuent les inégalités, parce que pour les familles instruites, tous les moments vont être conçus comme une occasion d’apprendre » – ce qui ne sera pas forcément le cas pour les autres. Or l’école « n’arrive pas bien à compenser ces inégalités ; il faut donc imaginer d’autres manières de rattraper – par exemple, justement, à l’occasion des vacances », et sans se focaliser uniquement sur l’outil informatique.

Extrait de lab-afev.org du 15.07.20

 

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