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Nomination de Nathalie Elimas : - "Un signal inquiétant d’accélération de la casse des REP" (SUD éducation) - "Une bonne chose" (Afev) - Les chantiers : décrochage scolaire, inégalités entre les élèves et les territoires, rentrée scolaire (La Croix)

29 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Création d’un secrétariat d’État à l’Éducation prioritaire : un signal inquiétant d’accélération de la casse des REP

Communiqué de SUD éducation
lundi 27 juillet 2020

Dimanche 26 juillet a été annoncée la création d’un nouveau secrétariat à l’Éducation prioritaire, auprès du ministre de l’Éducation nationale. La nouvelle secrétaire d’État est Nathalie Elimas, ancienne députée de la majorité. Pour SUD éducation, la création d’un secrétariat d’État à l’Éducation prioritaire est le signe de la volonté du ministère d’aller au bout, au plus vite, de sa réforme de l’Éducation prioritaire.

Rappelons que les grandes lignes de cette réforme sont prévues par le rapport Mathiot-Azéma, publié en octobre 2019. L’aspect le plus saillant est la disparition pure et simple prévue pour l’ensemble des Réseaux éducation prioritaire (REP), seuls les Réseaux éducation prioritaire renforcés (REP+) étant maintenus. Pour le reste,
les perspectives sont en cohérence avec la politique libérale menée par le ministère : absence de moyens supplémentaires, contractualisation des moyens et territorialisation (dans la lignée de la mise en place des “cités éducatives”), attaques sur les garanties statutaires (en adossant notamment une tranche de la prime REP+ à des formations pendant les congés). La seule mesure de bon sens, l’attribution de la prime REP+ aux personnels AED et AESH, est trop limitée et reste sujette à caution, étant explicitement soumise à des arbitrages budgétaires ultérieurs.

SUD éducation dénonce la casse des REP prévue dans la réforme annoncée de l’éducation prioritaire. Ce nouveau signe d’une accélération à prévoir du calendrier de la réforme doit alerter les personnels : SUD éducation les appelle à multiplier les prises de position et à mettre en débat dès à présent les perspectives de mobilisation contre ce projet délétère.

Extrait de sudeducation.fr du 27.07.20

 

Nathalie Elimas, une ancienne juriste à l’éducation prioritaire

Portrait Spécialiste de la famille, Nathalie Elimas a été nommée secrétaire d’État chargée de l’éducation prioritaire, dimanche 26 juillet. Le gouvernement de Jean Castex confirme ainsi sa priorité donnée à l’éducation et la jeunesse, durement frappées par la crise sanitaire.

Lutte contre le décrochage scolaire, réduction des inégalités entre les élèves et les territoires : les chantiers qui attendent Nathalie Elimas sont nombreux. À 47 ans, la députée Modem du Val-d’Oise a été nommée, dimanche 26 juillet, secrétaire d’État en charge de l’éducation prioritaire.

Ancienne juriste, reconvertie dans l’enseignement et directrice d’école, Nathalie Elimas le sait : les dossiers qu’elle va avoir à gérer ne font pas l’unanimité au sein du ministère, tant la réforme de l’éducation prioritaire lancée par Jean-Michel Blanquer l’an dernier est critiquée par une partie du corps enseignant.

[...] « Dans ce contexte exceptionnellement grave, la nomination d’une secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire ne peut être qu’une bonne chose, se réjouit une porte-parole de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev). Il y a une nécessité d’organiser le raccrochage scolaire sur les territoires. »

Car le premier des dossiers sur lequel doit se pencher Nathalie Elimas, c’est évidemment la rentrée scolaire, dont les contours demeurent flous compte tenu de l’évolution incertaine de l’épidémie. Après les mois de confinement, il faudra resserrer les liens entre les élèves et l’institution et lutter contre le décrochage scolaire. Une tâche sans doute encore plus nécessaire dans les zones défavorisées qu’ailleurs.

Extrait de lacroix.fr du 28.07.20

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