> ACTEURS et PARTENAIRES > Enseignants (Identité professionnelle) > Enseignants (Dossiers et Guides, Actes, Positions sur les) > "Bonjour maîtresse !, journal d’une institutrice d’aujourd’hui" [en REP depuis (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

"Bonjour maîtresse !, journal d’une institutrice d’aujourd’hui" [en REP depuis 2008], Rachel Boutonnet, Editions Hugo New life (ToutEduc)

3 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Descriptif
Le journal d’une institutrice d’aujourd’hui
Depuis 2008, Rachel Boutonnet a fait le choix d’enseigner en REP (ex ZEP). Elle tient un journal depuis plus de 10 ans et nous raconte ce qui se passe réellement dans ses classes. Relations avec le corps enseignant et avec les parents, prise en charge des enfants, investissement des collègues, histoires de vie des enfants,
joies et déceptions, petits échecs et grandes victoires, elle nous livre un témoignage fort et poignant.
Son credo ? Apprendre à lire et à écrire à tous les enfants, Croire que l’enseignement
et son investissement vont permettre à des enfants souvent défavorisés socialement de s’en sortir, quitte à ne pas toujours suivre les réformes, les dogmes et les modes pédagogiques !

 

Bonjour, Maîtresse !

Rachel Boutonnet, institutrice dans le Val-d’Oise depuis vingt ans, a tenu son journal de bord dès 2008 pour nourrir sa réflexion et sa pratique. Aujourd’hui, riche de ces observations, Rachel veut donner à voir l’école dans sa réalité, tout à la fois exigeante et magique.

Comme ce « Bonjour, Maîtresse » du matin qui redonne le sourire, elle relate ce qui est beau, gratifiant et réjouissant, ce qui insuffle aux professeurs des écoles l’énergie d’y retourner tous », les jours.

Mais elle s’est vue aussi obligée de transcrire la fatigue des enseignants, les difficultés du quotidien, l’exigence de la pédagogie, la violence parfois. Et même le confinement, puis le retour à l’école des petits, si préoccupant pour les familles et les personnels éducatifs.

Son témoignage constitue un tableau passionnant, bienveillant et instructif, du métier d’instituteur et de l’école. Certains y trouveront des leçons et des modèles. Les parents comprendront les enjeux et l’envers du décor. Les enseignants se sentiront compris, et les têtes pensantes de l’Éducation nationale devraient y trouver matière à réflexion. Nous serons tous fascinés par cet univers nous replongeant aux sources de l’enfance et de l’éducation...

Extrait de librairie.com

 

Montaigne, Hegel et la Covid 19 : les défis d’une "institutrice d’aujourd’hui" (Rachel Boutonnet)

"Depuis que je suis entrée dans le métier, la planète Montaigne règne en maître dans l’institution. Et celle de Hegel n’a plus qu’à se cacher, comme un coupable. Voilà ce qui me dérange." Un dimanche de mars, Rachel Boutonnet en était à la conclusion de son nouveau livre, intitulé "Bonjour Maîtresse !" quand résonne l’alerte sanitaire… Cette professeure des écoles qui s’est fait connaître, en 2003, avec son "Journal Intime d’une institutrice clandestine", où elle critiquait volontiers la formation dans les IUFM, en était à souhaiter que "les deux planètes (celle des pédagogues et des anti-pédagogues, ndlr) s’acceptent, et discutent sans crainte" quand, soudain, la voilà lancée dans le "joli bazar" !

Suit une description haletante, au jour le jour, de tout ce qu’elle, ses collèges, la directrice, les parents et les élèves ont dû imaginer, créer, inventer pour simplement faire école. Envoi par mail d’un programme de travail aux parents, sauf que certaines adresses comportent des erreurs ; la maman de Ludo qui ne comprend pas les questions de lecture, celle de Lucie qui s’inquiète de voir sa fille écrire en appuyant trop fort ; tout l’appareil numérique de l’éducation nationale qui est régulièrement saturé, la Classe à la maison qui ne répond pas ; les pages préparées photographiée avec le téléphone portable et envoyées par mail, les corrections idem… Et, enfin, le déconfinement, et surtout l’inquiétude de savoir comment ça se passera en septembre.

Des fatigues surnuméraires

On pourrait croire que la fin du livre, écrite en pleine épidémie, ne ressemble pas à son début, en septembre 2008, mais non, cette "institutrice d’aujourd’hui" raconte, jour après jour, avec la même passion, ses joies, ses certitudes et ses doutes. Elle constate : "Dans l’école d’aujourd’hui, s’ajoutent à la fatigue normale de l’enseignement des fatigues que j‘appellerai surnuméraires : l’immense difficulté scolaire de certains élèves, l’inattention, l’imprécision et l’agitation d’un bon nombre d’entre eux, et enfin, minoritaire mais cependant bien présente, la violence de certains comportements".

De la suppression du passé simple dans les programmes de l’école primaire au travail par petits groupes en passant par la pédagogie de projet, la fin du redoublement ou les CP à douze, Rachel Boutonnet n’adhère pas, tant s’en faut, à toutes les réformes. Elle affirme : "les techniques pédagogiques ne valent rien si elles fonctionnent comme des procédés incontournables" et reste "perplexe" lorsqu’elle entend cette phrase : "Telle pédagogie est fondée sur les dernières avancées scientifiques. Donc elle est vraie. Donc elle doit être adoptée sans restriction".

"Bonjour maîtresse !, journal d’une institutrice d’aujourd’hui", Rachel Boutonnet, Editions Hugo New life, 17€.

Colette Pâris

Extrait de touteduc.fr du 01.09.20

 

Voir aussi

Journal d’une institutrice clandestine
Rachel Boutonnet

Ramsay

Un document étonnant, et un pavé dans la mare. Rachel Boutonnet, 31 ans, est institutrice. On pourrait la croire en guerre, car elle publie son « journal de résistance »… Dès son entrée à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), elle comprend qu’elle doit masquer sa déception face aux méthodes d’enseignement.

C’est donc à son journal qu’elle livre sa déconvenue et sa colère. Elle y raconte au jour le jour comment on lui apprend à oublier tout ce qui ressemble à du bon sens, à de la simple humanité. Quelques années plus tard, sa classe est épanouie et fière d’apprendre. Pourtant, Rachel efface soigneusement son tableau à la fin des cours pour cacher ses méthodes. A la lire, on reste ébahi, mais soulagé de découvrir que l’échec scolaire de nos chers bambins n’est pas seulement de la paresse.

Ce livre dénonce la confusion et l’absurdité du système éducatif primaire. C’est David contre Goliath. Devinez, finalement, qui a gagné ?

Extrait de psychologies.com

Répondre à cet article