> INEGALITES SCOLAIRES (et Lutte contre les) > Ouverture sociale > Les cordées de la réussite > Cordées réussite (Textes et Rapports officiels) > Bilan national des Cordées de la Réussite : 326 cordées de la Réussite en 2012 (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Bilan national des Cordées de la Réussite : 326 cordées de la Réussite en 2012 (contre 254 en 2011)

22 janvier 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

Voir aussi : Les journées des Cordées de la réussite des 19 et 20 janvier 2012 dans 14 académies

Bilan national des Cordées de la Réussite 2011/2012

Ce bilan porte sur la mise en œuvre des « cordées de la réussite » au cours de l’année scolaire et universitaire 2011-2012.
Il est établi sur la base d’une enquête menée conjointement par le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et adressée au cours du mois de mai 2012 aux référents académiques chargés de la mise en œuvre et du suivi des « Cordées de la réussite ».
Sur les 29 académies parties prenantes du dispositif, 28 ont répondu à l’enquête.

- Un plus grand nombre de « cordées de la réussite » et de bénéficiaires

Pour l’année scolaire et universitaire 2011-2012, près de 49 000 élèves ont bénéficié des actions menées dans le cadre des « cordées de la réussite », soit 10 000 de plus qu’en 2010-2011. Cela s’explique pour partie par l’augmentation du nombre de cordées (326 en 2012 contre 254 en 2011).

Près de 2/3 des bénéficiaires sont des lycéens. Cependant, la recommandation visant à élargir les cordées aux collèges a été suivie puisque la part des collégiens a augmenté de 4 points par rapport à l’année précédente

Seuls 6,2 % des bénéficiaires sont des étudiants, inscrits exclusivement dans des formations de l’enseignement supérieur dispensées en lycée (CPGE, CPES et STS).

- Les établissements parties prenantes des « cordées de la réussite »

▪ Les établissements « sources » :

1/3 des EPLE de l’éducation prioritaire est inscrit dans une cordée

Pour l’année scolaire 2011-2012, 1 524 EPLE sources ont participé aux cordées parmi lesquels :
◦ 786 lycées généraux et technologiques (51,6 %) ; 670 collèges (44 %) ; 67 lycées professionnels (4,4 %) ; 1 EREA.
95% de ces établissements appartiennent au secteur public.
◦ Sur l’ensemble des EPLE inscrits dans les « cordées de la réussite », 10,8% sont situés en commune rurale ou ville isolée (donnée INSEE), 21,5% sont situés dans des ZUS.

Ainsi, 4 ans après le lancement des « cordées de la réussite », il apparaît que le dispositif touche :
◦ 20% des EPLE de France ; 13% des collèges ; 50% des LGT ; 7% des LP ; 34% des établissements relevant de l’éducation prioritaire ; 8% des EPLE situés en commune rurale ou ville isolée ; 47% des EPLE situés en ZUS.

▪ Les établissements « têtes de cordées » : la prééminence des écoles d’ingénieurs
L’enquête permet de recenser 255 établissements « têtes de cordée » pour l’année scolaire et universitaire 2012 contre 208 en 2011 (un établissement peut être plusieurs fois « tête de cordée »).

Répartition des têtes de cordées par nature Nature Nombre 2012 % Nombre 2011 %
Ecoles d’ingénieurs 77 30,2 69 33,2
Lycées 65 25,5 42 20,2
Universités (4) 45 17,6 42 20,2
Ecoles de Commerce / Management 29 11,4 25 12,0
Instituts Universitaires de Technologie 11 4,3 6 2,9
Instituts d’Etudes Politiques 7 2,7 7 3,4
Ecoles Normales Supérieures 3 1,2 3 1,4
Autres (5) 18 7,1 14 6,7
Total 255 100,0 208 100,0

Nota Bene
(4) L’Université de Paris-Dauphine, l’Université de Lorraine et les Universités de Technologie sont comptabilisées parmi les Universités.

(5) Sont regroupés sous cette dénomination : les Ecoles nationales supérieures d’architecture (4), les Ecoles nationales d’Art (2), l’Institut international de l’image et du son, l’Institut de management et de communication interculturels, VetAgro Sup, l’Ecole du Service de Santé des Armées Lyon-Bron, l’Ecole d’Officiers de l’Armée de l’Air, l’Ecole des Officiers de la gendarmerie nationale, l’Université catholique de l’Ouest, l’INALCO, le CNFPT-INET, l’ENA, l’IPAG de l’Université de Strasbourg et le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives.

▪ Pour l’année universitaire 2011-2012, plus de 6 100 tuteurs étudiants ont été mobilisés, soit 1 600 de plus que l’année précédente. Le ratio d’encadrement se porte ainsi à 1 tuteur pour 3 jeunes tuteurés.
◦ 57 % des tuteurs étudiants ont reçu une formation par la tête de cordée ou une association et 29 % ont bénéficié d’un accompagnement par l’équipe pédagogique de l’établissement « source » dans lequel ils assuraient leur tutorat.
◦ 146 établissements prévoient la valorisation de l’engagement des étudiants assurant des actions de tutorat. Les modes de valorisation les plus cités sont l’attribution de crédits ECTS, l’attribution de bonifications et la mention de cet engagement sur le supplément au diplôme. En revanche, l’attribution d’une Unité d’Enseignement n’est pratiquée que par 18 établissements.
◦ Par ailleurs, il convient de noter que 17 académies sur 28 signalent une ou plusieurs cordées proposant des actions de tutorat assurées par des enseignants ou des actifs du monde de l’entreprise, le plus souvent en complément des actions de tutorat étudiant.

▪ Une mobilisation croissante des partenaires dans la mise en œuvre des actions hors-tutorat
◦ Au vu de l’enquête, plus de 8 cordées sur 10 proposent des actions plus larges que les seules séances de tutorat.
◦ Les domaines d’action les plus fréquemment cités sont l’éducation artistique et culturelle, la découverte du monde de l’entreprise, l’aide à l’orientation et l’éducation scientifique et technique.
◦ Ces actions peuvent être mises en œuvre avec l’appui d’un ou plusieurs partenaires extérieurs. Ainsi, près de 60 % des cordées ont-elles développé au moins un partenariat au titre de l’année scolaire et universitaire 2011-2012. Cette proportion a augmenté de près de 10 points par rapport à l’année précédente.
◦ Au total, près de 450 partenaires sont mobilisés : 38 % sont des entreprises, 23 % des associations, 15,5 % des collectivités territoriales et 7,5 % des fondations.

- Le financement des « cordées de la réussite »

▪ De fortes disparités territoriales dans le financement d’Etat
Au titre de l’exercice budgétaire 2011, le financement d’Etat des cordées de la réussite s’est porté à 6 500 000 € (1 500 000 € pour le MESR, 500 000 € du MEN et 4 500 000 € de l’Acsé), soit près d’1 M€ de plus qu’en 2010.

- Le pilotage des « cordées de la réussite » au niveau déconcentré

▪ Un dialogue régulier entre les partenaires
◦ Sur les 28 académies ayant répondu au questionnaire, 15 signalent l’installation d’un comité de pilotage territorial des « cordées de la réussite ». Ces comités de pilotage sont composés de représentants des services rectoraux, des services préfectoraux, des établissements et, plus rarement, des collectivités territoriales. Ils se tiennent en moyenne deux fois par an.
◦ Les 13 académies ne comptant pas de comité de pilotage font toutefois mention de relations régulières avec les services préfectoraux, notamment à l’occasion de la répartition du financement public entre les différents projets.

▪ Un maillage d’établissements à parfaire
Plus de 2/3 des référents académiques chargés du suivi des « cordées de la réussite » considèrent que le réseau des établissements impliqués dans le dispositif n’est pas encore optimal. Les raisons les plus fréquemment évoquées sont l’absence de couverture de certains territoires et l’implication insuffisante des lycées professionnels.

▪ Le rôle central des rectorats dans la communication déployée autour du dispositif
◦ Dans l’ensemble, les rectorats contribuent à conférer une plus grande visibilité aux « cordées de la réussite » :
◦ 100 % des académies ont organisé des événements lors des « journées nationales des cordées de la réussite » sur leur territoire
◦ Sur les 28 académies ayant répondu à l’enquête, 22 dédient une page internet aux « cordées de la réussite » sur leur site académique ;
◦ Plus de 2/3 des académies répondantes déclarent avoir mobilisé d’autres moyens de communication (dossiers de presse, plaquettes de présentation des dispositifs, articles dans la presse locale, etc.).

▪ 141 Cordées labellisées en 2009, 254 Cordées labellisées en 2010, 300 en 2011, 326 en 2012….
Le dispositif solidaire s’étend dans toutes les académies et contribue à lever les barrières,notamment psychologiques et culturelles,qui freinent les ambitions et parfois empêchent une poursuite d’étude dans l’enseignement supérieur !!!

Alors, « HEC, c’est vraiment pas pour moi ? » Et pourquoi pas ?

Extrait du site des Cordées de la réussite : Bilan national des Cordées de la Réussite 2011/2012

 

326 Cordées de la Réussite en 2012

Désormais 326 cordées opèrent sur tout le territoire. L’objectif de 300 cordées annoncé lors du Comité Interministériel des Villes du 18 février 2011 a donc été dépassé. Les projets non retenus pourront faire l’objet d’un réexamen début 2012.

Dans l’ensemble des académies, on compte aujourd’hui plus de 2000 établissements scolaires et près de 50 000 collégiens et lycéens concernées.

Les « Cordées de la réussite » reposent depuis 2008 sur un partenariat établi entre un ou plusieurs établissements d’enseignement supérieur (grandes écoles, universités et leurs I.U.T.), des lycées comportant des classes préparatoires aux grandes écoles (C.P.G.E) et des sections de techniciens supérieurs et des lycées et collèges « sources » relevant prioritairement des territoires de la politique de la ville. Les Cordées proposent des actions diversifiées et structurantes telles que du tutorat, un accompagnement culturel et, si possible, des solutions d’hébergement.

La montée en puissance des Cordées s’est accompagnée d’un renforcement de son caractère interministériel : initialement porté par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et celui en charge de la politique de la ville, le dispositif a bénéficié pour les campagnes 2010 et 2011 de l’implication des ministères chargés de l’éducation nationale, de la défense, de l’agriculture et de la culture afin de couvrir aussi bien les zones rurales que les zones urbaines.

Dans une perspective de plus grande ouverture sociale, les Cordées se sont élargies aux collèges et lycées professionnels, notamment ceux relevant des territoires de la politique de la ville et de l’éducation prioritaire. Le contenu des projets s’est également enrichi aux actions culturelles, entendues dans une acception large (éducation artistique et culturelle, scientifique et technique, sportive, numérique, pratique des langues) et de nouveaux partenariats culturels.

Extrait du site des Cordées de la réussite : 326 Cordées de la Réussite en 2012

 

Répondre à cet article