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Journée du sport scolaire : Dans les quartiers, on est les seuls présents (un prof d’EPS investi dans une association)

23 septembre 2013 Version imprimable de cet article Version imprimable

Journée du sport scolaire : Annonce de décret, convention avec le sport olympique

[...] Trois ministres, deux recteurs, un millier de jeunes, 150 professeurs d’EPS, une vingtaine d’ateliers allant de l’escalade à la sarbacane : la Journée du sport scolaire, organisée avec l’Usep et l’Unss, a largement réuni le 18 septembre à Paris. Vincent Peillon, George Pau-Langevin, Valérie Fourneyron, accompagnés de François Weil, recteur de Paris, et Pierre-Yves Duwoye, recteur de Versailles, ont félicité les élèves et les professeurs d’EPS présents. Ils ont visité l’atelier escalade, un intéressant atelier fauteuil roulant qui réunit enfants handicapés et valides puis un atelier sarbacane avant de signer une convention avec le Comité olympique français (CNOSF).

Les ministres ont longuement insisté sur les valeurs sportives. "Le sport est une activité qui s’appuie sur les valeurs de solidarité et d’entraide", a expliqué G Pau-Langevin, "c’est ainsi qu’il participe à la réussite éducative de chacun". Elle a souligné que la réforme des rythmes renforce la place du sport. Valérie Fourneyron, ministre des sports et de la jeunesse, a remercié les professeurs d’EPS pour leur engagement et rappelé que les associations sportives sont les premiers contacts avec le mouvement associatif pour les jeunes. Vincent Peillon a rappelé la civilisation humaniste "qui savait que l’esprit sain refuse de séparer du corps sain" et vanté "les vertus morales et intellectuelles du sport". "Pour les enfants des quartiers populaires, le sport peut être un élément de réussite scolaire et d’épanouissement personnel", nous a dit V Peillon.

Signée avec le CNOSF, la convention vise à promouvoir la participation des élèves aux rencontres sportives locales en renforçant l’information sur l’offre sportive locale, qu’elle soit scolaire ou non et à mettre en place des collaborations entre les fédérations sportives et le sport scolaire. Le ministère de l’éducation nationale a particulièrement en tête des interventions pour développer la natation au primaire. V. Fourneyron a annoncé un plan natation visant à atteindre l’apprentissage universel dans deux ans. La convention choisit également comme chantiers prioritaires la lutte contre les inégalités et l’apprentissage du respect, dans le prolongement de la charte de la laïcité.

Extrait de L’Expresso du 19.09.2013 : Journée du sport scolaire : Annonce de décret, convention avec le sport olympique

 

Les trois enjeux et demi de la Journée du sport scolaire

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Le sport scolaire contribue à promouvoir le respect de l’éthique et des valeurs éducatives et humanistes du sport chez les jeunes de l’enseignement secondaire. "Il donne sens à l’apprentissage de la vie associative, notamment avec la formation des Jeunes Officiels", souligne l’UNSS, l’association qui gère les associations sportives obligatoires des établissements scolaires. Rassemblant des jeunes de milieux sociaux et d’origines différents, le sport scolaire ne vise pas que la performance sportive mais a une forte portée éducative. Il représente un instrument privilégié pour lutter contre l’intolérance, le racisme, le sexisme et la violence sous toutes ses formes. L’UNSS compte plus d’un million de licenciés avec une progression sensible. Un collégien sur quatre participe aux activités sportives organisées par l’A.S. de son établissement. C’est le cas de 15% des lycéens généraux et technologiques et 14% des lycéens professionnels. L’UNSS cherche la parité en développant des activités qui tiennent compte des genres. 40% des licenciés sont des filles, avec un pourcentage plus important chez les benjamins que les séniors.

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Professeur d’EPS dans une banlieue difficile, Jean Fayemendy est particulièrement fier de son association sportive qui licencie 45% des élèves de son collège. "Sans les associations sportives, les enfants n’iraient nulle part. On joue un rôle considérable. Sans les A.S. des établissements scolaires, les enfants n’auraient aucune pratique sportive. Dans les quartiers on est les seuls présents. Les fédérations sportives sont totalement absentes et le montant de leurs droits d’inscription les rendent inaccessibles aux familles populaires. Avec nous, pour quelque seuros pour l’année, les enfants voyagent, rencontrent des jeunes d’autres milieux". Le gouvernement précédent avait tenté de remplacer les associations scolaires par les fédérations sportives. L’inquiétude est toujours présente. " Le mouvement sportif n ’a pas les mêmes finalités que l’école. Il a toujours eu la volonté de rentrer dans l’école car c’est une population captive et il a du mal à aller chercher les jeunes surtout à l’âge du collège. Mais le mouvement sportif n’a pas de finalité éducative".

Lutte contre les inégalités, gestion des moyens, valeurs républicaines : la Journée du sport scolaire adresse au ministre des questions qui lui sont chères. On attend les réponses.

Extrait de L’Expresso du 19.09.2013 : Les trois enjeux et demi de la Journée du sport scolaire

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