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Dans deux tribunes du Monde (28 mai et 2 juin), les deux auteurs de rapports récents, Marie-Aleth Grard et Jean-Paul Delahaye, plaident pour le maintien du collège unique et pour la réforme

2 juin 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

[...] Si, en dépit des réformes conduites, les inégalités sociales pèsent encore autant sur le destin scolaire de la jeunesse de notre pays, c’est que l’échec scolaire des plus pauvres n’est pas un accident. Il est inhérent à un système qui a globalement conservé la structure et l’organisation adaptées à la mission qui lui a été assignée à l’origine : trier et sélectionner.
La méritocratie a une face claire pour ceux qui réussissent et une face sombre pour tous les autres

[...] Nous pensons au contraire que les difficultés du collège unique proviennent ce qu’on n’a pas assumé la logique de la réforme de 1975 jusqu‘au bout en ne donnant pas au collège un contenant et un contenu spécifiques au rôle qui est le sien : achever la scolarité obligatoire dans de bonnes conditions pour tous les élèves et préparer, de façon différenciée, les élèves à toutes les formations ultérieures d’égale dignité. [...]

[...] Quand on sait en outre que les inégalités actuelles freinent la croissance, on voit que l’intérêt bien compris de notre pays rejoint l’idéal d’une école plus juste.

Marie-Aleth Grard, rapporteure de l’avis du CESE, « Une école de la réussite pour tous », mai 2015 et Jean-Paul Delahaye, auteur du rapport à la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, « Grande pauvreté et réussite scolaire, le choix de la solidarité pour la réussite de tous », mai 2015

Extrait de lemonde.fr du 28.05.15 : Une école pensée pour la réussite de tous les enfants

 

"On ne démocratisera pas la réussite scolaire en continuant à considérer que les enfants de milieu populaire sont victimes d’un « handicap social » et devraient par conséquent être traités à part", expliquent JP Delahaye et MA Grard, auteurs des deux récents rapports sur Ecole et grande pauvreté, dans une tribune du Monde. ’Répartir de façon inégale au collège, c’est-à-dire pendant la scolarité commune, les options ou les parcours particuliers qui n’ont pas pour objectif premier de préparer à des études ultérieures mais plutôt de séparer les élèves les uns des autres, ne permet pas de faire du « commun »...
Remarquons d’ailleurs qu’on ne songe à implanter des formations « nobles » comme les sections européennes ou les classes bilangues que lorsqu’il s’agit de faire venir ou de retenir dans un établissement des élèves issus de milieux plus favorisés. Un peu comme si les pauvres n’étaient pas dignes eux-mêmes de se voir proposer spontanément et naturellement ces enseignements. La réforme du collège en cours qui vise à offrir ces enseignements à tous les élèves va donc dans la bonne direction".

Extrait de cafepedagogique.net du 02.06.15 : Collège : JP Delahaye et MA Grard pour la réforme

Note : Voir sous l’article du café les commentaires des internautes

 

L’échec scolaire des plus pauvres est préparé par les options ou les parcours particuliers, qui ne servent qu’à séparer les élèves les uns des autres. Allons au bout de la réforme de 1975 en renforçant la scolarité commune

Extrait de lemonde.fr du 02.06.15 : Il faut achever la réforme du collège unique pour défaire les inégalités scolaires

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