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En marge du colloque CNESCO sur la mixité sociale : interview de Claude Lessard, universitaire, président du CSE du Québec

5 juin 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Comment mesurer les ségrégations sociales à l’école ? Comment fabriquer des politiques publiques qui servent la mixité sociale ? Quels sont les effets de ces politiques sur les apprentissages des élèves, le climat scolaire et plus largement la cohésion scolaire et sociale ?
Pendant deux jours, les 4 et 5 juin, le Cnesco organise avec le Conseil Supérieur de l’Education du Québec et le CIEP, un vaste colloque international à Paris. Deux journées de débats auxquels le Café pédagogique, partenaire de l’événement, va vous associer. Claude Lessard, universitaire, président du CSE du Québec explique pourquoi ce débat doit avoir lieu maintenant. Et pourquoi il appelle à un sursaut de fraternité.

[...] En France se pose aussi de façon croissante la question de la mixité ethnique. Comment abordez vous cette question au Canada ?

Il y a eu une tentative à Toronto de créer des écoles pour une communauté noire avec l’idée que les élèves gagneraient en confiance en étant entre eux. Mais le projet a été bloqué politiquement. Mais la question se pose différemment au Canada où l’émigration est très sélective. Les parents d’enfants immigrés ont une bonne éducation et sont qualifiés. La question se réduit finalement à celle du vivre ensemble. Il y a des écoles à Montréal à forte proportion d’immigrés. Ca se passe bien sauf en ce qui concerne l’acculturation.

On vante souvent la mixité sociale comme étant bonne pour tous les enfants y compris les plus favorisés. Mais si c’était le cas peut-être poserait elle moins de problèmes...

La recherche semble indiquer que les plus doués ne souffrent pas de la mixité sociale et scolaire. Ils ’en sortent toujours. Mais il y a bien des effets de seuil. Si le pourcentage d’élèves à niveau faible ou d’élèves qui posent des problèmes de discipline ou de trouble du comportement, est peu important la mixité pousse tout le monde vers le haut. S’il est important, la mixité peut agir dans l’autre sens. Il faut être clair sur le nombre d’élèves. Les effets de seuil existent.

Extrait de cafepedagogique.net du 04.06.15 : L’Ecole française s’interroge sur la mixité sociale à l’Ecole

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