> 10 - AGENDA > 51- Archives > Revue de presse : archiv. 2008-2001 (non classées en rubriques (...) > Revue de presse. Archives 2008 à 2004 > année 2004 > septembre > 02/09 - Où sont partis les aides-éducateurs en ZEP (L’Humanité)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

02/09 - Où sont partis les aides-éducateurs en ZEP (L’Humanité)

3 septembre 2004 Version imprimable de cet article Version imprimable

Dans « L’Humanité » du 02.09.04 : où sont partis les aides-éducateurs en ZEP ?

Les aides-éducs manquent à l’appel.

En 1997 naissaient les emplois jeunes, dont plus de 45 000 trouvaient leur place dans les écoles. Mais les contrats sont arrivés à terme, le statut a été abandonné et les postes fermés. Créés l’an dernier en remplacement, les nouveaux emplois assistants d’éducation ont été, pour l’essentiel, affectés dans les collèges et lycées. Dans le primaire, de toutes les fonctions que remplissaient les aides-éducateurs, seule est maintenue celle des assistants de vie scolaire, chargés d’accompagner les élèves handicapés dans leur scolarité. Les autres périclitent les unes après les autres. " Notre établissement a eu jusqu’à sept aides-éducateurs. Aujourd’hui, nous n’en avons plus qu’un, et son contrat se termine dans trois semaines ", témoigne Maurice Raiffé, directeur du groupe scolaire Saint-Exupéry, à Dreux, dans la région Centre. L’établissement est classé ZEP et compte 17 classes, regroupant 300 élèves, âgés de six à douze ans. L’échec scolaire y est élevé, les problèmes sociaux et de prédélinquance aussi. " Les aides-éducateurs répondaient à de vrais besoins, poursuit Maurice Raiffé. Ils animaient la bibliothèque, suppléaient les enseignants durant les cours d’EPS, se chargeaient de l’initiation à l’informatique. Ils jouaient également les médiateurs auprès des familles. " Les choses aujourd’hui ont bien changé. " Nous avons, par exemple, une salle informatique garnie de douze PC. Jusqu’à l’année dernière, un adulte y assurait une présence permanente et les enfants pouvaient s’y rendre quand ils le désiraient. À présent, les professeurs n’ont pas assez de temps. Sans personne pour l’animer, elle ne sert quasiment plus. "

Sur les six jeunes qui ont déjà quitté Saint-Exupéry, trois sont au chômage depuis un an. Une génération sacrifiée, disent certains. Un vrai gâchis, quoi qu’il en soit.

Anne-Laure Beaussier

Répondre à cet article