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Un dossier sur l’éducation prioritaire dans "Fenêtres sur cours" Spécial Université d’automne

18 novembre 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Fenêtres sur cours n°417 - Spécial Université d’automne

Sommaire du dossier "Education prioritaire
35 ans d’éducation prioritaire


- L’éditorial du dossier page 39

Née en 1981 sous les auspices de la gauche au pouvoir et du généreux slogan
« donner plus à ceux qui ont moins », la politique d’Éducation prioritaire à la française a déjà connu bien des aléas en 35 années d’existence. Deux plans de relance, une litanie d’acronymes, plus ou moins articulés à une politique de la ville erratique et une évolution que le chercheur Jean-Yves Rochex (lire p.40) n’hésite pas à qualifier de régression au regard de l’objectif de démocratisation poursuivi par le projet initial. Dans ce contexte, l’alternance politique de 2012 et sa volonté affichée de « refonder
l’école » ne pouvait faire l’économie d’une nouvelle relance baptisée logiquement
« refondation de l’Éducation prioritaire » dont la mise en place initiée en 2014 achève de se déployer depuis la rentrée 2015.
Fondée sur une carte de l’Éducation prioritaire (lire page 42) reserrée aux zones les plus fragilisées qui bénéficient d’une dotation spécifique, cette politique est couplée à un nouveau principe « d’allocation différentielle des moyens » visant à améliorer la prise en compte des élèves en difficulté sociale présents dans tous les établissements du territoire. Un découplage salué par Jean-Yves Rochex qui craint néanmoins que son application « se heurte à l’insuffisance des moyens budgétaires et à des annonces et arbitrages politiques loin de pouvoir nourrir une politique de lutte contre les inégalités sociales et scolaires »
. Une crainte justifiée par les conditions difficiles de la rentrée 2015. Mais si les moyens manquent, la philosophie générale du projet montre néanmoins une rupture sur le plan qualitatif avec notamment deux mesures phare réclamées depuis longtemps par le SNUipp-FSU. Encore au stade de l’innovation et de l’expérimentation, le plus de maîtres que de classes semble recueillir l’adhésion des enseignants et le comité de suivi vient d’en dresser une première évaluation encourageante.
L’universitaire Valérie LussiBorer montre à quelles conditions le maître en plus peut être une ressource pour les équipes (lire p. 43-44) .Même accueil favorable pour les 755 postes créés depuis trois ans destinés à accueillir les moins de trois ans dans des conditions favorables (lire p. 42). Le SNUipp-FSU se félicite de ces évolutions ositives mais il estime nécessaire de changer de braquet et d’engager un effort budgétaire beaucoup plus conséquent pour compenser des inégalités scolaires fortement cristallisées dans le système éducatif français.

Sans oublier d’encourager significativement les enseignants à exercer de façon durable auprès des publics difficiles. Faute de quoi, on risque dans quelques années d’en rester au constat amer de Jean-Yves Rochex qui estime qu’après 35 ans « le bilan de la politique d’EP s’avère décevant »
Philippe Miquel

 

Au sommaire du dossier - pages 39-45)

• (p. 40) Jean-Yves ROCHEX : 35 ans d’éducation prioritaire

• (p. 42) La toute petite section, plus d’école pour ceux qui en ont besoin

• (p. 43) Un suivi puis un rapport sur le "maître supplémentaire"

• (p. 45) Valérie LUSSI-BORER (Université de Genève) : Formés et accompagner pour expérimenter. Les maitres plus en Haute-Savoie. faire du maître plus une ressource collective

 

Voir aussi
• (p. 52) Démonter le ressort des inégalité scolaires. Les manuels au feu, la maitresse au milieu". Interview de Stéphane Bonery

Extrait de snuipp.fr du 12.11.15 : Fenêtres sur cours n°417 - Spécial Université d’automne

 

Voir aussi, extrait du Café Université d’automne du Snuipp : J.-Y. Rochex : Les trois âges des politiques d’éducation prioritaire

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