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Etude du Cnesco : le bac, qui reste inégalitaire, est cependant bénéfique pour les établissements défavorisés (Nathalie Mons)

15 juin 2016 Version imprimable de cet article Version imprimable

Alors que s’ouvre le 15 juin la nouvelle session du baccalauréat, le Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire) publie un important dossier sur cet examen. En échec le bac à la française ? Nathalie Mons, présidente du Cnesco juge au contraire que cet examen final a un impact positif sur les élèves parce qu’il est élargi à de nombreuses matières et qu’il s’agit bien d’un examen de qualité. Pour autant le système français est marqué par de fortes inégalités sociales.

[...] Or pour vous ce format d’examen final stabilisé a des effets très bénéfiques sur les élèves. Lesquels ?

Ces évaluations externes élèvent le niveau général des élèves et réduisent les écarts de résultats entre eux. Cela s’explique par le fait que l’évaluation externe fait référence dans tous les établissements. C’est un objet pédagogique externe qui oriente les pratiques pédagogiques. Dans les établissements défavorisés ça permet d’avoir des objectifs nationaux et du coup d’aller au delà des difficultés scolaires des élèves.

On se rappelle qu’Agnès van Zanten, par exemple, a montré que dans les établissements défavorisés les enseignants ont tendance à s’adapter au niveau des élèves. L’examen final externalisé rompt avec cette habitude et élève les objectifs.

Mais il y a des conditions. La première c’est qu’il faut un examen de qualité. Par exemple, on a vu, dans certains états américains, se mettre en place des tests par QCM . Cela a donné de mauvais résultats. Entre autre le Teaching to the test.

Il faut aussi que l’examen soit assis sur un champs large de matières. L’idée de limiter drastiquement le nombre de disciplines présentées à l’examen serait une lourde erreur. On perdrait l’effet bénéfique de l’examen final.

Extrait de cafepedagogique.net du 15.06.16 : Nathalie Mons : Le bac un diplôme utile, mais...

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