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Deux analyses critiques : dédoublement des CP par Catherine Chabrun (Freinet) ; d’autres mesures ministérielles par Jean-Michel Zakhartchouk

16 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

Eh bien, avec « garantir, pour chaque élève, l’acquisition des savoirs fondamentaux - lire, écrire, compter, respecter autrui. », les inégalités scolaires ont de bons jours devant elles !

L’accès aux connaissances qui donnent sens aux savoirs opérationnels et permettent de comprendre le monde et d’y prendre place, ce n’est pas pour l’enfant de REP +, il n’en a pas besoin ! Sa voie est toute tracée : être « enseigné » de savoirs opérationnels, être « civilisé » pour accepter respectueusement les injustices qu’il découvrira tout au long de ses études – courtes bien sûr – et de sa vie professionnelle.

[...] On oublie bien sûr que ces acquis récompensés par le certificat d’études primaires (CEP) ne concernaient pas tous les enfants.

[...] Un projet d’éducation prioritaire centré sur les seuls fondamentaux opérationnels pendant que dans les écoles des autres territoires, l’accès aux autres fondamentaux (ceux qui permettent de comprendre et de penser le monde avec toute sa complexité, de se projeter dans la société…) sera possible.

La « qualité » émancipatrice de la pédagogie n’est certainement pas prévue dans ce déploiement !

Les autres propositions pédagogiques comme la classe de CP/CE1 qui réunit les CP et les CE1[2] ne sont pas entendues, voire rejetées sur le terrain. Pour constituer une classe de 12 CP, certaines écoles voient leur projet de constitution de classes refusé par l’inspection.

Extrait de blogs.mediapart.fr/cathrine-chabrun du : méfiance pour l’école de la confiance

 

A mesure que se dessine la politique suivie par le ministère Blanquer, on ne peut qu’être inquiet, car de nombreux signes convergent vers une résurgence des recettes essayées sous le quinquennat Sarkozy plus que vers une vraie rénovation du système éducatif, vraiment pragmatique et « progressiste ».
Examinons les choses de près :

[...] Malgré tout, il faut continuer à profiter de marges de manœuvre, saluer le maintien (et tout faire pour le sauvegarder) des outils positifs du quinquennat précédent : le socle commun, les programmes curriculaires, les cycles, les dispositifs interdisciplinaires…
Tout faire pour qu’à l’occasion des « devoirs faits » une vraie réflexion soit engagée sur le travail personnel des élèves, à l’heure des « classes inversées » et du nécessaire travail avec les familles. Tout faire pour que les intentions de la ministre de la Culture de développer davantage les projets artistiques dans l’école se concrétisent vraiment. Tout faire pour que l’école soit aussi concernée par la transition écologique (et à cet égard, il faudrait encourager les EPI sur le développement durable entre autres…Nicolas Hulot, au secours !) Tout faire pour que la logique de l’efficacité réelle l’emporte sur l’idéologie, en opposant aux études partielles et limitées que peut mettre en avant le ministère d’autres études qui ne vont pas forcément dans le même sens. (Tiens par exemple, cette étude qui montre que l’attention s’accroit lorsque les élèves peuvent bouger et se déplacer dans la classe, voir ici). Tout faire pour diffuser les innovations qui combinent l’objectif de formation du citoyen du XXIème siècle et celui de la réduction des inégalités qui ne passe pas par le « ruissellement » et par la bonne conscience des « dispositifs d’excellence ». Pas de découragement, mais de la ruse pédagogique et de la conviction…

Extrait de educpros.fr du 14.06.17 Marche en avant ou néosarkozisme ?

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