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La FCPE opposée au retour à la semaine de 4 jours : "L’enfant n’est pas un jeu"

20 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

Rythmes : les parents ne laisseront pas faire le retour à la semaine de quatre jours

"Nous demandons 4 journées et demi. Ce n’est pas du dogmatisme, ni même un fétiche. C’est simplement dans l’intérêt des enfants et bon pour les apprentissages. Et ce n’est pas nous qui le disons, c’est, l’académie de médecine !" C’est en ces termes que Liliana Moyano, présidente de la FCPE s’est adressée au ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer lors du CSE chargé d’examiner le décret autorisant les communes à revenir à la semaine de 4 jours, le 8 juin dernier. Un peu plus tôt dans la matinée devant le ministère, une délégation de parents venus de toute l’Ile-de-France brandissait une banderole et une caricature de Berth, réalisée à cette occasion pour la FCPE. Les parents ont crié "L’enfant n’est pas un jeu, monsieur le ministre !"
Depuis, la FCPE ne cesse de relever des dysfonctionnements. Des pressions s’exercent, en effet, depuis plusieurs semaines sur la communauté éducative autour du projet de décret (publié depuis) sur la semaine de 4 jours :
- Des conseils d’école « extraordinaires » convoqués sans respecter le délai légal de 8 jours avec pour seul sujet à l’ordre du jour : le rythme de la semaine dès la rentrée 2017,
- Des conseils d’école qui ne respectent pas les principes même des textes de loi, à savoir d’organiser leur tenue sur des horaires qui permettent aux parents élus d’y siéger,
- Des courriers injonctifs des académies, envoyés aux collectivités pour les inciter à demander des conseils d’école,
- Des propositions de « vote » par procuration, d’émission d’avis par écrit….
D’ores et déjà, la résistance s’organise. Lettre ouverte aux maires, demande d’évaluation, réunions de parents. La FCPE ne laissera pas les politiques jouer avec le bien-être et l’apprentissage de leurs enfants.

Pour la FCPE, on est bien loin de l’école de la confiance que le ministre dit vouloir créer et faire vivre.
La coéducation, la confiance se construit dans le respect du dialogue et aussi dans celui du bon fonctionnement des instances.

Extrait de Lettre de la Fcpe, juillet 2017

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