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Claude Lelièvre : « Une révolution en marche » (Chatel) ou le ’’principe’’ du « en même temps » (Macron) ?

22 août Version imprimable de cet article Version imprimable

Claude Lelièvre : « Une révolution en marche » (Chatel) ou le ’’principe’’ du « en même temps » (Macron) ?

Dans le Nouvelobs.com du 14 août dernier, Agathe Cagé (ex-directrice adjointe du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem) affirme non sans raison que « l’un des deux points négatifs, c’est l’application du principe du "en même temps". Dans l’Education nationale, cela ne fonctionne pas. Il faut pouvoir évaluer ce que l’on fait, ce qui est bon ou pas pour l’élève. Pour cela il faut faire des choix, pas du "en même temps".

Et là, on permet aux communes qui le souhaitent de repasser à la semaine de quatre jours. Jean-Michel Blanquer ne choisit pas. On aura "en même temps" des élèves qui auront des semaines à quatre jours et demi et des élèves qui auront des semaines à quatre jours de classe. Et cela, sans se demander quel est le meilleur système pour l’élève, mais ce qui peut arranger les communes.

Et là, on permet aux communes qui le souhaitent de repasser à la semaine de quatre jours. Jean-Michel Blanquer ne choisit pas. On aura "en même temps" des élèves qui auront des semaines à quatre jours et demi et des élèves qui auront des semaines à quatre jours de classe. Et cela, sans se demander quel est le meilleur système pour l’élève, mais ce qui peut arranger les communes.

Deuxième exemple, un dispositif avait été mis en place il y a quelques années qui s’appelle "plus de maîtres que de classes" pour mieux suivre les élèves de CP et CE1. Jean-Michel Blanquer à la rentrée 2017 a décidé d’en supprimer 50%. Donc on ne sait pas si le dispositif est considéré comme un dispositif utile ou inutile. Le dispositif était pourtant unanimement salué par la communauté éducative. On l’ampute pour des raisons de moyens.

Troisième exemple, c’est celui de l’interdisciplinarité au collège. Le ministre dit cela peut être intéressant mais "en même temps", on peut avoir des collèges qui fonctionnent bien sans interdisciplinarité, donc on supprime le cadre réglementaire qui rendait l’interdisciplinarité obligatoire »

Mais on devrait aussi se rappeler ce que disait en son temps le ministre de tutelle de Jean-Michel Blanquer lorsque celui-ci était DGESCO, à savoir Luc Chatel. Car cette ’’mise en abyme’’ (ou en ’’écho’’) s’avère tout à fait révélatrice. On peut citer en particulier la tribune du ministre de l’Education nationale Luc Chatel parue dans « Le Monde » du 28 août 2010, au titre tout à fait évocateur : « Passer de l’école pour tous à la réussite de chacun. Une révolution en marche ». [...]

Extrait de cafepedagogique.net du 21.08.17 : Claude Lelièvre : « Une révolution en marche » (Chatel) ou le ’’principe’’ du « en même temps » (Macron) ?

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