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Evaluations de mi-CP : témoignages d’enseignants en éducation prioritaire

25 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Les évaluations CP, ce sera sans elles !

Valérie Zika Dussol est enseignante à l’école Saint-Pierre de Martigues (13). Elle enseigne depuis bientôt vingt ans, dont dix-sept en CP. Patricia Lartot est, quant à elle, enseignante en éducation prioritaire depuis 1983 et directrice de l’école Jules Verne de Mantes-La-Jolie (78) depuis vingt ans. Autant dire que les évaluations, elles en ont vu passer, ce ne seront ni les premières ni les dernières. Mais celles-ci les interpellent particulièrement, voilà pourquoi elles ont fait le choix du boycott.

[...] Dans l’école de Patricia, c’est le conseil des maîtres qui a décidé le boycott. Elle explique que « la pression est très forte sur les enseignants de CP dédoublés. Il faut leur faire confiance. Ils sont respectueux des programmes et doivent rester maître de leur pédagogie ».

Extrait de cafepedagogqiue.net du 23.01.19 : Les évaluations CP, ce sera sans elles !

 

Regardons leurs yeux, regardons leurs mains.
Dans ma REPpublique à moi, comme dans les autres REPpubliques, on va mettre notre petit monde sur pause, quelque temps. On ne joue plus, on ne rit plus. On é-va-lue. Sans fioriture, sans débordement. Scientifique.

Alors comme ça, ils ont remis ça. Alors comme ça, il va falloir y retourner.

Il va falloir leur demander, encore, de rester bien assis, d’écouter, de ne pas demander d’aide et de ne pas copier. Ceux-là à qui on a pourtant longuement expliqué qu’à l’école, on avait aussi le droit de bouger, de se lever, d’aller chercher et même d’imiter, si ça peut nous aider.

Il va falloir leur dire que ce n’est toujours pas grave si ils n’y arrivent pas mais que sur le cahier que j’ai dans les mains, il est écrit qu’ils n’ont que 10 secondes pour répondre à cet exercice-là et que cette fois, il n’est pas du tout question de prendre son temps. Il n’est plus du tout question d’y revenir plus tard, d’aller voir ici ou là s’il n’y a pas quelque chose sur les murs, dans mes cahiers, qui pourrait m’aider. Il n’est pas du tout possible de penser que chacun a le droit d’aller à son rythme. Pas aujourd’hui. On se remettra, peut-être, à se dire tout ça demain, les enfants, d’accord ? […]

Extrait de mercimaitresse.fr du 21.01.19 : Regardons leurs yeux, regardons leurs mains

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