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Le débat sur la création du Conseil de l’évaluation de l’école (CEE) et le devenir du Cnesco (Le Café, le Monde, Les Echos)

25 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Loi Blanquer : Vifs débats sur la suppression du Cnesco
" Je commence à trouver un peu lassants vos arguments". Il y a de l’énervement chez JM Blanquer le 15 février lors de l’examen par l’Assemblée nationale de la loi sur l’école de la confiance. On en est à ce moment là à l’article 9, celui qui prévoit la suppression du Cnesco et la création d’un Conseil d’évaluation de l’école (CEE). Et cela même si le débat est mené au pas de charge. Au terme de discussions où la nécessité d’une évaluation de l’école indépendante du ministre a été rappelée, l’avenir du Cnesco semble toujours peu assuré.

Extrait de cafepedagogique.net du 19.02.19 : Loi Blanquer. Vifs débats sur la suppression du Cnesco

 

L’indépendance du futur conseil d’évaluation de l’école interroge
Ses détracteurs voient derrière cette nouvelle instance la volonté du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, d’avoir les coudées plus franches pour mener sa politique.

C’est désormais acté : le conseil d’évaluation de l’école (CEE), promesse du président Emmanuel Macron, verra bien le jour. L’article 9 qui en pose les fondements a été adopté, vendredi 15 février, à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi « pour une école de la confiance ». Ce conseil aura la charge d’évaluer tous les établissements scolaires, dotant ainsi le pays d’une « instance objectivante » sur les résultats, en matière de pédagogie, de bien-être à l’école, ou encore de prise en charge des élèves en situation de handicap.

La création de ce conseil, imaginé à partir d’exemples européens qui ont fait leurs preuves, n’est pas sans créer de nombreux remous. Sa composition a été longuement débattue, en commission des lois, puis dans l’hémicycle. En jeu : le degré d’indépendance de cette nouvelle instance, qui dépend beaucoup du choix de ses futurs membres.

Quatre représentants du ministère de l’éducation nationale doivent, en effet, y siéger : la directrice de l’évaluation, de la prospective et de la performance (branche statistique du ministère), le directeur général de l’enseignement scolaire (le numéro 2 du ministère), ainsi que deux représentants des inspections générales. Pour le reste, le conseil se composera finalement de six personnalités « expertes » et de quatre parlementaires.

« Changement de mentalité »
Ce sont les évaluateurs internes du ministère qui, bien sûr, inquiètent les détracteurs du projet. En commission des lois, un amendement du groupe socialiste a ainsi fait passer de quatre à six le nombre de personnalités qualifiées extérieures, pour faire contrepoids. Dans l’hémicycle, le député de la Loire Régis Juanico (ex-Parti socialiste, membre du mouvement Génération. s) a fait une nouvelle tentative pour ajouter deux membres extérieurs, rejetée cette fois-ci.

Extrait de lemonde.fr du 18.02.19 : L’indépendance du futur conseil d’évaluation de l’école interroge

 

« Un premier pas vers une culture de l’évaluation de l’école en France »

Expert en charge de l’éducation à l’OCDE, Eric Charbonnier se félicite de la création d’un Conseil d’évaluation de l’école en France mais parle d’« un besoin de clarification » sur sa composition et ses missions.

Les députés viennent de voter la création d’un Conseil de l’évaluation de l’école. Est-ce une bonne nouvelle ? Qu’on donne plus de place à l’évaluation, c’est forcément une bonne nouvelle. C’est un premier pas vers une culture de l’évaluation. Dans tous les pays de l’OCDE, on évalue les élèves, les écoles, on mesure leur progression pour faire changer les pratiques pédagogiques dans les établissements

Extrait de lesechos.fr du 20.02.19 : « Un premier pas vers une culture de l’évaluation de l’école en France »

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