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Des écarts selon l’origine sociale plus marqués parmi les élèves présentant des déficiences physiques (Note d’information Depp)

21 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Note d’information Depp
N° 19.01 – Février 2019

Première évaluation des acquis des élèves en situation de handicap

Pour la première fois, la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a mis en place un dispositif d’évaluation permettant de mesurer le niveau des acquis d’élèves en situation de handicap. Les élèves présentant des troubles intellectuels ou cognitifs (TIC) sont plus souvent en difficulté, même si plus d’un tiers d’entre eux atteint le niveau attendu à leur âge. Parmi ceux atteints de troubles physiques, les élèves défi cients visuels présentent les meilleures performances.
Le niveau de scolarisation est en cohérence avec le niveau constaté de l’élève. Les performances varient selon l’origine sociale, notamment parmi les élèves présentant des troubles physiques. Enfin, hormis en calcul, les écarts entre sexes
sont peu marqués.

[...] Des écarts selon l’origine sociale plus marqués parmi les élèves présentant des déficience sphysiques
Parmi les élèves avec des troubles physiques, et tout particulièrement pour les élèves
déficients visuels, les différences scolaires mesurées par les scores sont aussi importantes selon l’origine sociale que pour les élèves du même âge sans reconnaissance de handicap. En effet, parmi ceux ayant des troubles visuels, la proportion d’élèves atteignant le niveau attendu croît fortement avec l’origine sociale. Ainsi, en calcul, il varie de 78,2 % pour les élèves les moins favorisés à 92,5 % pour les plus favorisés. En lecture et compréhension, il varie de 64,4 % à 93,0 % et de 82,6 % à 96,3 % pour ce qui concerne les « outils de la langue »
 figure 3.
Si l’on observe, pour chaque groupe social, le score moyen des élèves concernés, on constate que l’effet lié à l’origine sociale est essentiellement présent pour les élèves ayant des troubles visuels (25 à 44 points d’écart entre les quartiles extrêmes, selon l’épreuve) ou de troubles auditifs (29 à 52 points d’écart selon l’épreuve). En revanche, pour l’ensemble des autres troubles référencés, on constate
que cet écart, à trouble équivalent, entre les élèves issus des catégories les plus favorisées et ceux issus des catégories les plus défavorisées, est bien plus réduit  figure 4. Il ne dépasse 29 points d’écart pour aucun des troubles non physiques.
À titre de comparaison, les résultats des évaluations de 2015 sur les compétences du socle en début de sixième montrent que les écarts de scores entre les élèves favorisés socialement et les élèves défavorisés avoisinent les 45 points pour les compétences 1 et 3.

Extrait de education.gouv.fr de février 2019 : Première évaluation des acquis des élèves en situation de handicap

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