> 8 - POLITIQUE DE LA VILLE > OUVERTURE SOCIALE > Grandes écoles, universités, entreprises, fonction publ. > Ouverture sociale (Rapport officiel) > Les effets de l’origine sociale sur la demande de poursuite d’études en classe (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

Les effets de l’origine sociale sur la demande de poursuite d’études en classe prépa (Note d’information Enseignement supérieur et recherche)

18 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Classes préparatoires aux grandes écoles.
Les déterminants de la poursuite d’études en classe préparatoire aux grandes écoles : les enseignements de la procédure APB

Note d’information Enseignement supérieur et Recherche n°4 - Mars 2019

Résumé :
À niveau scolaire égal, l’académie d’origine, la présence d’une C.P.G.E. dans le lycée mais aussi le sexe et l’origine sociale influencent sensiblement la décision des élèves de choisir une C.P.G.E. en premier voeu sur A.P.B. L’ampleur des effets étudiés est particulièrement grande chez les lycéens en série scientifique. Pour ces derniers, et à caractéristiques égales, il faut qu’une fille ait une moyenne supérieure de 1,5 points au baccalauréat pour qu’elle ait la même probabilité qu’un garçon de placer une C.P.G.E. en premier voeu.
Parmi les élèves qui demandent une C.P.G.E. en premier voeu, les probabilités d’obtenir ce premier voeu, fortement corrélées à leur niveau scolaire, sont en revanche indépendantes du sexe et de l’origine sociale. Néanmoins, deux effets contraires semblent influencer le choix des lycées accueillant des C.P.G.E. À résultats scolaires égaux, les élèves postulants déjà présents en terminale dans ce lycée ont une probabilité plus forte d’être admis. Les élèves issus de lycées où le niveau scolaire est plus faible sont plus susceptibles d’être admis sur leur premier voeu en C.P.G.E.

Extrait de enseinementsup-recherche.gouv.fr : Les déterminants de la poursuite d’études en classe préparatoire aux grandes écoles : les enseignements de la procédure APB

 

Lire la Note d’information

EXTRAIT [...] Toute chose égale par ailleurs, les garçons et les élèves d’origine sociale favorisée demandent plus souvent à poursuivre leurs études en CPGE
[...] La classe préparatoire aux grandes écoles constitue une voie particulièrement privilégiée des élèves d’origine sociale favorisée.
Quels que soient la section du baccalauréat et le niveau des élèves, les lycéens d’origine sociale favorisée demandent plus souvent une CPGE en premier vœu que ceux d’origine sociale moyenne, et ce à caractéristiques égales. Quelle que soit la série du baccalauréat, les élèves d’origine sociale favorisée ont une probabilité supérieure de 2 points de demander une CPGE en premier vœu que ceux issues d’une famille d’origine sociale modeste (Tableau 2).
Cependant, l’effet observé se concentre uniquement sur les catégories les plus favorisées : il n’existe pas de différence significative sur la probabilité de demander une CPGE entre les élèves d’origine sociale défavorisée, moyenne et plutôt favorisée.
On peut expliquer ce phénomène par le rôle du contexte familial dans la décision de poursuivre en CPGE : les parents d’origine sociale favorisée sont plus souvent passés par de telles formations, et peuvent encourager les enfants à suivre la même voie qu’eux. De plus, ces parents sont aussi mieux informés et plus à même d’apporter un soutien scolaire à leurs enfants dans la durée. De même, l’autocensure et le manque d’information peuvent influencer la décision de poursuite en CPGE des lycéens d’origine sociale moyenne et défavorisée. Ces élèves sont moins souvent en contact direct avec des personnes ayant poursuivi les mêmes études, et ne peuvent pas forcément bénéficier d’un soutien actif de la part de leurs parents ou de leur entourage lors de la constitution de leurs vœux sur APBce mène par le rôle du
contexte familial dans la décision de poursuivre en CPGE : les parents d’origine sociale favorisée sont plus souvent passés par de telles formations, et peuvent
encourager les enfants à suivre la même voie qu’eux. De plus, ces parents sont aussi
mieux informés et plus à même d’apporter un soutien scolaire à leurs enfants dans la
durée. De même, l’autocensure et le manque d’information peuvent influencer la décision de poursuite en CPGE des lycéens d’origine sociale moyenne et défavorisée. Ces élèves sont moins souvent en contact direct avec des personnes ayant poursuivi les mêmes études, et ne peuvent pas forcément bénéficier d’un soutien actif de la part de leurs parents ou de leur entourage lors de la constitution de leurs vœux sur APB.

Répondre à cet article