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Le SNUipp fait le bilan des postes dans le premier degré pour la rentrée 2019 : éducation prioritaire, CP dédoublés, "plus de maîtres"

12 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Carte scolaire 2019 : une impression de déjà vu…

Comme il le fait tous les ans, le SNUipp-FSU donne la vérité des prix sur la carte scolaire et sur l’utilisation dans les départements des 2 175 postes créés dans les écoles à la rentrée 2019, auxquels s’ajoutent 150 réservés aux priorités ministérielles comme les plans Mathématiques ou Autisme. Les chiffres collectés auprès de 96 départements renseignent sur les priorités et révèlent déjà les tensions à venir.

Le dédoublement des classes de l’éducation prioritaire consomme à lui seul 2 253 postes, révélant les faiblesses d’une priorité mal financée, qui nécessitera d’autres fermetures de postes ailleurs. Le choix est fait de continuer à siphonner le dispositif « Plus de maîtres que de classes » qui perd encore 689 postes. Il restera moins de 900 postes consacrés à un dispositif reconnu par la profession.

Globalement l’éducation prioritaire affiche un solde positif avec 2 441 classes supplémentaires quand, dans le même temps, les écoles hors éducation prioritaire perdent 1 267 classes. Un scénario qui se répète cette année encore, et qui fait peser les choix ministériels sur l’ensemble des écoles.

Fermetures en maternelle
Alors que l’abaissement de l’obligation scolaire à 3 ans devrait induire un renforcement des moyens de l’école maternelle, celle-ci paye un lourd tribut avec 516 fermetures de classes. Le dispositif moins de 3 ans perd également 20 postes. Autant dire que les milliers de classes maternelles comptabilisant plus de 30 élèves ne verront pas leur situation s’arranger à la rentrée.

Le remplacement est abondé de 56 postes supplémentaires, l’enseignement spécialisé de 238 postes, la formation de 53 postes, ce qui est loin de répondre aux besoins du terrain. Pourtant, des moyens sont mobilisés en faveur des dispositifs ministériels prioritaires, comme le plan mathématiques Villani-Torossian de 103 postes, le plan autisme de 16 postes, la mise en place des pôles inclusifs d’accompagnement localisé (PIAL) de 29 postes. Une question d’affichage sûrement.

La carte scolaire est loin d’être soldée puisqu’il reste encore 1 160 postes que les DASEN conservent en réserve pour confirmer les ouvertures de postes conditionnelles ou faire face aux besoins impérieux de rentrée. Le SNUipp-FSU complétera son état des lieux lors des ajustements de juin et septembre.

S’il y a un enseignement à tirer de la carte scolaire 2019, c’est un air de déjà vu… Comme en 2018, le ministre se targue d’accorder une priorité inconditionnelle à l’école primaire mais cette école primaire est largement sous-investie au regard des comparaisons internationales. De quoi nourrir largement les ressentiments d’une profession qui se lasse d’attendre une baisse des effectifs, une formation continue de qualité, des moyens de remplacement, des réseaux d’aides spécialisées complets, des moyens pour l’école maternelle, des maîtres en plus pour travailler autrement…

C’est bien d’une autre ambition pour l’école dont nous avons besoin !

Extrait de snuipp.fr du 09.04.19.

 

Télécharger le dossier de presse complet

[...] Conséquence de cette dotation insuffisante : la facture est lourde hors éducation prioritaire avec un solde négatif de 1 267 classes en moins, auxquels
s’ajoutent 334 dispositifs en moins.
Celui des « Plus de maîtres  »

continue sa dégringolade avec - 689 postes en
moins sur les 1 547 qui existaient encore à la rentrée 2018 alors même que ce
dispositif plébiscité par la profession et aux résultats prometteurs n’a pas été évalué.

 

Sur le site OZP,
voir le mot-clé *Plus de maîtres que de classes/
voir le mot-clé *Dédoublements CP-CE (et GS)

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