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« Les absences à répétition sont le symptôme de quelque chose de plus lourd » (6ème épisode de la série du Monde sur le collège REP+ Robert Doisneau à Clichy-sous-Bois)

6 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

Derrière les portes de la « commission absentéisme » : « Les absences à répétition sont le symptôme de quelque chose de plus lourd »
« Le Monde » passe plusieurs mois au collège Robert-Doisneau, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), pour raconter le quotidien d’un établissement d’éducation prioritaire. Sixième épisode.

Par Mattea Battaglia

Les tables ont été rassemblées en rectangle, dans la salle de réunion attenante au bureau de la direction. Ont pris place la principale du collège Robert-Doisneau et son adjoint, les deux conseillers principaux d’éducation (CPE), les infirmières, l’assistante sociale. Objet de la séance : les absences.

Dans ce collège de l’éducation prioritaire renforcée, l’un des trois que compte la commune de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ce type de réunions s’inscrit dans l’agenda collectif « un peu comme un rituel », explique Solange Fougère, la chef d’établissement : on se retrouve ici, toutes les cinq à six semaines, pour évoquer les « cas » d’élèves dont l’assiduité « pose question ».

Histoires de vie
Au préalable, Hocine Bendjebbour et Ghania Baaziz, les CPE, se sont répartis les classes et ont identifié, dans chacune, ces jeunes que l’éducation nationale définit comme « absentéistes » dès lors qu’ils ont manqué quatre demi-journées de cours (ou plus) dans le mois, sans en être excusés. C’est le règlement. « Dans les faits, on peut parfois être un peu plus souple, glisse M. Boudjebbour. Sinon, on passerait notre temps à faire des signalements… »

Pour comprendre cette « souplesse », il faut écouter les histoires de vie qui se racontent dans le secret de la salle de réunion. Ce ne sont pas – ou alors, très exceptionnellement – celles d’adolescents qui « sèchent » pour défier l’institution ou parce que les cours les ennuient. Non. Les collégiens dont la présence « en pointillé » justifie d’être débattue en commission ont pour point commun de cumuler, très souvent, les difficultés familiales, sociales, de santé… en sus de leurs problèmes scolaires.

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Extrait de lemonde.fr du 03.06.19

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