> INEGALITES SCOLAIRES, MIXITE SOCIALE, PAUVRETE, ETHNICITE, OUVERTURE (...) > Egalité des chances, Discrim. positive (concepts) > « On peine à proposer une égalité des chances à l’école pour les milieux de (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

« On peine à proposer une égalité des chances à l’école pour les milieux de cordée » (interview de Jules Donzelot dans le Monde, qui souhaite "une vraie politique d’orientation")

15 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

« On peine à proposer une égalité des chances à l’école pour les milieux de cordée »
A la suite des annonces du président de la République pour promouvoir le dispositif « cordées de la réussite », le sociologue Jules Donzelot estime que le gouvernement fait encore le choix de la méritocratie.

[...] Faire de l’égalité des chances, ce n’est pas – ou pas seulement – égaliser les chances d’accès aux formations d’excellence, ne proposer qu’un seul modèle de montagne à gravir. C’est produire un socle commun d’opportunités pour l’ensemble du pays, que chaque jeune ait accès à un nombre minimal d’opportunités et de découvertes durant sa formation au collège et au lycée pour développer ses aspirations, selon qu’il ait, ou non, déjà un projet académique, professionnel ou de vie.

En partant du principe qu’on est d’autant plus motivé à réussir qu’on a envie de quelque chose en particulier, qu’on sait où on va. C’est proposer une vraie politique d’orientation en lien avec tous les acteurs (aux premiers desquels les entreprises et employeurs) plutôt qu’une politique d’accès, comme avec les Cordées.

Le modèle « aspirationnel » anglo-saxon (Royaume-Uni, Australie, etc.) est à ce titre intéressant, dans la mesure où il se présente comme une aide à l’orientation horizontale et territorialisée. On propose aux jeunes, à « tous » les jeunes, sans conditions de niveau scolaire, de rencontrer les acteurs locaux d’un territoire (formations publiques ou privées, mais aussi entreprises, associations, institutions culturelles ou sportives, etc.) pour montrer la richesse des emplois possibles. On leur parle de parcours professionnels plutôt que de parcours académiques.

Ceux qui ont déjà une idée de ce qu’ils veulent faire se contentent des réunions de présentation générale. On propose aux autres des activités plus personnalisées en petits groupes pour découvrir des métiers. Cela va jusqu’au « shadowing », principe généralisé en Angleterre entre la 4e et le baccalauréat, qui permet à des jeunes de suivre comme leur ombre (shadow, en anglais) un, deux, dix professionnels s’ils le souhaitent, pour découvrir un métier.

Extrait de lemonde.fr du 15.09.20

 

Voir aussi
- Emmanuel Macron, l’égalité des chances et l’EP : "Mêmes inégalités de situation" entre les quartiers populaires et les zones rurales

- la sous-rubrique Egalité des chances, Discrim. positive (concepts)
- le mot-clé Egalité des chances, Discrim. positive (concepts) (gr 5)/

Répondre à cet article