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Les élèves à la rentrée 2020 (Depp) : des chiffres détaillés dans le 1er degré sur la scolarisation des 2 ans, l’éducation prioritaire et les dédoublements, le privé, le rural...

16 novembre Version imprimable de cet article Version imprimable

NOTE D’INFORMATION
Depp
n° 20.36 – Novembre 2020.
Les élèves du premier degré à la rentrée 2020

Du fait des évolutions démographiques, les effectifs sont en baisse par rapport à la rentrée précédente : - 86 900 élèves (soit - 1,3 %).
Cette baisse est particulièrement marquée dans le préélémentaire (66 500 élèves, soit - 2,7 %) alors que l’élémentaire diminue de 0,5 % seulement (- 22 500 élèves).
Les effectifs d’élèves en situation de handicap bénéficiant d’un dispositif unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) ne sont pas touchés par la baisse générale :
ils sont en hausse de 4,2 % soit 2 100 élèves de plus qu’à la rentrée 2019.
Trois caractéristiques de cette rentrée méritent d’être relevées :
– la baisse des effectifs s’observe dans le secteur privé sous contrat comme dans le secteur public, mais le secteur privé hors contrat reste stable ;
– les taux de scolarisation des enfants de 2, 3 et 4 ans diminuent ;
en éducation prioritaire, plus de 95 % des classes de CP mono-niveaux accueillent au plus 15 élèves.

EXTRAITS (sans les tableaux)

9,4 % d’enfants scolarisés dès 2 ans, 96,7 % à 3 ans
À la rentrée 2020, 71 400 enfants de 2 ans sont scolarisés, ce qui porte leur taux de scolarisation à 9,4 % (soit 1,5 point de moins par rapport à la rentrée précédente)
 figure 4. Sur une longue période, le taux de scolarisation des enfants de 2 ans est orienté à la baisse : de 35 % au début des années 2000, il s’est stabilisé autour de 11,5 % entre 2012 et 2018 avant de diminuer à nouveau au cours des deux dernières années (– 2 points entre 2018 et 2020).
À la rentrée 2019, l’âge de l’instruction obligatoire est passé de 6 ans à 3 ans entraînant une hausse des taux de scolarisation à 3 ans et à 4 ans. Chez les 3 ans et les 4 ans, cette hausse ne s’est pas poursuivie à la rentrée 2020. Le choix de certaines familles, dans le contexte de crise sanitaire, de différer l’entrée à l’école de leur enfant peut probablement expliquer une partie de ce phénomène. Dans le même temps, le taux de scolarisation à 5 ans s’est maintenu à 100 %, comme en 2019.
En éducation prioritaire, une taille moyenne de 13 élèves pour les classes accueillant uniquement des CE1 Pour combattre la difficulté scolaire dès les premières années des apprentissages fondamentaux et soutenir les élèves les plus fragiles, une mesure de dédoublement des classes de CP en REP+ a été mise en place à la rentrée 2017. Celle-ci a été élargie aux classes de CP en REP et de CE1 en REP+ à partir de septembre 2018, et aux classes de CE1 en REP à la rentrée 2019. À la rentrée 2020, le champ d’application de cette mesure est de 286 100 élèves, avec 144 200 élèves scolarisés en CP et 141 200 élèves scolarisés en CE1 en REP et en REP+, soit 17,4 % de l’effectif total des CP et 17,2 % de l’effectif total des CE1. La mise en œuvre de cette mesure peut être lue à la fois au travers de la réduction de la proportion des classes de CP et de CE1 multi-niveaux et de la diminution de la taille des classes de CP et de CE1, multi ou mono-niveaux.
Au sein de l’éducation prioritaire, les classes de CP et de CE1 accueillant également des élèves d’autres niveaux sont devenues marginales l’année d’entrée en vigueur de la mesure. Ce phénomène s’est ainsi observé d’abord entre 2017 et 2018 pour les CP en REP et les CE1 en REP+, pour lesquels les parts de classes multiniveaux sont
assées respectivement de 28,0 % à 5,8 % et de 31,1 % à 9,3 %, puis entre 2018 et 2019 pour les CE1 en REP, avec une évolution de 34,9 % à 10,8 %  figure 5. Cette baisse de la proportion de classes multi-niveaux n’a pas été concomitante d’une hausse dans les autres territoires.
Pour ce qui concerne le dédoublement, il s’observe dans les classes multi-niveaux accueillant des élèves de CP ou de CE1, etdans les classes mono-niveaux. Les premières sont très majoritairement des classes à 15 élèves et moins (84,7 % en REP+ et 83 % en REP contre 6,8 % hors éducation prioritaire).
Quant aux secondes, leur dédoublement, entamé à la rentrée 2017, s’amplifie depuis trois ans : 96,0 % de ces classes comptabilisent au maximum 15 élèves contre 95,9 % l’an dernier, 94,5 % en 2018 et 89,1 % en 2017  figure 6. Le même phénomène s’observe en REP, avec une année de décalage : en CP mono-niveaux, la
proportion de classes à 15 élèves et moins est de 95,8 % en 2020, après 95,4 % en 2019 et 93,7 % en 2018. De même, pour les classes uniques de CE1, la généralisation des classes à 15 élèves et moins a d’abord concerné les REP+ en 2018 avec une amplification depuis 2019 (la proportion de ces classes est passée de 3,4 % en 2017 à 81,3 % en 2018 et se situe à 95,1 % en 2020), puis a été étendue aux REP en 2019 : elle y est de 93,1 % en 2020, après 89,4 % en 2019 et 8,1 %
en 2018. Là encore, on n’observe pas de dégradation concomitante de la situation
des classes de CP et de CE1 mono-niveaux des écoles publiques situées ailleurs qu’en éducation prioritaire : elles comptent très majoritairement plus de 15 élèves, mais dans des proportions stables, voire en légère diminution (94,7 % des classes de
REP ont plus de 15 élèves en 2019 contre 95,6 % en 2019, et 97,5 % après 98,5 % pour les classes de CE1).
En REP+, la taille moyenne des classes accueillant uniquement des élèves de CP est de 12,6 élèves (contre 21,7 en 2016) et la taille moyenne des classes de CE1 mono-niveaux de 12,9 élèves (contre 21,7 en 2017). En REP, les classes uniques de CP ont une taille moyenne de 12,7 élèves et celles de CE1 comptent en moyenne 13 élèves.

La baisse des effectifs en zone rurale se poursuit
À la rentrée scolaire 2020, 1 252 200 enfants sont scolarisés dans l’une des 17 506 écoles situées en zone rurale (ils représentent 19 % des élèves  figure 7).
En huit ans (2011-2020), les effectifs d’élèves du premier degré ont augmenté de 0,4 % en zone urbaine (soit 21 500 élèves supplémentaires) alors qu’en zone rurale, l’évolution a été de – 8,4 % (soit 115 500 élèves de moins). La baisse des effectifs en zone rurale est de plus en plus marquée ces dernières années. De – 1,0 % en 2016 jusqu’à – 1,8 % en 2019, elle s’établit en 2020 à – 1,5 %.
Les écoles implantées en zones rurales accueillent en moyenne 72 élèves se
répartissant dans 3,3 classes contre 165 élèves répartis dans 7,3 classes dans l’urbain.
En zone urbaine, les classes en éducation prioritaire accueillent en moyenne 18,5 élèves contre 24,2 hors REP et REP+.
La taille des classes est plus élevée en zone urbaine qu’en zone rurale (22,7 élèves en moyenne par classe contre 21,5). Près de la moitié des classes situées en école rurale comptabilisent entre 20 et 24 élèves. En milieu urbain, les classes accueillent
majoritairement entre 22 et 27 élèves  figure 8.
Le léger pic de classes comptabilisant entre 10 et 15 élèves en territoire urbain correspond aux classes de CP et CE1 en éducation prioritaire dédoublée. En effet, 94,4 % des réseaux d’éducation prioritaire se situent en territoire urbain.

Extrait de education.gouv.fr de novembre 2020

 

NOTE D’INFORMATION
Depp
n° 20.37 – Novembre 2020.
Les élèves du second degré à la rentrée 2020 : moins d’élèves en formations générales et technologiques mais plus en formations professionnelles en lycée

Les effectifs sont en hausse dans les collèges (+ 16 000 élèves), et dans les formations professionnelles en lycée (+ 1 400 élèves). Le nombre d’élèves décroît en revanche dans les formations générales et technologiques en lycée (- 8 000).
Si les évolutions en collège sont largement dues aux évolutions démographiques, il n’en va pas de même en lycée. Dans les formations générales et technologiques, l’effet dominant est celui de la chute des redoublements en terminale, liée aux taux de réussite très élevés au baccalauréat 2020. Dans les formations professionnelles,
la baisse des taux de sortie après une première année de CAP, une seconde ou une première professionnelles a contribué à soutenir les effectifs.

Extrait de education.gouv.fr de novembre 2020

 

Voir aussi :

Evolutions inattendues du nombre d’élèves en 2020
On n’a sans doute pas fini avec les surprises en cette année scolaire 2020-2021. Elle a commencé avec des évolutions inattendues du nombre des élèves, comme le montrent deux Notes de la Depp (la division des études du ministère de l’Education nationale). Ces évolutions prennent souvent le contre pied des déclarations ministérielles. Ainsi, alors que JM Blanquer a rendu la scolarisation à 3 ans obligatoire, le taux de scolarité a régressé à cet âge à la rentrée. Alors qu’il assure de sa volonté de mettre en valeur l’apprentissage et l’enseignement professionnel, ils sont davantage fuis. Alors que le ministre affiche sa volonté de davantage contrôler le hors contrat celui-ci progresse.

Extrait de cafepedagogique.fr du 16.11.20

 

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