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Les profs de collège démunis face aux réseaux sociaux : 4 témoignages dont 2 en REP (Carnets de profs)

24 décembre 2020 Version imprimable de cet article Version imprimable

"Carnets de profs" : en collège, dialogue de sourds autour des réseaux
Rentrée 2020 dans un collège parisien. Depuis des années, de nombreux profs le disent : ils sont "en première ligne". Quatre enseignants de collège public ont accepté de confier, chaque semaine, leur expérience de terrain à l’AFP. ( AFP / Thomas SAMSON )

[...] - "Décalée par rapport à mes élèves" -
Camille, 39 ans, enseigne depuis dix ans l’histoire-géographie dans un collège classé REP+ d’une petite ville des Yvelines :

"Les réseaux sociaux m’ennuient, je les trouve très envahissants. Du coup, je me sens un peu décalée par rapport à mes élèves.

Ils sont très friands de ces réseaux. A un âge où il est important de faire partie d’un groupe, ils les utilisent jusque très tard la nuit. L’autre difficulté réside dans le fait qu’il y a sans arrêt de nouveaux réseaux.

Ceux qui peuvent interférer avec mon enseignement sont ceux qui proposent des vidéos du type YouTube. Pour mes élèves, la preuve de ce qu’ils avancent est fournie pour la vidéo qu’ils ont regardée et ils n’ont pas conscience que des images coupées ou montées peuvent traduire une réalité différente.

J’ai le sentiment que si c’est dit ou écrit quelque part, ils le croient."

 

[...] - "Des cours d’éducation aux réseaux sociaux seraient importants" -
Céline, 45 ans, professeure dans un collège REP+ d’une ville moyenne du Haut-Rhin :

"Ils ont souvent une relation particulière avec les réseaux sociaux : ils sont persuadés qu’ils connaissent certaines informations grâce aux réseaux sociaux, alors +qu’on n’en parle pas dans les médias+.

Par exemple avec les Ouighours : +aucun média n’en parle+. Alors qu’en fait si, si on lit les journaux de presse écrite, qu’on écoute certaines radios, ce n’est pas une information qui est totalement écartée.

Des cours d’éducation aux réseaux sociaux seraient importants, pour les potentielles victimes de cyberharcèlement, mais pour les potentiels agresseurs aussi, qui souvent sont agresseurs sans même s’en rendre compte, alors que si la parole était directe, ils se rendraient plus compte du mal qu’ils font."

Extrait de boursorama.com du 25.11.20

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