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Soutiens après la mutation de l’enseignante de l’école REP+ Marie Curie de Bobigny (ToutEduc)

25 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Enseignante de Bobigny : des soutiens mais peu de chances de faire évoluer la situation

Bobigny (93), bourse du travail, par un très bel après-midi de printemps. Arborant un sticker "pas de répression pour Hélène", une trentaine de personnes (en majorité des militants syndicaux) sont venues assister ce mercredi à la conférence de presse organisée par Sud 93 pour soutenir le combat d’Hélène Careil, enseignante de premier degré récemment déplacée “dans l’intérêt du service“ de l’école Marie Curie de Bobigny à Aubervilliers.

Quand ToutEduc lui demande comment elle se sent suite à ce “déplacement“, elle confie : “C’est très compliqué, ça c’est fait pendant les vacances, je n’ai pas pu dire au revoir à mes élèves, je n’ai pas pu vider ma classe“.

Début février, une lettre envoyée par le DASEN l’informe de la décision, contestée et vécue comme une mutation forcée. Soutiens de poids (en vidéo), le pédagogue Philippe Meirieu se dit “indigné“ et demande “à la hiérarchie de revoir ses décisions“, tandis que Laurence de Cock évoque “une sanction particulièrement lourde“ qui “affecte particulièrement les élèves et parents, qui déstructure et déséquilibre“.

Une décision qui renvoie à la question de la pédagogie Freinet, que l’enseignante et syndicaliste a choisie. Toujours pour Laurence de Cock, celle-ci serait “dans le collimateur du Ministère, qui lui préfère la pédagogie Montessori, plus bankable, plus individuelle“.

L’intersyndicale (FO93, CGT93, CNT93, SUD93), venue apporter son soutien, parle d’une “politique de management extrêmement violente au quotidien“. Pour l’ancienne directrice de l’école Véronique Decker, présente en visioconférence, “ce que le gouvernement souhaite, c’est la reprise en main des équipes“.

Quant à Hélène Careil ? Se voit-elle réintégrée ? Elle nous confie : “Je n’ai pas trop d’espoir. J’ai fait un recours gracieux auprès de la DSDEN, il y a peu de chances, je pense que ça finira tout bonnement au tribunal administratif.“ avant de conclure “Oui j’ai envie d’être réintégrée, de retrouver mes collègues, je n’arrive toujours pas à me dire que ce sont mes anciens collègues. Psychologiquement c’est très très intense. Mais j’irai jusqu’au bout.“

Extrait de touteduc.fr du 24.03.21

 

Voir aussi le billet "Mise au pas" sur le blog de Philippe Watrelot du 15.02.21

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