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Le rapport 2009 de l’Acsé dresse un bilan largement positif du programme de réussite éducative (PRE)

9 décembre 2009 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait du site lacse.fr le 17.11.09 : Le programme de Réussite Educative en 2009, un bilan positif

L’Acsé vient de finaliser son rapport d’activité pour 2009 en matière de programme de réussite éducative (PRE). Les actions de réussite éducative, mises en place à partir de 2005 et conduites par l’Acsé, s’insèrent dans la mission de politique de la ville de l’Agence. La réussite éducative s’articule autour de projets locaux regroupant des professionnels de différents domaines : éducatif, social, santé.... Depuis 2005, plus de 365000 jeunes ont bénéficié d’actions menées au titre de la Réussite éducative.

Le rapport d’activité 2009 dédié au programme de réussite éducative vient d’être élaboré par l’Acsé. Le bilan global des actions menées dans ce cadre est positif.

Ainsi, l’individualisation connaît une augmentation significative en 2008-2009 et concerne aujourd’hui 35% des situations étudiées. L’efficacité des équipes pluridisciplinaires de soutien se vérifie sur le terrain. Ainsi, 13 réunions ont lieu en moyenne chaque année et 18 joursséparent l’indentification d’une difficulté chez un enfant et l’examen de la situation.
Le rapport d’activité indique également que les actions de la réussite éducative sont mieux ciblées en en ce qui concerne la scolarité, la santé et le rôle des parents. La participation des services sociaux augmente, en particulier celle des conseils généraux et celle des CAF en 2009. Plus généralement, la part des autres financeurs est passée de 30% en 2008 à 35% en 2009.

Lire l’article sur le site de l’Acsé

 

Lire le rapport 2009 (40 p.)

En tête du rapport la synthèse avec les propositions (5 p.)

Les propositions :
- Proposition n° 1 - A ce stade, à quatre mois de la fin de la loi de programmation, il est nécessaire que
soit réaffirmé la poursuite du programme de réussite éducative, comme élément important des contrats
urbains de cohésion sociale
- Proposition n ° 2 : Créer un référentiel commun de suivi de la performance locale et nationale,
notamment par la construction d’indicateurs d’impacts sur les résultats scolaires en lien avec
l’Education nationale
- Proposition n ° 3 : Rééquilibrer les crédits de la Réussite éducative en faveur des sites où les
besoins sont les plus grands et aider les communes sans PRE
- Proposition n ° 4 : Sur la base des appels à projets lancés par le haut commissariat à la jeunesse,
identifier les projets intéressants au regard des PRE (décrochage, travail avec les CMP et CMPP,
suivi individualisé effectué à partir de centres sociaux et de la prévention spécialisée...) et suivre
leur évaluation :
- Proposition n° 5 : Généraliser, à partir des expérimentations conduites, un programme de
formation, notamment pour les prises de poste, et de qualification des coordonnateurs
- Proposition n ° 6 : Une nouvelle étape, en 2009 - 2010 avec la fin de la loi de programmation et le
renouvellement des CUCS,, doit permettre de rationaliser les moyens en donnant des repères de
financement selon les caractéristiques et capacités effectives du territoire, les richesses locales, le
nombre d’équipes de soutien et le nombre d’enfants en parcours.
- Proposition n° 7 : accentuer le travail d’ores et déjà engagé au plan local en faisant de la
personnalisation des réponses apportées un impératif ; augmenter le nombre des actions en matière
de santé et de parentalité.

 

Extrait du rapport intégral : (pp 20-21)

3. A. La place du scolaire et de l’Education nationale

Depuis 2005, la place et le rôle de l’Education nationale sont essentiels au bon fonctionnement d’un projet local.
- au niveau académique afin qu’une sensibilisation des équipes éducatives soit développée ;
- à l’échelle des établissements afin que le personnel participe pleinement au repérage des
difficultés ;
- concernant l’approche du projet, afin que l’objectif de réussite scolaire des enfants ne
réduise pas la dimension globale.

C’est bien dans le domaine de l’offre de soutien scolaire que le PRE a apporté les premiers
changements. Au regard des besoins repérés, ont ainsi été développées des actions -tutorat, travail
sur les apprentissages fondamentaux et les périodes de transition scolaire... Dans les villes
concernées, l’accompagnement à la scolarité a très tôt évolué d’un accompagnement avec un
animateur pour une quinzaine d’élèves (actions type CLAS) à un accompagnement par petits
groupes pour 5 à 8 enfants. L’ensemble de l’offre locale s’est vu ainsi transformé :
« Dans les deux tiers des PRE, l’accompagnement à la scolarité n’est pas traditionnel (individualisation,
accompagnement à domicile, tutorat). Deux modalités sont fortement mobilisées avec les clubs Coup de
Pouce et le tutorat ou tutorat renforcé. »

Compte tenu de cette orientation initiale des projets, la question de l’articulation avec la mesure
Accompagnement éducatif de l’Education nationale a donc été posée dès l’apparition de cette
mesure en novembre 2007. Des préconisations dans ce sens ont donc été faîtes régulièrement afin
que cette articulation et une complémentarité des actions soient recherchées.

Il faut y ajouter aujourd’hui l’aide personnalisée -du soutien scolaire effectué par les enseignants à
quelques élèves- qui modifie également l’offre en profondeur.

Du point de vue quantitatif, l’impact de ces actions nouvelles de l’Education nationale est net :
- si en moyenne en effet, les PRE consacrent encore 23 % environ de leur financement à
l’accompagnement scolaire, ce chiffre est en baisse d’année en année (28 % en 2008 -
tableau de bord annuel, enquête Trajectoires) ;
- de 2007 à 2009, les projets locaux déclarant la thématique « scolaire » en première
thématique d’actions sont de moins en moins nombreux :
2007 ; 2008 ; 2009
60 % ; 51 % ; 46 %

Le rapport du conseil économique et social sur les politiques éducatives précise que « la
spécificité du PRE... est aujourd’hui bien intégrée par les différents acteurs, et permet de le
distinguer clairement des autres dispositifs préexistants ».

Du point de vue des âges de la scolarité, les PRE ont adapté les actions mises en oeuvre :
- un public jeune (de 2 à 10 ans) implique des préoccupations qui touchent à la fois aux
apprentissages fondamentaux et au soutien dans les moments de transition : entrée en
maternelle, en élémentaire, en 6ème) ;
- un public collégien implique un travail davantage tourné vers des thèmes tels que la remédiation,
l’orientation et la lutte contre l’échec scolaire et le décrochage ;
- il apparaît que le public en grand échec et décrocheur augmente.

La question des relations avec l’Education nationale demeure donc une question essentielle.
Même si ce chiffre est en légère diminution, 70 % des repérages effectués viennent de ses
professionnels, et l’objectif de réussite scolaire demeure constant pour les acteurs. D’autre part, les
mesures prises dans le cadre de la dynamique espoir banlieues (DEB) donnent de nouvelles
possibilités de coopération entre l’Education nationale, les collectivités locales et d’autres
partenaires, en particulier en ce qui concerne le problème du décrochage scolaire. Cette thématique
d’ores et déjà traitée par des PRE peut connaître une expansion tant la méthode paraît adaptée à ce
problème (cf. annexe 6 : circulaire Décrochage scolaire du 18 décembre 2008).

 

SOMMAIRE DU RAPPORT

1ère partie - Un public de mieux en mieux pris en compte
- A. La poursuite de la montée en charge
- B. Les enfants et le public bénéficiaires
- C. La mobilisation des acteurs : des organismes sociaux plus présents
- D. Le rôle de l’agence

2ème partie - Un impact favorable pour les enfants et leur famille
- A. Des impacts mieux appréhendés
- B. Une individualisation des parcours davantage affirmée
- C. Des impacts sur les bénéficiaires réels

3ème partie - Des actions de mieux en mieux définies
- A. La place du scolaire et de l’Education nationale
- B. Le développement du volet santé
- C. La question des parents et la place des familles

4ème partie - Les métiers et les acteurs des PRE
- A. Le travail préalable au parcours d’un enfant
- B. La nécessité d’une chaîne d’acteurs
- C. L’impact sur les pratiques professionnelles
- D. L’impact sur les institutions impliquées

5ème partie - Budgets et financements
- A. Un budget garanti par une loi de programmation
- B. Le budget national de la Réussite éducative
- C. La répartition des financements
- D. Les types de dépenses d’un projet local

 

Lire la présentation du rapport sur le site touteduc.fr :

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