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"L’évaluation par les résultats. Une simple mesure technique ou une question politique ?" (Rencontre OZP du 9 juin 2010)

16 juillet 2010 Version imprimable de cet article Version imprimable

 -----LES RENCONTRES DE L’OZP-----

n° 83 - juillet 2010

 L’évaluation par les résultats.
Une simple mesure technique ou une question politique ?

Compte rendu de la réunion publique du 9 juin 2010

 

Jean-Claude EMIN est ancien sous-directeur de l’évaluation à la DEPP et ancien secrétaire
général du Haut Conseil de l’évaluation à l’école.
Il a dirigé, avec Nathalie Mons et Philippe Santana, l’ouvrage collectif « Le pilotage par les résultats. Un défi pour demain » (Scéren/cndp, sept. 2009) ».
Il revisite ici l’histoire de la politique d’éducation prioritaire à travers sa gestion.

« Les théories passent, mais les grenouilles restent » (Jean Rostand)
« Les idées fausses sont des faits vrais » (Edgar Faure)

Aujourd’hui, s’est imposée, dans tous les secteurs de l’action publique, en particulier avec la LOLF (Loi Organique relative aux Lois de Finances), la volonté de soumettre aux mêmes outils d’évaluation toutes les politiques publiques et de les piloter en fonction de ces résultats. Cette culture de l’évaluation va de pair avec le thème de gouvernance et l’assainissement des finances publiques et avec la substitution de l’obligation de résultats à l’obligation de moyens. L’évaluation des politiques publiques peut être à tendance « gestionnaire » - mesurer les effets d’une politique - ou à tendance « démocratique » - quelle est la valeur d’une politique ?

Piloter par les résultats semble être une obligation de bon sens, une mesure strictement technique, alors qu’il s’agit d’un choix politique. Le pilotage par les résultats renvoie à un autre mode de légitimation du pouvoir politique qui s’appuie plus sur les conséquences observables de sa politique et moins sur l’enracinement dans des valeurs partagées. Or, l’action politique suppose la référence à des valeurs partagées et renvoie à une éthique de conviction.

 

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