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Parcoursup : les lycéens de banlieues, notamment en Seine-Saint-Denis, victimes d’inégalités territoriales ? Oui, mais ce n’est pas la faute de parcoursup, avance le NouvelObs

4 juin 2018 Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 06.06.18 :

La plateforme informatisée est mise en cause, mais le mal est plus profond : c’est tout le supérieur en Ile-de-France qui repose sur un principe de ségrégation.

C’est une injustice qui soudain éclate au grand jour. On devrait s’en réjouir. Sauf que le coupable désigné par la vindicte populaire n’est manifestement pas le bon. Depuis dix jours, la banlieue parisienne pleure ses lycéens tombés au champ d’honneur de Parcoursup. Du terrain remontent les mêmes constats inquiets : les élèves des lycées de banlieue populaire subiraient une discrimination larvée sur la nouvelle plateforme informatisée d’accès au supérieur, qui classe les dossiers des candidats pour éviter le tirage au sort.

Ces accusations ne viennent pas de nulle part. Elles sont relayées par les opposants au gouvernement et à la loi ORE (Orientation et réussite étudiante), mais également par une bonne partie de la communauté éducative. Au Snes – le syndicat majoritaire du secondaire – ou à la FCPE, la grande fédération de parents d’élèves, on fait part d’une distorsion de résultats inexplicables entre lycées de centre-ville et anciens lycées ZEP. Chez SUD, en l’absence (hélas…) d’une communication transparente du ministère, on a carrément produit une "cartographie de l’exclusion", qui tourne très bien sur les réseaux sociaux.

Extrait de nouvelobs.com du 04.06.18 : Oui les banlieusards sont pénalisés mais ce n’est pas la faute deparcoursup

 

Parcoursup. La ministre répond à sa façon sur les inégalités territoriales

Sommée par le président du conseil départemental de Seine Saint-Denis de donner des chiffres sur les résultats de Parcoursup dans le département, Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieure, ne s’est pas exécutée. Mais elle répond dans une longue lettre ouverte à celle de S. Troussel.

Elle souligne le fait que la loi ORE impose dans toute formation un quota , fixé par le recteur, de jeune venant d’une autre académie. En Ile de France, pour les formations en tension il n’y aurait pas de différence de traitement dans Parcoursup selon le département affirme la ministre. "C’est un vrai progrès", dit-elle. Mais sa réponse ne concerne pas les critères de choix de chaque université. Elle rappelle aussi que les boursiers sont avantagés et rappelle "la transparence" de Parcoursup. Une transparence qui s’arrête cependant au niveau des choix locaux d’établissement.

"Notre devoir c’est de rassurer" les jeunes, dit-elle. "C’est un engagement qui oblige les élus de la République".

Stéphane Troussel répond que la ministre ne répond pas "sur la transparence des algorithmes locaux, différents de l’outil du ministère" ni sur "les taux de réponses par université et leurs critères de choix". Il demande la publication des résultats de 10 universités tests. Jeudi 31 mai les élèves du lycée Paul Eluard de Saint Denis bloquaient leur établissement pour protester contre Parcoursup. 65% des élèves n’avaient aucune proposition contre 50% au niveau national.

Extrait de cafepedagogique.net du 01.06.18 : Parcoursup. La ministre répond à sa façon sur les inégalités territoriales

 

Voir aussi cafepedagogique.net du 31.05.18 : Parcoursup : Des inégalités territoriales affirmées...

 

Les lycéens de banlieue et les embûches de Parcoursup

Selon leurs enseignants, les élèves des quartiers subissent une double peine. Le ministère réfute toute discrimination.

Extrait de lemonde.fr du 02.06.18 : Les lycéens de banlieue et les embûches de Parcoursup

 

Sur le site du ministère de l’enseignement supérieur

Parcoursup, la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur

Extrait de enseignementsup-recherche.gouv.fr du 29.05.18 : Une semaine après le début des admissions sur Parcoursup, plus des 2/3 des candidats ont reçu au moins une proposition d’admission

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